OLIVIER DE LÀ MARCHE
Oliyier de la Marche é(ail Boargoignon; le lieu où il naquit ne nous est point connu. Olivier était àgédehuitàneufanslorsquePliilippe de la Marche ^on père alla an secours de saint Georges le Sage, seigneur de Joux en Franche-Comté, menacé dans ses domaines par des seigneurs d'Allemagne; Philippe de la Marche «pensoit que la guerre et sa com- « mission fut chose de longue durée, il mena tout » son ménage celle part ; » c'est en 1434 qu*eut lieu cette petite émigration de la famille de la Marche, ce qui place la date de la naissance d'Olivier de 1425 à 1426. Olivier fut mis à l'école à Ponfarlier, à une lieue du château de Joux; il avait pour demeure la maison d'un gentilhomme nommé Pierre de Sainf-Moris, a qui avoit plu- » sieorsenfanset neveux qui pareillement alloyent » à l'escole. » Le jeune Olivier vit à Pontarlier Jacques de Bourbon, qui, renonçant à la couronoe de Naples et au monde, était yenu ensevelir ses jours dans l'obscure solitude d*un monastère; le matlre d'école avait mené ses écoliers pour être témoins de l'entrée de Jacques de Bourbon dans la ville; le roi ae Ot porter dans une civière « lelle, sans autre différent, que la civière en > quoy l'on porte les fiens et les ordures commu- » nément ; et estoit le roy demy-couché , demy- » levé, et appuyé à rencontre d'un pauvre mé- » chant deroropu oreiller de plume, etc.» Ce spectacle avait beaucoup frappé la jeune imagination d'Olivier; Creole-cinq ans après, en écrivant ses mémoires , l'auteur raconte dans les plus minutieux détails cette entrée du roi de Naples, qui ressemblait à un convoi funèbre. Olivier n'avait guère plus de onze ans quand il perdit son père ; Guillaume de Lurieu, seigneur de laQueuille, et Anne de la Chambre sa femme, prirent soin du jeune orphelin ; deux ans après il fut admis au nombre des pages de Philippe-le-Bon , duc de Bourgogne; il obtint cette faveur par le crédit d'Antoine seigneur de Crouy, premier chambellan du duc. En 14i7 , Olivier fui fait écuyer panetier de Philippe-le-Bon. En 1452, il suivit le comte de Charolais dans l'expédition contre la ville de Gand; envoyé en avant-garde pour reconnaître la postlion de l'ennemi , il remplit honorablement cette mission, qui était son premier pas dans la carrière des armes. En 1456, devenu pjinetîer du comte de Cliarolais, Olivier se trouva plus que jamais attaché à la fortune de.ce prince, dont les
destinées devaient être terribles. En 1464, le comte de Cliarolais, retiré dans la ville de Gorcnm en Hollande , inspirait des soupçons an roi Louis XI ; celui-ci avait envoyé secrètement le^ bâtard de Rubempré pour occire ou enlever le comte; Olivier eut vent de ce mystérieux complot et en donna avis au prince son protecteur ; la haine de Louis XI fut la punition de ce dévouement f le roi de France demanda qu'Olivier lui fût livré , mais le duc de Bourgogne répondît qu'Olivier était son siyet et qu'il ne le livrerait point. Le pauelier du comte de Charolaîs ac* compagna son maître dans la guerre du bien publie ; il combattit noblement a la journée de Montriéy, et fut fait chevalier pour prix de sa bravoure. Dans la même année (1465), il fat en* voyé auprès de Charles de Berry ; des embarras étaient suscités à ee prince, pour l'empêcher d'entrer en possession du duché de Normandie que Louis XI lui avoit donné. Olivier fut au siège de Nuys , « ville bonne et forte assise sur le Rin ; » c'est par là que le comte de Charolaîs, devenu duc de Bourgogne par la mort de Philippe-le- Bon, commença cette guerre d'Allemagne qui eut pour résultat unique l'aflaibllssement de ses forces; le siège dura ^oute Tannée 1474; Olivier dit que ce « fut le plus beau siège et le mieux estoffé » de toutes choses, que Ton vit pièça. » Chargé de ravitailler la ville de Lintz, « qui estoit en » grande nécessité , » Olivier réussit dans son entreprise. Nous voyons reparaître encore Olivier dans une mission qu'il remplit contre son cœur en 1476. Deux fois vaincu par les Suisses dans les batailles deGranson et de Morat,Charles-le-Téiiié* raire vivait tristement à Saint-Claude ; la duchesse de Savoie etses enfans éloient venus le visiter; le prince, dans sa sombre défiance, ne vit dans cette visite que le signal d'une trahison prochaine; la duchesse de Savoie et ses enfans, en quittant Saint-Claude, devaient prendre la roule de Genève ; le due de Bourgogne ordonna à Olivier, iur sa téie^ d'enlever toute cette fatnille, composée de la mère , de deux fils et de deux filles ; la famille fut ainsi amenée prisonnière à Saint- Claude, à l'exception de l'atné des fils, le due de Savoye, qui avait été «pris et dérobé » par de fidèles sujets ; ^ ce que j'en fis , dit Olivier, je le fis » pour sauver ma vie ; car le duc mon malstre r» éloil tel qu'il vouloit que l'on fist ce qu'il corn-
NOTICE SUB OLIVIER DE LA MARCHE
» mandoil, 8ur peioe de perdre la (este. Aiusi Je » me mi en chemin, et portoye madame de » Savoye derrière moy , et la suivirent ses deux » filles , et deux on trois antres de ses damoisel- » les, et prismes le chemin de la montaigne, » pour tirer à Saint-Glande.... Et devez sçavoir » que le duc fist très-mauvaise chère à toute » la compaignie, et principalement à moy , et fut » en danger de ma vie, pour ce que je n*avoye » point amené le doc de Savoye.v En 1476 , Olivier fut fait prisonnier dans la fameuse bataille de Nancy où périt Charles-le-Téméraire ; il consentit à demeurer en otage pour d'autres prisonniers , « lesquels s'en allèrent au pays faire » leur finance.» Lafinanee d'Olivier fui irouvée, qui lui coûta bien quatre mille eicui. C'est dans la cité d'Yguis qu'Olivier fat délivré et tenu quitte de toutes choses. Ensuite il alla joindre en Flandres Marie de Bourgogne , unique reste de celte puissante maison qui venait de tomber sur le champ de bataille de Nancy. En 1483 , l'archidac Maxlmilien, l'époux de Marie de Bourgogne, envoya Olivier en ambassadeur auprès de Charles VIII» pour le complimenter sur son avènement an trône. Ce fut là le dernier acte politique de notre auteur; il consacra la fin de sa vie à l'éducation du jeune Philippe-le-Beau , fils de l'Archiduc el de Marie de Bourgogne; il avait 74 ans lorsqu'il mourut à Bruxelles, le 1" février 1502; ses restes et ceux de sa femme nommée Isabeaa Machfoin, qui mourut neuf ans après loi y ont reposé en un commun sépulcre dans l'église des chanoines réguliers de Curremberg , jusqu'au temps de Philippe If, où le tombeau fut détroit au milieu des révolutions de cette époque. On y lisait l'épitaphe suivante :
Cy glst Olivier de la Marche , seigneur
Et grand maistre d*hoste1, rempli de tout honneur ,
Qui fût sage et secret, léal et magniBque,
Et qot fit maints beaux dits en belle rhétorique.
L'an quinze cent et un, le premier février,
Mourut plein de vertu : veuillez prier pour lui ;
Dame Isabeaa Machfoin mourut neuf ans après.
Priez que Paradis à elle soit ouvert.
Et au bon chevalier, lequel a tant souOTert.
Vinlroduetion qui précède les Mémoires d*Olivier de la Marche a été composée pour Tinstructîoa du jeune Philippe-le-Beau , et c'est à lui qu'elle est adressée. Olivier était âgé de soixantesix ans lorsqu'il écrivit ou dicta cette introduction ; il y avait plus de vingt ans qoe ses mémoires étaient faits, car dans la préface de son premier livre il dit : « A l'henre qoe j'ay ceste » matière commencée, j'approche qoarantensinq » ans. » Le but d'Olivier de la Marche, en composant cette introduction, fut de retracer à son noble élève l'origine de la maison de Bourgogne, et de loi apprendre en détail de qoel sang il était sorti. Le début d'Olivier en parlant au jeone prince , est naïf et touchant. Il règne un ton de vague mélancolie et une sorte d'autorité sainte dans les paroles de ce vieux et fidèle ser-
viteur d'une maison tombée; nous les transcrivons ici parce qu'elles peignent toot rhomme : « Je Olivier , seigneur de la Marche , natif de ï> Bourgogne , grand et premier maistre d'hostd » de vostre maison, plein de jours, chargé et four- » ni de diverses enfermetez (infirmités) , et per- » sécnté de débile vieillesse, et neantmoins, par » la grâce céleste, plein de plusieurs et diverses » souvenances, voyant et congnoissani mon cas, » et qu'à cause de mon vieil aage, ne me pois » faire service personnellement selon mon désir, » tant en armes et ambassades, qu'en antres » travaux (car à l'heure que je coBomence à » dicter ce présent escril , je suis en la soixante* » sixième année de ma vie, pour loaer mon » Créateur du passé, loy recommander le snr- » plus, et le submettre à son bon plaisir et » grâce), estant comme honteux par ces défauts » à moy revenus , d'estre personne inatile en si » noble service que le vostre; et considéraDi » aussi que vous estes à Theure présente soos » dix ans « en si jeune aage, que longnemeol » nos jours ne peuvent voyager ensemble, poor » l'aquit de ma loyauté , pour Tamour qoe j*ay i » vous, et afin que le service que je vous doy soitet D demeure plus longuement en vostre verloeaxsoo- » venir, me eui$ résolu, appelant Dieu à mon aide » et support, de reveoir et recognoistre qaelqoes » escrits , autrefois par moy recueillis des livres » anciens, poor mieux vous introduire à la lecture » de certains mémoires de choses que j'aye Yoeoes » moy-mesme avenir de mon temps , espère que « vous y pourrez lire et veoir plusiears poinds » qui seront à la hauteur de vostre signeorie exem- » plaire , miroir et doctrine , utiles et profitables
» pour le temps à venir Mais si j'ay entrepris
» de vous montrer et d*éclairer au vray , combien » vous estes gentilhomme , et la généalogie et » très-haute descente dont vous estes yenu , ce » n'est pas pour vous donner gloire , orgueil oo » autre cuidance, par vostre royale et noble nab- » sancc , ains (mais) c'est afin que tous kwiez » et honnoriez ce bon Dieu qui de noble sang et » haute signeurie vous a fait venir , et a élevé » vostre nativité sur les autres ; au lien qoe si son » plaisir l'eut permis, sa puissance est telle qoe » vous fussiez venu et demeuré homme de petit n valeur, un laboureur, un mécanique , oo isso » d'autre basse personne : tellement qae grandes » grâces lui devez.» Olivier, frappé de l'importance du sujet qui l'occupe , regrette modestement qoe son intelligence soit étroite et faible; il regrette d'être lay (laïque) et non clerc , et de ne point posséder le slilè el iublil parler de George Châtelain, le clergié^ la mémoire ou fenlendemeni do Portogais Vas de Lusane , V influence de rhétorique si prompte et tant experte de Jean Molinet ; Olivier cite CCS trois savants parce qu*il les a connos et fréquentés ; s'il ne peut atteindre à tant de sublimité , il espère que son œuvre aura néan* moins quelque chose d'utile dont les écrivains è venir pourront profiter. ; « Que s'il y a chose
NOTICE sua 0UVI£B D& LA. MÀRCHfi.
» qoi puisse amplier et aider leurs liaales el so- » leDoelles œuvres^ dit Olivier, ils s'en aident et » servent : comme celoy qui fait ou chapeao de » nargiierites, roses , et autres fleurs , plaisiautes • e( précieuses , à la fois se sert d'autres fleurettes » de moindre estime , pour accomplir el pour faire » son chapelet , et donner couleur et lustre au » demeurant. »
Olivier de la Marche voulant donner à ses protecteurs Tantiquité la plus reculée , remonte à Priaro, et donne le roi Troyen pour point de départ à la généalogie des princes de Bourgogne. L'anleur invoque ensuite , à l'appui de ses assertions fabuleuses , Taulorité de Diodore de Sicile, tiumlt mcien hisloriographe grec et grand clere. Dans le iT* siècle , l'érudition consistait surtout à placer 1res loin dans la nuit des temps, telles ou telles origines historiques.
Les Mémoires d'Olivier de la Marche comprennent an espace de cinquante -trois ou cinquantequatre ans ; ils commencent en 1435 et finissent aoi années 1488 ou 1489. La première partie est la plus importante; c'est la seule que Tauteurait eu le temps de revoir et de perfectionner; la seconde partie présente tout le désordre d*une œu' vre inachevée ; beaucoup de faits manquent, d'autres ne se suivent point et sont enregistrés sans ordre. Olivier de la Marche , dans la préface do premier livre de ses Mémoires , nous avertit qu'il D'à voulu ^rler que de ce qu'il a vu , su et expérimenté; en écrivant à l'âge de quarante-cinq ans ce qu'il a vu et retenu au passé temps de sa vie , l'auteur se compare au cerf ou au noble chevreuil, < lequel , dit-il , ayant tout le jour brouté et pas- B turé diverses feuilles, herbes et herbelles, les » unes cueillies et prises sur les hauts arbres, en- » (re les fleurs et près des fruits , et les autres » tirées et cueillies bas à la terre , parmi les orties » et les ronces aiguës , ainsi que l'appétit le dé- » sirolt , et l'adventure le donnoit : après qu'icc- » loi se trouve réfectiouoé , se couclie sur l'herbe » fraîche , et là ronge et rumine à goust et à sa- » veur toute sa cueillette : ainsi , poursuit Olivier, » sur ce my-cliemin ou plus avant de mon aage ,
> je me repose et rassouage sous l'arbre de cong- V noissance, et ronge et assaveure la pasture de mon » temps passé : où je trouve le goust si divers et B la viande si amère , que je prens plus de plaisir » à parachever le chemin , non cognu par moy , » sons l'espoir et fiance de Dieu tout-puissant , ^ que je ne feroye (et fut-il possible) de retourner » le premier chemin, et la voye dont j'ay desjà
> achevé le voyage . etc. »
Les Mémoires d'Olivier sont écrits avec candeur. L'auteur, en composant une histoire où se mêle l'histoire de sa propre vie , pouvait bien auvent parler de lui ; Il le fait rarement dans le cours de son récit, et c'est toujours avec une fn-ande réserve et une grande modestie. Nous savons qu'Olivier était brave , mais ce n'est pas lui qui nous l'a appris; nous savons qu'il fut loyal ^U9 sa conduite, inébranlable dans son dévone-
T. IIÏ.
ment , mais Olivier ne s'est jamais mis en scène pour montrer au dehors ses qualités et ses verlus; le narrateur Bourguignon s'oublie pour ne s'occuper que de l'intérêt et de la gloire des prin. ces auxquels il avait voué ses jours. Une physiono' nnie particulière distingue les récits d'Olivier « c'est un perpétuel penchant pour tout ce qui tient ani fêtes de la chevalerie ; lorsque l'auteur a des Caits politiques ou des faits militaires à nous raconter, il semble toujours pressé d'en finir; c'est une (âcbe qu'il remplit aussi brièvement que pos» sible. Mais s'agit-il d'un pas d'armes que tinrent en 1443, près de Dijon , treize gentilshommes de la maison du doc de Bourgogne ; d'un autre pas d'armes tenu à Bruges, en 1468 ; s'asil-il de la fêle des vcnfx, donnéeà Lille en 1453,par Philippe, duc (le Bourgogne , ou bien de la solennité de la Toison-d'Or, tenue à Gand en 1446; alors les descriptions , les détails , les particularités les plus minutieuses abondent sous la plume d'Olivier ; on voit que l'auteur est à son aise et qu'il se complaît dans ces sortes de tableaux. Aussi les Mémoires d'Olivier de la Marche sont bien moins une œuvre historique qu'un traité des mœurs, de l'esprit, des exercices de la chevalerie française au xv* siècle; c'est surtout sous ce dernier rapport que l'ouvrage d'Olivier est fort précieux. Le morceau intitulé : Estât de la maison du due Charles de Bourgogne^ qu'on trouvera à la suite des Mémoires d'Olivier, nous apprend la tenue, l'étiquette, le luxe de cette maison de Bourgogne , qui sur* passait en richesse et en splendeur la maison même de nos rois ; ce morceau est d'un grand intérêt, et nous le reproduirons en entier.
Les Mémoires d'Olivier de la Marche ont été plusieurs fois réimprimés ; Denis Sauvage les publia pour la première fois à Lyon , en 1562; Lau'* rent de Gand en donna une édition avec une préface el des notes en 1566 ; il reproche à rauleur d'avoir manqué d'impartialité envers les Flamands ; il a retranché du texte plus d'une épithète qui accusaient les villes de la Flandres. Nous avons conservé, dans notre réimpres-* sion des Mémoires, quelques notes de Laurent de Gand, qui expliquent ou rétablissent des noms propres; ces notes sont marquées d'un L. il parut en 1616, à Bruxelles, en 1645, à Louvain, de nouvelles éditions de ces Mémoires ; l'édition de Bruxelles porte des notes marginales écrites dans le même esprit que les notes de Laurent. Les Mémoires d'Olivier furent imprimés par fragmens dans l'ancienne Collection des Mémoires pour servir à l'Histoire de France, et dans leur entier dans la Collection de M. Petitot. Un savant de Dijon, l'abbé Boullemier, avait travaillé plusieurs années & une édition des Mémoires d'Olivier de la Marche ; il préparait des notes critiques et recherchait des pièces originales propres à éclaircir ou expliquer les faits ; l'abbé Boullemier est mort sans avoir terminé cette œuvre.
Olivier de la Marche avait exercé sa plume sur d'autres sujets que le|S souvenirs de sa vie ; on a
NOTICE SUfi OLIVIBB DB LA MABCHB.
de lai le poëme du Chevalier délibéré , le Pare^ ment et le triomphe des Dames d'honneur^ écrit en vers et en prose ; la source d'Honneur, pour main" tenir la corporelle élégante des dames en vigueur^ florissant esprit inestimable ^ poëme; un excellent et très-proufitable livre pour toute créature humaine , 'appelé le Miroer de Mort ; TraHé et advis de quelques gentilshommes franfois y sur les Duels et Gages de batailles. D'antres manuscrits d*0livier de la Marche reposent dans la poudre des bibliothèqoes, et nous croyons que personne n'aora la fantaisie de les tirer de la nuit.
J.CS compositions poétiques d'Olivier de la Mar-
che n'auraient point sofG pour lui faire onedarable renommée, et quoiqu'il soit - très loin de €omines, son mérite, comme historien des ducs de Bourgogne et de la chevalerie , mérite Incooteslable , lui assure un rang parmi les plus cnrieQx narrateurs du xv* siècffe. Il y eut dans la vie d'Olivier bien des agitations et des amertumes, et, parvenu à mi-chemin de ses jours, lui-même nous dit que son passé est triste et qn*il ne Tondrait pas recommencer. L'auteur aval! adoplé trois mots qui étaient comme la devise de sa destinée , trois mots par lesquels il termine ses récils historiques, et par lesquels nous tenninerooi cette notice : Takt a socffbbt i-a M abchb.