DES ARTS
Je passerai sous silence les deux années de ma vie qui suivirent ma séparation de la troupe Rosabelle ; elles eon- >i.4èrenten une buite assez triste de débuts malheureux. Depuis que j'avais abordé cet emploi des amoureux, objet de mon ambition, j'avais pu juger que les refus de mon père n'étaient pas sans quelque sagesse. En effet, soit que mon physique fût un obstacle insurmontat)le, soit qu'en réalité j,î jouasse fort mal ce genre de rôle, partout l'accueil du public fut ie même : des sifflets souvent, et jamais un applaudissement. Et pourtant. .. je sentais bien en moi l'intelligence des passions qu'il s'agissait de peindre ! Quand je tombais aux pieds d'une femme, j'étais bien ivre d'amour, l'illusion dramatique m'envahissait tout entier; mon cœur battait réellement, et de vraies larmes gonflaient mes yeux !...
Je me disais : « Cette fois, je dois être superbe! »
Et un atroce sifflet venait me désillusionner!
Plus tard, je me suis rendu compte de ce qui se passait alors en moi. Oui, j'étais ému, mais en dedans tout était lave et flamme; le dehors restait glacé. D'ailleurs, il est faux de croire qu'au théâtre l'acteur doive être ému pour émouvoir. Toute émotion réelle et puissante paralyse les moyens physiques, et c'est par eux seuls que le comédien communique avec le public. II faut qu'il reste maître absolu de sa personne, de son geste, de sa voix....
Mais ceci nous entraînerait trop loin, et je n'ai point l'intention de faire un cours d'art dramatique.
Donc, depuis deux années environ, je courais la province, toujours sifflé et toujours plein d'espoir. Une voix secrète continuait à me crier : « Tu réussiras I » De temps en temps, je recevais une lettre de mon cher oncle ; il me parlait de Juliette; je savais par lui que la chère enfant ne m'oubliait pas, qu'elle m'attendait, qu'elle se portait bien, ((u'elle devenait belle à ravir. J'avais appris également la mort de Catherine Dodet, la bonne fermière, la mère adoptive de ma Juliette. Elle lui avait laissé tous ses biens.
Je reprends le récit détaillé de ma vie, deux ans après que j'eus quitté mon père, parce qu'à cette époque il m'arriva une aventure assez singulière dont le résultat fut d© m'amener à Paris ; ie plus grand événement de l'existence d'un comédien de province.
J'étais alors àX... — Je ne nommerai pas cette ville et pour cause. Qu'il suffise au leéteur de savoir que X.. . est située à deux lieues au delà de la frontière, 3t que cette frontière consiste en une rivière large et profonde. Du reste, c'est une ville étrangère de par la géographie et Us traités de 1815, mais française par lalangue et les moeurs. Aussi n'a-t-elle qu'un théâtre et un théâtre français.
J'y avais débuté comme partout ailleurs; assez piteusement. Il est vrai de dire, cependant, que si je n'avais pas été applaudi, je n'avais pas non plus été sifflé. Un progrès.
Sur ces entrefaites vint A passer, â X..., un acteur de Paris en représentations; un grand acteur; un excellent homme aussi ; il me remarqua, malgré le peu d'éclat dont
Lt:S MI'.MiJIHRlS D'UN CAB(JTIN
je brillais, à cause de la complaisajice que je mettais à jouer des bouts de rôle dans ses pi(^ces ; ce qui, par parenthèse, est en horreur au conaédien de province pur s-anfj.
— Venez à Paris, me dit-il; vous avez de la jeunesse et de Tintelligence... mais vous n'êtes pas dans votre voie ; à Paris, on vous y remettra.
— Mais, Paris, je n'y connais âuie qui vive!
— Vous nie connaissez, moi, ça suffira. Venez, me trouver ; je m'engage à vous procurer en huit jours un en;^agejnent. Dame, vous n'aurez pas trois cents tVaucs par jour pour commencer, mais, quoi que vous gagniez, cela vaudi'a toujours mieux (|ue de traîner vos guêtres dans des trous comme celui-ci.
Mon protecteur partit deux jours apfès, mais il me laissait transformé. A cette idée d'arriver à Fans, d'y être engagé, d'y jouer dans des pièces nouvelles, devant ce public unique au monde q'ii, en une soirée, fait la gloire et la richesse de toute une vie d'artiste, je m'étais senti pî'isd'un désir ardent ; Partir, partir au plus vite!
Mais j'avais devant moi une longue année d'engagement à faire pour le directeur de X...
•J allai le trouver, je lui peignis ma situation, je le suppliai de me rendre ma liberté; il me répondit i|ue mon engagement stipulait un dédit de quatre mille francs et qu'en ^lui ver.sant cette modique somma je deviendrais libre comme l'air.
Il fut impossible de le sortir de là.
Je me résignai donc.
Par bonheur, le dieu des comédiens veillait sur mo'.
X .. , comme beaucoup d'autres cités de troisième ordre, possède une société de jeunes gens riches qui se croient spirituels quand ils ont cassé quelques réverbères ou écrasé sous leur cabale un pauvre comédien. Tous les membres de cette société sont abonnés au théâtre ; ils composent la majorité qui dispose de l'admission ou du rejet des artistes; ces messieurs ont adopté un café, le plus luxueux de la ville, le Cofé des Arti ; c'est là qu'ils tiennent leur redoutable aréopage; c'est là que tout artiste qui tient à être applaudi doit aller boire la bière de ses juges et gratter leur provincial amour-propre. C'est la condition sine qua non. Hors du Café des Arts, pointde talent !
Jusque-là, ces despotes m';ivaient laissé inaperçu, et je ne leur avais pas fait de visite, crime des plus graves. Un jour, ou plutôt un soir, que je jouais un rôle où j'avais déjà paru plusieurs fois à la complète indifférence du public, je me vis, à ma grande surprise, accueilli à mon entrée en scène par deux ou trois coups de sifflet. .J'étais bronzé sur ce genre d'inconvénients et je poursuivis ma tâche sans trop m'émouvoir. Cependant, en sortant de scène, comme je m'adressais tout haut cette question : M Pourquoi diable le public est-il de si mauvaise humeur envers moi ce soir ? d un camarade me répondit :
— Mon cher, c'est un premier avertissement du Café des Arts, le lieu de réunion de tous les lions de X.. . Ces messieurs se plaignent de ne t'avoir pas vu. Tu feras bien de leur rendre une ou deux visites. Sinon, gare à toi !
« Gare à moi ! » Au lieu de me désoler, je me réjouis à cette menace ! J'y avais flairé un moyen de forcer mon directeur à me rendre ma liberté. D'ailleurs les exigences de ces petits despotes d'estaminet révoltaient depuis longtemps ma fierté d'homme et d'artiste.
Le lendemain, à deux heures, j'entrais au Café des Art»
A oi moment de la journée le cénacle redoutable était réuni.
Au bruit que fit la porte en se refermant sur moi, tous levèrent la tête. On me reconnut. On s'entre-regarda avec des airs de triomphe. On crut que je rendais les armes et on attendit la phrase par laquelle j'allais exprimer mon humble capitulation.
J'allai m'asseoir à une table éloignée, sans môme rettrer mon chapeau en passant devant les terribles abonnés; je m'assis de façon à leur tourner le dos, et je dis au garçon ;
— Garçon, une demi-tasse et le Siècle^
Puis, après avoir savouré tranquilletuenr. le parfum du café et l'esprit du journal, — toas deux fort mêlés de « chicorée, — je me levai et sortis comme j'étais entré, » sans avoir aeuleraent jeté un coup d'œil sur le club des Importants,
Quiconque a entrevu la pfos^iriC^ comprendra le tu-, jnulte qui éclat-' dans le Café des Arts dès que j'en fus • parti.
— C'est un droie ! un polisson ! Il est venu i<;i non» narguer; nous ne devons pas souflrir pareille impertinence d'un mauvais cabotin! Ah! il se présente dans
notre cnf'él et il ne nous salue rneme pas! — Eh
bien! ii en aura de l'agrément, demain! Siffleurs. à la rescouï -e, et à bas le Rosabelle!
— A bas le Rosabelle !...
Le lendemain vint; à huit heures du soir, j'entrai en scène; à peine eus-j'^ paru que le club des Ar.s, au grand complet, éclata co-nme un seul hoaitne.
Ils étaient une «juaranUiine et faisaient du bruit comme trois cents.
Murmures, huées, sifflets, éclats de rire, cris d'animaux, ces aimables jeunes hommes déployèrent, à mon intention, touti\s les ressources les plus variées de leur répertoire charivarique.
Trois fois j'essayai de prononcer la première phrase de mon rôle ; trois fois m i voix fut couverte par le tapage.
Bientôt ce cri domina dans la salle: «Régisseur! Régisseur! »
D'après mon rôle, j'étais entré en scène le chapeau à la main; quand je vis de quelle façon brut;ile on se conduisait à mon égard, je remis mon chapeau sur ma tête, je considérai un instant la salle d'un air de défi, et je quittai les planches
Alors, ce fut un soulèvement universel.
— Régisseur! Régisseur! hurlait-on.
Ayant réussi à entrer dans une espèce d'habit noir, le régisseur se présenta.
— Messieurs, fit-il en tremblotant, que voulez-vous ? Le président du club des Arts se leva et répondit pour
tous: (( Nous voulons des excuses. M. Rosabelle a insulté le public ; il a mis son chapeau, ce qui n'est pas dans la pièce, et il est sorti de scène en haussant les épaules. »
On vint me trouver dans ma loge ; le directeur luimême accourut: « Mon petit, me dit-il, exécute-toi; tu es dans ton tort. »
— Ils m'ont sifflé avant que j'eusse dit un mot, et parce que je ne suis pas allé me prosterner devant eux au café des Arts; je ne suis pas dans mon tort et je ne ferai pas d'excuses.
Nous entendions de loin un effroyable concert de glapissements, de sifflets, de frappements de pieds.
— Allons, mon petit Rosabelle, sois gentil.
— Soyez gentil aussi, vous, alors ! Rompez mon engagement sans dédit, et je vais aussitôt dire à tous ces crétins que je suis leur humble serviteur.
Le directeur bondit. Il voyait enfin dans quel piège je l'avais attiré.
— Ah! petit gueux 1 s'écria-t-il. Ah 1 c'est un coup monté ! Tu te fais empoigner exprès pour me forcer à te lâcher I Mais tu as compté sans ton hôte, mon cher ! Nous ne sommes pas en France, ici ; ici, les lois soni sévères pour les comédiens. Fais donc des excuses et dépêche-toi; sinon, voilà M. le bourgmestre qui t'enverra réfléchir entre quatre murailles.
J'apercevais en effet, dans la pénombre d'un couloir, la figure bête et importante du magistrat municipal qu'escortaient quatre baïonnettes inintelligentes.
Je feignis de me sentir saisi d'un accent de violent effroi.
— Eh bien, soit!... répliquai-je, je me soumets; je ferai des excuses... à genoux, si vous l'exigez!... j'aime mieux cela que d'aller en prison. Mais je suis tellement bouleversé ! Laissez-moi seul pendant cinq minutes, que j'aie le temps de me remettre !
Ma demande était assez naturelle : on me laissa seul, tout en ayant soin de m'enfermer à double tour.
LES MI^.MOIllES D'UN CABOTm
Ceci m'était fort égal; mon parti était déjà pris, et ce n'était pas par la porte que je comptais chercher mon salut.
La fenêtre de ma loge ouvrait sur une ruelle, à une fort médiocre élévation ; j'étais heureusement vêtu comme pour la ville, la pièce que je devais jouer étant un vaudeville de nos jours; je me hâtai de serrer dans ma poche cinq ou six lettres de mon oncle, une cinquantaine d'écus dont se composait toute ma fortune, pui« je franchis l'appui de la croisée ; je me suspendis par les mains à la barre et me laissai tomber ; la ruelle était obscure et solitaire; je la suivis en courant. Cinq minutes après j'étais hors de la ville. Je continuai à fuir lestement et fis environ deux lieues au pas de course
Tout à coup, je m'arrêtai; j'étais sur le bord d'une rivière, de cette rivière dont, comme je l'ai dit plus haut, le thalweg forme, à cet endroit, la frontière de France.
J'étais sauvé.
Il faisait nuit noire; quelques rayons de lune, glissant à travers les nuages, argentaient par places l'eau rapide et profonde. Les deux rives étaient complètement désartes.
De l'autre côté du courant était la France, c'est-à-dire la liberté et la grande route de Paris ! J'étais jeune, vigoureux, bon nageur ; traverser cotte rivière était un jeu l)Our moi. Je me déshabillai complètement ; je fis de tous )nes vêtements un paquet que j'attachai sur ma tête, puis, je me glissai doucement à l'eau. ,
Hélas! j'avais mal assujetti le précieux fardeau qui chargeait mon front! J'étais parvenu au milieu de la rivière quand je sentis le paquet se défaire; j'y portai une main pour le maintenir en nageant de l'autre ; mais le courant était rapide, je ne pouvais le couper d'un seul bras et je me voyais emporté à la dérive... La situation devenait critique; mes forces s'épuisaient... La perspective de débarquer tout nu clfruyait ma décence; d'un autre côté, il eût été assez absurde de se noyer pour ne pas perdre sa culotte !
Je dis adieu à mon costume de jeune premier que les vagues se hâtèrent d'emporter, et je gagnai la rive grâce aux efl'orts de mes deux bras réunis.
Par une dérision du sort, j'avais réussi à sauver mon chapeau, de sorte que je débarquai sur le sol français, la nuit, sans un sou, — mon boursicot ayant partagé le sort • le ues habits, — et -vêtu, pour tout costume, d'un supC>he chapeau Gibus.
J'ignore si les sauvages sont à leur aise quand ils sont habillés d'un collier, mais, pour l'homme civilisé, je ne crois pas qu'il y ait de désagrément plus pénible et plus grotesque que de se voir réduit à se produire dans le monde in naturalibus.
Et puis, la brise de nuit s'élevait; je commençais à grelotter. Il me fallait chercher un gîte; mais comment me présenter en pareil équipage? que dire pour justifier ma présence au milieu de la nuit, dans l'uniforme du paradis terrestre?
Coûte qu3 coûte, je résolus de frapper à la première porle venue et d'y implorer l'hospitalité. A une certaine distance, au lointain, une lumière vacillante brillait, disparaissait, puis brillait encore. Ce devait être une maison, et une maison habitéô ; je me dirigeai vers cette lueur. En effet, c'était une chaumière isolée, sans doute la demeure de quelque pêcheur ; je m'approchai de l'huis, dans un embarras indicible, mais poussé par le froid et l'implacable nécessité. Cependant, conmie ma pudeur Bouft'rait énormément, j'eus d'abord la précaution de faire pour elle le peu qui était possible. Je n'avais que mon "^hapeau, je l'employai à un usage auquel M. Gibus ne Javait pas destiné. Quand je frappai à la porte de la chaumière, il n'était pas précisément sur ma tète.
Tout en frappant, je m'écriais sur un ton suppliant et lamentable : ■ .
— Ayez pitié d'un pauvre voyageur qui vient d'ôtro dépouillé par des brigands! Qui que vous soyez, ne me laissez pas ainsi, seul, dans la *uit. On m'a prisjustja'à
mes derniers vêtements. Recueillez-moi, et, tôt ou tard, vous en serez récompensés.
On s'agitait à l'intérieur ; j'entendis une grosse voix d'homme qui disait :
— C'est lui, bien sûr ! Va ouvrir, Gretchen l Une voix de femme répondit:
— Ah ! mais non ; vas-y, toi ! Si c'est vrai qu'il est tout nu, je n'y vas pas, moi !
— Grosse bête! Somme si tu ne savais pas comment que nous sommes faits !
Un débat s'engagea entre l'homme, qui ne votilait pas se déranger, et la femme qui ne voulait pas ouvrir.
Pour moi, nn mot m'avait frappé. L'homme avait dit : « C'est lui ! » Qui lui ? Est-ce que le bruit de ma fuite m'avait déjà précédé en France ?
La porte, en s'ouvrant, coupa court à mes réflexions.
Un grand et gros paysan se présenta armé d'une lanterne.
— Oh ! s'écria-t-il en m'apercevant, c'est pourtant vrai tout de même qu'il est nu comme un ver !
— Pas possible ! s'écria Gretchen. Et elle accourut.
— Ne regardez pas, madame, ne regardez pas ! m'écriai-je en faisant de mon chapeau le meilleur usage possible.
Gretchen, une grasse et avenante commère de \^ngtcinq à trente ans, faisait semblant de se cacher les yeux avec ses mains; mais il faut croire que ses doigts la servaient bien mal, car elle s'écria tout à coup :
— Mais, doux Seigneur 1 il est tout mouillé, il sort de la rivière ! Ah ! comme il grelotte ! Venez devant le feu, séchez-vous bien !
Pendant que je profitais de ce conseil et que je me réchauff'ais à la flamme des fagots, Gretchen et son mari s'étaient retirés dans un coin où ils chuchotaient avec animation. Deux ou trois fois, j'entendis ces mêmes paroles qui m'avaient déjà si fort intrigué :
C'est lui, c'est lui!
Ce lui me paraissait inexplicable.
La délibération finie, Gretchen sortit de la salle où nous étions, non sans m'avoîr jeté un coup d'œil qui ne semblait pas trop efi'arouché; le mari vint à moi, et m'adressant la parole .
— Gretchen est allée vous chercher des habits et du linge ; mon linge et mes habits du dimanche ; mais dame, pour un monsieur comme vous, ça sera encore bien grossier, bien dur ! Vous nous excuserez.
Je me confondis en remerciements,
— Je reconnais en vous, dis-je à mou hôte, le généreux caractère français. Merci, vous êtes un brave cœur I
— Oh! ce n'est rien, rêpliqua-t-il modestement; on voudrait pouvoir mieux faire.
Gretchen rentra; elle m'aida, en rougissant un peu, mais avec une complaisance mêlée des plus engageants sourires, à m'habiller de pied en cap aux frais de son mari.
— Vous me direz ce que je vous dois, et sous peu de jours je vous aurai remboursés.
— Oh! mon joli monsieur, fit Gretchen, vous ne nous devez rien . C'est trop d'honneur pour nous.
Je n'en revenais pas. Ceci dépassait toutes mes idées sur l'hospitalité française, et même écossaise.
Les deux époux me servirent un excellent repas; una moitié de volaille, du poisson, du jambon, du fromage, dos fruits; le tout arrosé d'une fine bouteille de vin...
Et toujours ils semblaient trembler que ce ne fût pas assez bou, assez délicat pour luoi.
Ensuite, malgré tout ce que je' pus dire, ils exigèrent que je me couchasse dans leur piopre lit, dans de beaux draps, un peu rudes, mais tout blancs et parfumés dft verveine.
J'étais harassé de fatigue, je m'endormis bientôt, ravi de tant de générosité, do tant de soins délicats et desintéressés, et je rôvai que" la France était revenue à lâge d'or.
LES Ml'MOTllES D'UN CABOTIN