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secûndum Jo- ânnem. secûndum Jo- ânnem. secûndum
k fl
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Jo- ânnem. ou encore : secûndum Jo-ânnem. secûndum Jo-ân
fl
- m nt a
Ba "
nem. secûndum Jo-
ânnem.
Ce sont évidemment là des variations sur un même thème. La dominante ou corde de récitation des Epîtres et des Evangiles est aussi devenue celle des Leçons. Dans celles-ci, le texte est divisé par la flexa , quand la phrase le permet, et par le metrum et le punElum de cette manière :
Flexa.
Metrum.
P - fl - fl - U ■■ fl fl a
Sic nos existimet homo, ut ministros Christi, et dispen-
Pundtum.
- fl - — - fl - fl - fl - B - B - B -
m - fl-—
satôresmysteri-ôrum De-i...Tu autem Dôminemiserére nobis.
lies récttattfs liturgiques».
Le punfîum se trouve aussi avec les variations suivantes :
ii» B
- m — fia — H - - -
miserére nobis, mise-rére nobis, miserére nobis, mi-
serére nobis, miserére nobis.
De plus, la flexa a été de bonne heure supprimée; et le metrum lui-même, selon le rit romain actuel, n’est plus en usage que dans la conclusion : Tu autem Domine.
Le chant de la Passion, tel qu’il est donné dans les livres romains, offre pour la partie du narrateur, les inflexions propres aux Leçons selon l’ancien usage : seulement la modulation du punitum se termine par degrés conjoints :
Chant de la Passion.
Pâssi- o Dômini nostri Jesu Christi secündum Mat-
- ffl - fis m
- H - S3 - St -
- FB— 1
thæ- um, au lieu de secündum Matthæ- um, ou secundum
Matthæ- um.
Le chant du Confiteor a la même origine :
Confite- or De- o omnipoténti.,.. qui- a peccavi nimis
g-B— fl-B-B-S B B~-0 j
- fl — fl - L
cogitati- ône verbo et ôpere. etc.
Chant du Confiteor.
Elie Salomon (1274), soit amour de la règle pour la règle, soit colère d’artiste, s’indigne contre l’usage du b mol à cet endroit : pour lui c’est le fait d’une ignorance et d’une incurie
Ton des Oraisons.
lies ntéloDtes grégoriennes.
clignes des dernières malédictions. De cujus artis notitia ob dcfcclinn Prœlati sui non curant; et fortassis Deus non curat de ipsis plus quam de illo , cui dixit : tu repulisti scientiam, ego repellam te, ne sacerdotio fungaris mihi; expedit enim , ut suspendatur mola asinaria in collum tuum , et demergaris in profundum . (Gerbert. Scriptores , t. m. pag. 50.)
Comme on le voit dans le Cantorinus , ainsi que dans les livres Cisterciens, Bénédictins, Dominicains et d’autres encore, les Leçons brèves sont ordinairement chantées sur le ton des grandes Leçons. Il en est de même des Oraisons aux petites Heures.
Nous devons cependant remarquer, relativement aux grandes Leçons et à l’Evangile, qu’en plusieurs lieux, spécialement chez les Cisterciens, le chant est transposé sur la récitante la, ce qui change la nature des intervalles, mais donne à ces chants une saveur antique et un cachet religieux très-remarquables :
■ - K - tn - M H - m -
- H - H BS H - H -
Jube Domne benedicere. Sic fâci- es flexam, sic vero
- Si -
metrum, sic autem punctum.
Le Cantorinus donne pour les Leçons un ton semblable à celui de Cîteaux. Les Oraisons qui devraient être sur le la, comme nous les avons notées plus haut, page 232, se trouvent écrites, dans ce document, sur la récitante ut, en conservant les mêmes mouvements de voix que dans le ton festival ancien, mais sur des intervalles qui ne s’accordent plus avec ces mouvements. Aussi ce ton a-t-il subi plus tard des modifications, qui en ont fait l’Oraison du Direâlorium de Guidetti, reproduite au Cérémonial des Evêques. Ce ton du reste, bien que d’un caraéfère plus moderne, n’est pas dépourvu de mérite; il exprime très-bien par la première inflexion, ut si la ut ut, ou si l’on veut fa mi ré fa fa, les titres à être exaucés que d’ordinaire fait valoir le début de l’Oraison, et par la seconde, /h mi,
tes récita tt fs liturgiques.
Observation
ou ut si, la prière elle-même, contenue clans les paroles prœsta quœsumus , concède propitius , ou autres semblables.
C est surtout dans ces sortes de chant que l’on doit chercher, selon le conseil des Instituta Patrum, à bien grouper les ^ de laccmL mots, conformément au sens de la phrase, et à sauvegarder autant que possible les droits de l’accent tonique. In omni textu Ledtioms, Psalmodiœvel cantus , accentus sive concentus verborum (in quantum suppetit facilitas) non negligatur , quia exinde permaxime redolet intel tellus. ( Scriptores , t. i. p. 6.)
C est par respeéf pour l’accent que dans plusieurs des récitatifs précédents, comme aussi dans le chant des Psaumes, dont nous nous occuperons plus loin, on a recours, lorsque la formule mélodique le permet, à des anticipations comme celles-ci :
Ecce virgo concipi- et et pari- et fîli- um, et vocabitur
œIj
ei
sa
nomen ejus Emma- nu- el. et non pas.... et pari- et fîli- um..
nomen ejus Emma- nu- el.
Il semble qu’a 1 origine on ait fait aussi quelque attention à la quantité des syllabes. On sait en effet que parmi les pieds métriques propres a terminer harmonieusement une phrase, les orateurs latins affectionnaient plus particulièrement le di~ choice, comme âdjuvemur, ou le simple chorée suivi d’un molosse : mùndus exsültat. Il est remarquable que les deux foi mules mélodiques du chant des Préfaces semblent précisément calquées, 1 une sur le chorée et le molosse, l’autre sur le dichorée.
Rôle de la quantité.
® 0 El 0 ©
mori- endo destruxit. resurgéndo reparavit.
Chant du Te Deum.
Üee mélodies grégoriennes.
Le texte qui le premier a été chanté sur cette mélodie se trouvait probablement dans ces conditions métriques, et une fois le double type mélodique créé, on l’a conservé, sans plus s’inquiéter de faire concorder avec lui les textes nouveaux. Toutefois dans les Préfaces, comme aussi dans la plupart des Oraisons, la fin des phrases, de la dernière surtout, offre presque toujours l’une ou l’autre des deux combinaisons données plus haut, ou une combinaison équivalente.
Nous ne voulons pas clore ce chapitre sans faire remarquer à nos leéleurs le caraélère particulier du chant de l’hymne Te Deum. Nous ne sortons pas de notre sujet en en parlant ici, car nous y voyons dans tout son épanouissement la modulation propre aux récitatifs les plus anciens. Il suffit pour s’en rendre compte, de comparer les débuts de la Préface avec la première phrase de l'hymne dont nous parlons.
aS I
Ea
Per ômni- a.... Sur-sum corda.
- „ - pi -
Te De- um laudamus, te Dominum confitémur.
L’affinité n’est ni moins grande ni moins évidente dans ce qui suit. La manière dont cette mélodie est notée dans les diverses éditions de chant présente, il est vrai, des variantes assez notables; ces variantes tiennent à plusieurs causes, dont la principale semble être l’habitude que l’on a prise, à une époque déjà ancienne et dans certains pays, de substituer la note ut à la note si, quand la mélodie monte du la. Ainsi :
O fl - 0 - 01 - - - B -
au lieu de
Te ætérnum Patrem omnis terra veneratur.
cl CCI 11 .
Te ætérnum Patrem omnis terra veneratur.
I les récitatif# liturgique#.
Ensuite, pour sauver la dureté de cette tierce, surtout lorsqu’on en a alourdi le chant en pesant davantage sur les notes, on a comme instinctivement rempli les intervalles, et insensiblement modifié la phrase, qui est arrivée à se transformer de cette sorte, ou d’une manière analogue à celle-ci :
Pu—
Te ætérnum Pa-trem omnis terra venerâ-tur.
Nous devons faire remarquer de plus que cette composition a une allure psalmodique évidente, si bien que l’Antienne même s’y trouve. Les paroles Ætérna fac sont en effet sur une modulation d’Antienne, trois fois répétée, et suivie des versets tirés de l’Ecriture, qui n’étaient primitivement que les prières ordinaires de l’office matutinal, dans le genre de celles qui se récitent encore à Prime, ou à Complies avant l’Oraison; plus tard ces versets se sont trouvés incorporés au Te Deum. De même que dans la Psalmodie on observe ou on néglige, selon les circonstances, la formule d’intonation; ainsi dans le Te Deum voit-on chaque verset et même, dans certains livres, chaque demi-verset commencer ex abrupto sur la dominante sans modulation préalable, et dans d’autres offrir un début plus orné. Mais il est temps d’aborder la question des Psaumes proprement dits, et des autres chants de l’Office qui sortent davantage du caraétère récitatif.
LcTn Deum est un Psaume avec son Antienne.