‹ Les mélodies grégoriennesChapitre 46 sur 55 · IJ · texte numérisé non relu

IJ

fl *

" ■ Il fl - “»

- "■ - lu -

Tu solus Dô-minus. Tu solus altissimus Jesu Christe. Cum

lies récitatifs liturgiques.

Sancto Spiritu in glô- ri-a De-i Pa- tris. A-men.

Pour revenir au récitatif ordinaire, on nous saura gré de donner ici le chant de l’Evangile, dans le rit de S. Ambroise; nous l’empruntons, comme les mélodies qui précèdent de la litur- I de l’ Evangie milanaise, à un manuscrit de la bibliothèque de l’Arsenal, à Paris, (n° 221):

Chant

a?nbrosien

Dôminus vobiscum. Et cum spiritu tu-o. Lécti- o

sancti Evangé-li- i secündum Jo-ânnem. Glôri-a tibi

Domine. In illo témpore : Dicebat Dôminus Jésus discipulis

su-is. Ego sum Pastor bonus. Bonus pastor ânimam su-am

dat pro ovibus su-is.

Les modulations aéluelles de l’Epître,de l’Evangile, des Oraisons, et des Leçons dans la liturgie romaine ne sont plus assez variées, pour que l’on puisse facilement en déterminer le caractère, et reconnaître le lien qui les rattache à l’ancien récitatif.

Nous trouvons, pour ces mêmes parties de la Messe ou de l’Office, d’autres formes mélodiques en usage, du moins autrefois, dans beaucoup d’Eglises de France, de Belgique, d’Allemagne et même d’Italie, et dont les Dominicains, les Franciscains, les Augustins, ainsi que les diverses branches de l’Ordre monastique, Bénédiétins, Cisterciens et Chartreux, se servent encore. Elles offrent quelques variantes d’une Eglise à l’autre,

Modulations romaines.

Ton des Oraisons.

Ton des Epîtres.

lies mélo&tes grégoriennes.

mais se ressemblent assez pour qu’on puisse les regarder comme découlant d’une même origine. Il n’est pas sans intérêt de les connaître; d’autant plus qu’elles sont données comme romaines par le Cantorinus curiœ romanes , que nous citerons d’après l’édition vénitienne de 1513.

Ce que nous remarquons de plus ancien dans ces diverses formules est le ton des Oraisons :

STTT1

Orémus.

Exâudi Domine preces nostras

, et indulgén-

ti- am nobis trîbu-e placâtus et pacem. Per Dôminum. etc.

Ces inflexions de voix sur le ton plein appartiennent évidemment à la manière primitive, et s’harmonisent parfaitement avec le préambule du Pater , ainsi qu’avec les formules du FleTtâmus génua , Requiéscat inpace , et les autres, que nous avons données plus haut comme étant toutes de la même famille.

Nous avons vu que la voix en s’élevant arrive, comme dans le chant de la Préface, à prendre une autre dominante. Nous observons le même fait dans le chant de l’Epître tel que nous le trouvons dans le Cantorinus , sous ce titre : Tonus antiquus Epistolarum.

« „ a a a a ~ aa ® ~ "

m W El H H

Lécti- o Epîstolæ be- âti Pauli Apostoli ad Românos.

«l.a s 63 b aaaa.a

Fratres : Corde enim créditur ad justiti- am : ore autem con-

Bï

féssi- o fit ad salütem. etc. <1 la fin In Christo Jesu Dô- mi-

no nostro.

lies rédtaftfs liturgiques.

- H - BÜ -

En simplifiant la modulation précédente, on est arrivé à celle-ci, qui est la plus ordinaire, et se trouve du reste également dans le Cantorinus :

fi

Lecti- o Epistolæ be- âti Pauli Apostoli ad Românos.

Fratres : Corde enim creditur ad justiti- am : ore autem con-

g B B B wm M B m H H B B

BBS B

H - fl

féssi- o fit ad salutem. ... in Christo Jesu Domino nostro.

La formule du point offre les variantes suivantes, dont la première est plus particulièrement française; la seconde, italienne; la troisième, allemande et belge. La quatrième est celle que le Cantorinus, comme nous l’avons vu, donne pour la plus ancienne.

El B

Bn

ad Românos. ad Românos. ad Românos. ad Românos.

Le ton de l’Evangile dans le Cantorinus présente beaucoup d’analogie avec celui de l’Epître :

Sequénti- a sancti Evangéli- i secûndum Jo-ânnem.

fl

B “ h a a bb”

” a a an"

Glôri- a tibi Domine. In il-lo tempo-re : Dixit Jésus Si¬

fi b 0 fa r«

„ ■ p b a a a qgBBBB B ■

- - - gg a— ta n

moni Petro.... significans quamorte essetclarificaturusDe-um.

Ton de T Evangile.

Ton des Leçons.

Tets méloîues grégoriennes.

Par voix de simplification, comme pour l’Epître, ce ton s est ainsi transformé :

ion

Sequenti- a sancti Evangeli- i secûndum Jo- ânnem.

S a o a a a orne

mu HD B ■ Il |

Glori- a tibi Domine.

In illo tempore:

Dixit Jésus Simôni

IB ■ fl U H H H M H A a

Petro... significans qua morte es- set clarificatürus De-um.

Au lieu de la cadence sur le demi-ton, en beaucoup d’Eglises on descendait à la tierce de l’une des manières suivantes :

Page 1