‹ Les mélodies grégoriennesChapitre 39 sur 55 · III · texte numérisé non relu

III

IMM

ou bien B ■ B . B *

Le point placé ici entre les notes est un point de division , servant à lever tout doute sur le partage des modes. Après la seconde note, comme dans l’exemple précédent, son effet indirect est d’ajouter à la valeur de cette note : il est alors un point dit de perfection.

On se rendra facilement compte, si l’on se rappelle ce que nous venons d’exposer, de la légitimité des chiffres que nous plaçons dans la série suivante, au-dessus de chaque note, pour en indiquer la valeur temporaire.

12123 iii 3 i2i2 ^%2 2 yyy 2 yyi 1 3

nm a a a aaa a a a. a a ♦ ♦ a ♦ ♦ a ♦♦♦a ♦ ♦ a a a

Ligatures.

Les mêmes principes s’appliquent aux ligatures.

Une ligature ou formule de deux notes aura invariablement, pour la perfeCtion du rhythme, un temps et deux temps :

Exemples : a %

Une ligature de trois notes vaudra un temps, deux temps et trois temps.

Exemples :

NJ

Dans les exemples que nous venons de donner, les groupes ont la forme traditionnelle; mais supposons que le podatus commence par une note caudée p, et la clivis par une carrée bq; ces deux ligatures n’ont plus alors la forme qui leur est propre : elles sont par conséquent sine proprietate ; tandis qu’auparavant elles étaient cum p7roprietate. On voit ici que le mot propriétés un sens abstrait, conformément aux habitudes d’esprit qu’on avait à l’époque dont nous étudions les théories.

Plus tard, passant de l’abstrait au concret, on a appelé propriété la queue de la clivis; et lorsque cette queue, au lieu de descendre au-dessous de la note à la manière ordinaire était au dessus aB , on la nommait propriété opposée.

Du rï)ï>ti)me mesuré.

On voit que dans les ligatures, comme dans les séries de notes simples, le même signe n’a pas toujours le même sens : ainsi la note commençant par une queue est brève en descendant, longue en montant; la carrée, au contraire, est brève en montant, longue en descendant.

La dernière note du groupe complète régulièrement le rhythme, et le perfeétionne; car c’est sur cette dernière note que l’on arrive au ternaire obligé, et qu’ainsi l’on atteint la perfection', c’est pourquoi un groupe qui finit d’une façon normale est un groupe parfait, nota cum perfectione; Si on modifie la forme de la dernière note pour lui donner moins de valeur, le groupe est dit nota sine perfectione; il faudra alors ajouter d’autres notes pour parfaire le nombre trois, perfectionner le groupe qui par lui-même est sine perfectione. Ainsi ce groupe est sine perfeCîione\ pour le perfectionner il faudra faire entrer

en ligne de compte d’autres notes; exemple : pt,/ k m total : 3.

Le groupe imparfait que nous venons de donner présente beaucoup d’analogie avec la plique des mensuralistes; seulement, dans celle-ci le son bref qui termine le groupe, au lieu d’être représenté par une losange, l’est par une simple queue; de plus, sa valeur est prise sur celle du son précédent.

Toute ligature finissant par une caudée est une ligature pliquée : ^ ; “p ; J ; «J ; p etc.

La plique de deux sons a deux queues, dont l’une est plus courte que l’autre. Lorsque c’est la première qui est plus courte, la note a la valeur de la carrée, c’est-à-dire quelle est brève si la voix doit monter, et longue si la voix doit descendre. Lorsque c’est le contraire, la valeur de la note est celle de la caudée : brève en descendant, longue en montant.

PLIQUES LONGUES : ^ ^

PLIQUES BRÈVES : J > ^

On voit que comme figures de notes la plique ascendante dérive de Xepiphonus , et la plique ascendante du cephalicus : mais, comme nous l’avons fait remarquer déjà, la signification des signes a complètement changé.

Le tableau suivant résume la théorie des mensuralistes.

Perfection.

Pligues.

lies méloûies grégoriennes.

Figures ou noies simples.

Mode, ou trois temps.

Temps.

P rotation , ou tiers de temps.

Ligatures avec propriétéet perfection.

Valeur en ?wtes simples.

Sans propriété avec perfection.

Avec propriété sans perfection.

Sans propriété ni perfection.

Avec propriété opposée.

Maxime.

Figures du Chant mesuré :

Brève.

Longue.

Semibrève.

Minime.

333 12 12 3 iii 3 iii i2 iii 12

iii lA A A A i y

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