‹ Les mémoires de Sarah BarnumChapitre 11 sur 20 · ON NE MEURT PAS D*AMOUR · texte numérisé non relu

ON NE MEURT PAS D*AMOUR

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enfin 'V» *^r avec lui celte comédie de la passior id du dôâ!nté>Vessement dont la Jeune femme avait la spécialité. Toutefois, au dernier moment, elle fit une exception pour deux de ses « animaux », dont de Terson. A ceux-là, elle ne ferma pas sa porte, Après quoi, elle commença à tisser autour de Ma* rasky le plus étroit des filets.

-— cher ange I comme je t*aime I...

Et elle refusait ses présents. Est-ce qu'elle se vendait I Ah ! les vers de son rôle là-bas, au Parthénon, avaient été faits pour elle I Elle était la cigale, le trouvère bohème et tendre qui ne savent qu'aimer et que chanter!...

Marasky la regardait sans rire de son petit œil perçant et froid.

Gomme toujours, l'artiste était entrée dans la peaa de son rôle, se pinçant parfois les os pour s'éveiller et se demander si elle n'aimait pas réellement son Russe à force de le lui dire I Pas plus que ses prédé* cesseurs, le noble étranger n'avait fait de Sarah une femme comme les autres. Et cela enrageait l'actrice! Aussi, quinze jours ou trois semaines après avoir fait maison nette, revint-elle à ses anciens amis. Sa femmu de chambre, petite personne délurée, lui rendii & cette occasion mille services, aidant à ses

escapades et s'ingéniant pour que « Monsieur » trouvât toujours Madame seule.

Puis, Tactrice avait le théâtre comme prétexte et comme asile. Sa loge lui permettait de recevoir qpl bon lui semblait. Grâce à. elle, les comédiens de la maison alternèrent avec les commanditaires.

Berron père et fils s*y succédaient, souvent dans la même heure — et, parfois, sans que la dame de céans, toujours orientale, eût trouvé le temps de s'isoler derrière le rideau formant le cabinet de toilette, dans un angle de la loge. Au surplus, elle ne s*en plaignait point, étant femme à goûts étranges et s'amusant fort de recevoir à quelques instants dlntervalle les hommages du père et du fils, de même qu'elle s*am usait à céder ses adorateurs à ses sœurs pour que ceux-ci fissent, comme elle disait, le tour des Barnum I

Sur ces entrefaites, le Parthénon donna la pre^ cnière représentation de YEnfant naturel de Mauroude. Notre héroïne y créa un rôle, non sans gloire. Mais, le succès la blasait vile ; toujours fantasque, toujours visant l'originalité, elle ne tardait point à se fatiguer de la monotonie du spectacle.

Elle avilit, en ces derniers temps, inventé un nouveau moyen de se rendre intéressante. C'était celui dlncarner les poitrinaires dont avait abusé une lit-

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