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taux'du vulgaire. Elle était très bien comme eiIe était. Seulement, pour faire comme tout le*monde, « elle s'arrondissait » I
C'est ainsi que, s'habillant devant les hôtes de sa ménagerie, elle empruntait à chacun son mouchoir pour emplir les goussets de son corset et soulever sa pauvre gorge, ou plutôt pour combler le pli de la chair soulignant ses apparences de seins.. Toujours devant ses familiers, elle emplissait ensuite d'une serviette ployée en quatre le creux laissé par le corset entre les deux épaules, et comblait incessamment quelque trou, ou gonflait quelque chose.
Plus tard, — on le verra pajr la suite de ces Mémoiresy — notre héroïne acquit enfin la connaissance de la beauté plastique et eut conscience de ses imperfections. Elle comprit cette science spéciale qui pousse la femme à mettre en relief les beautés et à amoindrir ou à dissimuler les défectuosités de ses formes. Dès lors, on ne la vit plus courir demi-nue, devant tout le monde, par ses appartements ou à travers sa loge, et son cabinet de toilette devint un inviolable sanctuaire.
L'amour, d'après un poète trop accessible aux illusions, refit, parait-il, une virginité à Marion Delorme : l'art et la coquetterie vraie, eux, refirent à Sarah Barnum une pudeur.
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