‹ Les mémoires de M. Goron, ancien chef de la SûretéChapitre 9 sur 28 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Peu (ie^emps après cette aventure, j'entrai

comme secrétaire titulaire chez M. Clément.

Il m'est très difficile de le juger. Tant que je

fus son inférieur, il me témoigna une extrême

Wenveillance ; dès que je fus commissaire de

police, c'est-à-dire son égal, il montra contre

^oiuue hostilité si accusée que, malgré tout

^on désir de l'ignorer, un jour vint où je fus

®%é de la constater.

Pourquoi cette inimitié? Je n'en sais rien,

^ plus exactement, je n'en connais qu'une

^^oii assez bouffonne. Je ne me suis aperçu

^^ nourrissait contre inoi de mauvais sen-

96 LÏS MÉMOIRES DE M. OORON ^H

timents, qu'à la suile d'une aventure qui burlesque que voici : j'étais chef de la Sûrt

et je crois que j'iDterrogeais un assassi quand mon ancien patron, solenuel comi toujours, entra dans mon bureau et i demanda de lui servir de témoin pour u; grave affaire.

— Qu'y a-t-il donc? demandai-je, inquii

— Des journalistes se sont permis de cacher dans un coffre h bois de mon an chambre pour voir les gens que je recQva répondit M. Clément avec l'indignation d'i prêtre dont le sanctuaire aurait été violé.

Je partis, je l'avoue, d'un franc éclat rire.

— Et vous voulez, lui dis-je, que j'ai constater cette violation de coffre à boi Mais ce n'est pas un délit prévu par le CodL' Voyons, laissez donc cehi tranquille, seriez ridicule!

Clément partit furieux, et le lendema venant au rapport quotidien, j'aperçus] bureau du préfet, bien en vue, une déa tion écrite dudit Clément contre moi. I une malice de M. Lozê? était-ce le 1

<}i>jours est-il que le papier était place dt lllefflçou iju'il m'était impossible de oe p» > nûr, et que j'en fis robserratioii.

—Ali! dit M. Lozë, CD soomot, je sois UcB que vous ayez apemi c el a;eiifia!

^I>«re qoe vous u'eu vûnilrex pas i Ci^seol ; luicanoaisâcs son caractère.

KèsiUQoins, Clément et moi sosuses res-

liroDiUës depuis ce eoBn â b'MS.

Jfi ne sais si moQ aocien patron eut faotna ffr^ à bois dans son existence, mais ce qœ islsbten c'est qa'il était égalemeot faroauBt '^c mes prêdècesseors Eatrn et Haeè. Je mt nierai bien de reprodoire ce que M. Maeé tiîit sur son comple-

Ifus revenons a l'ôpoqae ilé}i Imoiaîiie oà n'étais que son secrétaire et on t! me Hmai' tit de i'amitiè.

ta entrant aux Délégations jodîciain», ipêrùs commencer eoQn cette cbftsae aox 9)i&elsquiavaitpoarmoî onattraitsigraiMl.

Tus désire devenir le coUaborateor «ie Ctément, croyant trouver près de lui on mp plus vaste pour mon activité et recevoir d'utiles leçons de police. II

yS LES MÉMOIRES De: M. G0\

eu effet, pour un des hommes conuaist mieux les traditions, et sa solennité!

cieuse lui avait donaé la répuiatin esprit très profond. Hélas! il fallut bd en rabattre. L'idéal de mon nouveaug eût été de bien m'initier aux myslèn vidange et de la politique « côté ma) mais, je l'avoue, je n'avais de dispositions I pour l'une, ni pour l'autre.

M. Clément avait une spécialité, celle 4 vider les fosses. Dès qu'il s'agissait derechei cher un fœtus, ou le couteau d'un assassi dans une tinette, c'était toujours lui que l'o cbargeait de la besogne. Quand j'étais cb de ,1a Sûreté, je me souviens qu'un jour tl juge d'instruction très connu me dit, à piopi d'une affaire quelconque: « Il faut prèven Clément, puisqu'il est nécessaire de via cette fosse ; il ne nous pardonnerait p d'opérer sans lui. »

Le fait est que c'était devenu presque Ul spécialité dont il eût pu être jaloux. Je l'aiv d'ailleurs, mettre la main à l'ouvrage av tant d'ardeur, qu'il était à croire que M l'amusait. Les manches retroussées, il plo

LE» l.l.ÇûNS DE M. CLÉMENT 99

lait les maitis... el il me gourmandait (i'sis-

pw â son travail les bras croisés ; mais,

fi point, je n'ai jamais rien voulu savoir,

aplus, d'ailleurs, que pour les autopsies, b>âiln( lesquelles ClêmeTithourrail lui-même

f boc3iix... Je me contentais de prendre

U 9n était k peu près de même pour tes maeslations de la rue, dont M. Camescasse lliissail la spécialité. Laplupart du temps, suivais mou patron en flâneur, les mains Uines poches.

p'esl ainsi, qu'à la manifestation des affapsUr la place de TOpôra, j'ai appris à cone les douceurs du passage à tabac. Il ttriva d'être pris par un remous de foule, Bernent oii les gardiens de la paix cbarîBt. Ua grand diable de brigadier, une I d'hercule, m'empoigna et se mît en irde me passer sérieusemenL au tabac eu

-lAifisez-moi, criai-je, je suis le seciôtaire L Clément.

I il entendit, et, retiraut son liépi, Confondit en excuses pendant que j'es-

lÛO LES MÉMOIRES DE M. GORON ^H

sayaiâ de faire reprendre sa forme h me chapeau.

Je me suis toujours demandé ce qui seta advenu de moi si je n'avais pas eu la cham d'être le secrétaire d'un commissaire de poliû d'autant plus, je dois l'avouer, que j'avaisla de la u rouspétaoce ».

Et pourtant, il ne faut pas leur en vouloir, ces malheureux agents, de leur contact souva un peu vigoureux envers une foule qui l déborde, et que leur consigne est de maîul nir. Ils font leur devoir, et 3i, dans la chale de l'action, ils s'emballent, on ne doit |)oi oublier qu'ils font ce que le soldat fait sur champ de bataille, et que pour eux, le mal festant, c'est l'ennemi. Et puis, quand reçoit des coups, on a toujours la teniati de les rendre. Moi aussi, je fus pris de ce fièvre, au mois d'août 1885, à l'inaugui tion du monument de Blauqui, qui fut u grande manifestation socialiste à laque j'assistai forcément, puisque M. Clémei mon chef, commandait une partie du s* vice d'ordre. Je revois encore cette pouBs d'hommes autour du cimetière, et Sêverio

M. CLÉMB.\T

b peu pale, mais souriante, de grosses Qeurs fiuges » la maio.

Tout à coup, il se Bt une poussée dans la «le, et Aragon, qui est encore commissaire Spoliée, s'empara d'un drapeau rouge. Mais isporleurs du drapeau voulurent le reprent6i Aragon n'avait autour de lui que sou Krôlaire et quelques agents; brusquement, ïnt entouré, et nous vîmes, tout à coup, lui,

drapeau rouge, et les agents disparaître lus la foule. M, Clément, les agents que

is avions sous ia main, nous courûmes à la fese d'Aragon, comme nous courions à la WfiQae des camarades quand les Prussiens leoiouraient, à Montbéiiard ouâ Héricourt.

Nlte lutte revient toujours à être l'image de SUerre. Heureusement que, dans les maniitationa de ce genre, ce n'était guère que 8 coups de poiug qui étaient échangés. Je ï'8 bien que ce jour-là, moi, qui n'aimais I cet exercice, j'ai cependant tapé comme ^autres. 11 faut avoir la franchise de le dire: ' nistincl qui pousse l'homme à repondre à 'wleuce par la violence est peut-être ce qui ïapprocheleplus de ta bêle, mais c'est aussi

i(j2 LES MÉMOIRES DE M. OORON ^^M

ce qui l'élève jusqu'aux dévouements hépi ques.Legardiendelapaixquidéfendsoncan rade dans une nmnifesLalioii n'a pas un idi ditFéretit du soldat qui court à l'ennenii po dégafïer son balaiUon ou son régiment. C'a toujours, sous une forme ou sous une autr la défense du drapeau. Ce sont des vériW que la passion politique empoche d'aYOuei mais, qu'au fond, tout lo monde comprtaÈ C'est aussi pour cela qu'on a vu si souvei ceux qui, jadis, tapaient sur les sergents il ville, leur ordonner, par la suite, de taper si leurs anciens amis. 11 n'y a guère que me ancien patron Cièment qui, lui, est invati blement resté du câlè du plus tort.

Clément, du reste, n'est pas un homn) c'est une institution. Eu lui, se résume toutes les idées, toutes les doctrines des K ciens policiers (1). Bientôt il sera, je crois, dernier agent de la police ancienne, et qntu on lui aura donné la croix de commAQdei

(1) Noua devons faire remarquer k nos lecteurs q

toute la première partie des Mémoires de il. Goron au avait él6 livrée ayant la mort de M. Clémenl. — ff; de l'édlCcur.

[Uj'l espère Loujour.-^, quand ii prendra sa "Mite, 011 pourra dire que cette institution aura disparu pour jamais.

Ave«cela, 1res énergique et très Lrave, Je 'ai Vu dans un inceudie, faubourg Saînt- ^fûis.et j'avais très cliaud, en le suivant, je v[ius l'assure.

A l'îtiauguralion du monument de Blanqui, ■' ' ^t-i Lerfetnent d'Amoureux et d'AraouId, il ■'"t toujours le premier en tête de ses '"'■^^ïies. On peut dire qu'il a toutes les qua- ''"** ciesea défauts.

je fis avec lui une véritable opênitiou K*'*<iue, ce fut bien la fameuse manifestation Zandt. Ce jour-là, mon inexpérience r*>8la façon dont la police sait se "^(iauderie des Parisiens. Toute la journée, P^Vaiteuàla préfecture de police les iuquiés les plus grandes, non pas pour made- **lle Van Zandt, dont ou ne s'occJpait ^e, mais pour M. Jules Ferry qu'où savait 'acé d'une manifestation tumultueuse.

■•^i nouvelle de la retraite de Lang-^on i**!! répandue dans Paris, depuis le matin, F-^fail produit une émotion énorme dans la

104 LES MÉMUIRES DE M- OORON ^M

population. On craignit une émeute, et I'Ob avait pris les précautions les plus minutieuses pour garder le ministre des affaires étrangères.

Depuis plusieurs jours, d'un autre calé, des protestations contre mademoiselle Van Zandt se produisaient à rOpéra-Comlque. Je ne sais quelles furent les instructions que M. Camescasse donna à mon patron chargé, ce 5oir-l&, du maintien de' l'ordre à l'Opéra-Comique, mais ce que je sais bien, c'est qu'on proQt^ de l'incident Van Zandt pour attirer la foule et empéchiîr la manlfeslatiou d'aller jusqu'au quai d'Orsay.

Nul, plus que moi, n'est soucieux du secret professionnel. Je l'ai bien prouve quand jefu9 appelé à témoigner dans le procès Dupas* Royère; mais j'ai du aeoret professionnel une conception qui n'est peut-être pas tout k fait celle des hommes politiques. J'estime qu'il n'y a secret professionnel, en matière de police, que pour les questions intéressant la sîiretô de l'État, ou l'honneur des particuliers. Le secret professionnel serait une immoralité î devait exister pour le fonctionnaire décidèJ

signaler une pratique mauvaise, dangereuse, parfois contraire à la morale que toutes les philosophieset toutes les religions s'accordent à enseigner.

Mais en ce qui concerne l'incident Van Zandt, je n'ai pas de secret à garder, pour la bonne raison qu'on ne m'en a point confié. Je me contente de raconter ce que j'ai vu et ce qui était fort pittoresque.

Comment tout à coup les manifestations I parties de la rue Montmartre, pour aller chez [,M. Jules Ferry, se trouvèrent-elles à l'Opéra- I Comique ? Je n'eu sais rien, mais je sais cornneot on les garda autour de ce théâtre. Toutes tes dix minutes, un agent en bourgeois sortait ferécipitamment. On criait : « Voilà Van ndt! » La foule s'élançait. M. Clément et ises agents la maintenaient ; il s'en suivait une wgarre et le tourétaitjoué. Cela dura jusqu'à Il fin du spectacle. Il était alors trop tard pour [ue les manifestants pussent aller chez M. Ferry. C'est ainsi que les événements les plus retentissants ont parfois des dessous ignorés du public. C'est ainsi que la dernière vic- Ume de Lang-Son fut cette pauvre mademoi-

106 l'Es HÉMOItlES VE M. OOROV ^H

selle Van Zandt, qui. à partir de ce momei ne put reparaître sur la scène de l'Opér Comique.

Chaque jour, dans ce temps-là, apportait manifestation nouvelle et M. Clément était toutes les fêtos.

Les élections de 1885, surtout, nous do nèrent bien du mal, et quand le Gaulois, do les bureaux étaient alors situés boulevard d Ilaliena, illumina pour célébrer l'apparen victoire des monarchistes, M. Clément i chargé de protéger contre la foule le jourt de M. Meyer,

Nous passâmes quelques soirées p agréables sur le boulevard, qu'éclairai< seuls les lampions du Gaulois. Là aussi, perdis patience, comme à l'inauguration monument Blanqui, et j'arrêtai de ma ml un ou deux manifestants qui m'avaient gn siérement insulté. Cette besogne ne m'aoc sait guère, mais le policier est un sold commeje l'ai dit plus haut; je faisais respeC ma consigne.

11 m'arriva, à l'occasion de ces élections 1885, une assez plaisante aventure qui

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108 liKS MÉMOIRES DE M, QORON ^^Bf

Nous revînmes bientôt eu fiacre chargés à provisions, et M. Gragnon constata que 1 souper que uous avions apporté était exquù

Mais, vers cinq heures du matin, au momeO où le préfet, entre la poire et le fromage, dé' cachetait les dernières dcpécties du ministère de riutérieur, il se fit, dans Tantichambre* un bruit tel que M. Gragnon me pria d'alleC voir ce qui se passait.

Je trouvai le garçon du restaurant, qui éUit venu ouvrir les huitres, en violente discus^ou. avec le valet de chambre du préfet.

— Qu'y a-t-il F ilemandai-je.

— 11 y a, monsieur, répondit le gar<;oa, que j'ai l'ordre de mon patron de ne pas m'en aller sans que ma note soit payée.

— Revenez demain, mou ami, répondis-jo.

On vous payera à la caisse. J'espère que vous avez confiance dans le préfet de police,

— Cou5ance?fit l'homme avec cet accent traînard que l'on counait. Ah! non, alors...

Demain! Mais le préfet n'y sera plus. Onditu partout que le gouvernement eat battu. i

Malgré toute mon éloquence, je ne parvins pas à faire comprendre h cet homme que les

gouveruementâ, même en tombant, payent leurs dettes où les foDl payer par leurs successeurs; il ne voulut point démordre de sa Mnsigne. Je revins remire comp'e de l'intidenlâM. Gragnon qui rit beaucoup, et paya lïnote du restaurateur.

Clément, en dehors de la vidange et de la politique, avait encore une autre spécialité qui H pour moi, l'occasion d'études intéressantes sur les dessous de la vie parisienne, et susai de réflexions philosophiques sur la mission moralisatrice de la police, et les besognes ^uigueiiesj parfois, elle est contrainte de '^«"ployer.

'^Qient avait la charge d'aplanir les diffî- ■"'és que les personnages occupant un cerfaiig pouvaient avoir avec leurs mai-

■^ vu défiler de bien jolies filles dans le

'^'*-\i de mon chef, et j'ai écrit sous sa dictée

*»]terrogatoires suggestifs;,,, mais ceci

^ du secret professionnel tel que je le

l^ rends.

^ites, la besogne dont mon patron était '^é était honorable, puisqu'elle était dans I. lU

110 LES MÉMOIRES UË

l'inLérét des familles et qu'il l'accompli avec une très grande hounâtelè. Je dois pourtant, que si j'ai vu souvent des fen galantes essayant d'exploiter des flls d mille, il m'est arrivé d'assister k des st peu édifiantes, où il apparaissait, clair co le jour, que certains hommes prètendei servir de la police comme d'un moyei chantage, se conduisant vis-à-vis de !

maîtresses d'une façon indigue et abusani droits que la loi leur donne.

Ce qui m'indignait le plus, c'est Tabus j'ai vu faire de la faculté que la loi donne police d'expulser les élraugers, par sii mesure administrative. Ce que j'ai entend dialogues de ce genre :

— Mais, monsieur, il m'a fait un enf qu'il paye les mois de nourrice.

— Mademoiselle, ceci ne nous regarde Nous ne voulons pas de scandale. Vous étrangère: si vous continuez à faire du taj à la porte de M. X..., nous vous expulson

Et quand les pauvres filles bravaient le i ger, quand elles continuaient leurs récla lions, on les reconduisait à la frontière.

Eh bien! cela me semblait et me semble toujourj monstrueux. Quand le comte de X..., ou le mfirquis de Z..., faisait un enfant À la bouQe de madame sa mère, il ne s'inquiétait -■-lere Je savoir si la femme qu'il désirait était iixembotirgeoise ou Suissesse. Pourquoi donc i'm préoccupait-il le jour oii il fallait payor les mois de nourrice?

Quand M. X... avait fait des biiiets à made-

Koisdle X..., qu'il aimait passionnément, il

n'avail point trouvé que sa nationalité belge

oiiiialieniie refroidissait son ardeur. Pourquoi

iîoiic s'avisait-il tout à coup, le jour de l'é-

"^^tauce, que cette nationalité l'empêchait de

pajer la dette qu'il avait souscrite ? Et ces

"'^fisciuî, le lendemain du divorce, faisaient

Sïpulser leur femme?

Ce Sont, à mon avis, de dangereux erre-

^*nl8, et quand ils'agit d'intérêts privés aussi

^MlS, la police doit éviter l'apparence même

il arbitraire. Sans doute, il est des cas, et

a des cas nombreux, où le devoir de la

e est d'intervenir dans l'intèrôt des fa-

Fm; mais il faut alors au magistrat une dé-

Fl«88e et un tact extrêmes. M. Clément,

malgré sa bonne volonté, semblait peu pour ce rôle de diplomate. Il apparaissait t comme un simple croquemitaine.

J'avoue que je fus enchanté de quitter Délégations judiciaires quand, peu de tec après les élections de 1885, je pus passBr i examens pour le grade de commissaire de j lice, et que j'eus la chance d'être reçu p mier. M. Qragnon me nomma commissaire police à Pantin.

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