Conformément à votre décision N° i .365, du
4 octobre ]898, nous avons pressenti le gouvernement de l'État libre, au sujet d'un droit d'enregistrement à prélever sur les marchandises qui, en vertu des conventions douanières, rentrent en franchise dans la République Sud-Africaine. Ces débats ont amené une entente réciproque entre les deux États, et cette transaction sera également soumise à votre approbation.
9. Eu égard au danger provenant de la terrible maladie connue sous le nom de « peste bubonique » et dont l'Afrique australe semble être menacée à son tour, notre gouvernement avait, au début de l'année, décidé de réunir un congrès fédératif.
Répondant à son invitation, les représentants de l'État libre d'Orange, du Mozambique, du Natal et de la colonie du Cap, se sont réunis à Pretoria pour s'entendre sur les moyens d'empêcher l'importation et la propagation du fléau asiatique dans l'Afrique du Sud. Un rapport sur les débats de cette conférence, rapport dont vous avez tout intérêt à prendre connaissance, sera soumis, au cours de cette session, à votre approbation.
10. De la part du gouvernement impérial allemand, nous avons été invités à envoyer un délégué de la République au congrès international des vétérinaires qui doit avoir lieu à Baden-Baden, au mois d'août de de cette année. Ce congrès pouvant présenter un grand
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intérêt pour la République, le gouvernement a décidé de se faire représenter par le vétérinaire de l'État. ]] profitera de cette occasion pour étudier également la peste bubonique et les différents moyens employés jusqu'à ce jour pour la combattre.
11. Je dois vous informer aussi que de sérieuses démarches ont été faites à l'effet de trouver un homme de capacités sûres pour gérer le Trésor de la République Sud-Africaine, et que des pourparlers ont été entamés déjà à ce sujet.
12.11 m'est très agréable de vous signaler le développement considérable des affaires pour l'année courante, et principalement pour les quatre premiers mois. L'augmentation des revenus de l'État nous le démontre.
i3. Jet le Président exprime ses remerctmenh et sa reconnaissance au membre sortant du Conseil exécutif, J.-fi.-A. Wolmarans.
14. Le Conseil exécutif avait trouvé nécessaire la levée d'un commando contre la population rebelle de la tribu de Ramapolean, dans le district de Zontpansberg.
Ici le Président adresse des remerciments aux officiers et aux Burghers, pour la façon habile et prompte, avec laquelle ils ont mis fin à la guerre et il rend hommage à la mémoire de ceux qui sont tombés sur le champ de bataille.
A l'endroit où nos troupes établirent leurs campe-
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ments, le gouvernement a décidé de fonder un village, qui portera le nom de Louis Trichardt, et je suis persuadé que cette décision recevra votre approbation.
j 5. Attendu que la Compagnie du chemin de fer Néerlandais-Sud-Africain a décidé de rembourser le prêt de 2.000.000 liv. st., qui lui avait été consenti autrefois par le gouvernement, celui-ci renonce, pour l'instant, à contracter l'emprunt dont il avait été question.
1 6. En mon nom, aussi bien qu'au nom du Conseil exécutif, je dois exprimer notre haute satisfaction pour le zèle de notre ambassadeur, extraordinaire, M. le D"" W. J. Leyds, qui, lors de son dernier séjour ici, nous a fourni un rapport sur sa mission.
17.11 résulte de preuves diverses que l'année qui vient de s'écouler a été pour l'industrie minière une année de progrès exceptionnels. 11 a été extrait de l'or, pour une valeur de 16.240.630 liv. st. 11 y a donc une plus-value de 4.585.905 liv. st. par rapport à l'année 1 897 . J usqu'en 1898, la valeur totale de l'or produit par notre pays, se monte à 70.228.603 liv. st. Les résultats de l'année 1 898 placent donc la République Sud- Africaine, de beaucoup au-dessus des autres pays producteurs d'or, attendu que ces résultats comportent, à eux seuls, 28 0/0 de la production du monde entier.
18. Le gouvernement a décidé de faire entrer en vigueur certains décrets anciens concernant la question
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des coolies, en ce sens, qu'à partir de i " juillet 1 899, les coolies ne pourront habiter que les rues, circonscriptions ou quartiers qui leur auront été assignés dans les villes ou villages où ils sont fixés.
19. Nous sommes saisis d'une série de projets concarnant des travaux publics, principalement des ponts et des édifices, lesquels projets n'ont pu ni être mis à exécution, ni même discutés, pour cette raison que le Conseil exécutif était littéralement débordé par une foule d'autres affaires, et qu'en outre, il faut, au préalable, faire établir les devis financiers.
20. Se conformant au désir exprimé dans vos assemblées, le gouvernement s'est fait un devoir de publier dans le Moniteur de l"Etat le projet de revision de la Constitution, ainsi que le nouveau code de procédure pénale, afin que le public puisse manifester son opinion sur ce point. Ces lois si importantes devront attirer toute votre attention.
21. Se conformant également à vos désirs, c'est pour la seconde fois que le gouvernement soumettra à votre assemblée un projet de loi concernant les pensions, afin qu'elle le discute. J'espère que cette loi attirera votre plus sérieuse attention.
22. 11 m'a été donné de pouvoir visiter certains districts et villages, et de convoquer des assemblées populaires notamment à Heidelberg, Rustenburg et
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Johannesburg. J'espère attirer votre attention, au cours de cette session, sur les désirs et les vœux des Burghers, dans la mesure où ils m'ont été communiqués.
23. 11 résulte des différents rapports parvenus au gouvernement, qu'environ 746.500 bestiaux ont péri de la peste bovine. Mais, à ma grande satisfaction, je suis autorisé à affirmer que cette maladie si redoutée peut être considérée, à l'heure qu'il est, comme entièrement jugulée. Ce n'est qu'à Leydenburg, Krudersdorp et Piet Retief que quelques cas isolés se sont encore produits, mais grâce à la stricte observance des mesures indiquées dans notre proclamation, et grâce au bon fonctionnement du service sanitaire, le mal a pu être circonscrit définitivement.
24. Le gouvernement a donné des ordres concernant l'acquisition de fermes pour la création de stations hydro -agronomiques. Le rapport vous en sera communiqué.
25. Une liste sera soumise à votre approbation, relative à un mouvement administratif et comprenant les fonctionnaires nouvellement promus, les démissionnaires, ceux qui ont été destitués, et ceux mis en disponibilité.
26. Vous seront également communiqués les rapports des différents chefs de service de l'administration gouvernementale.
27. Divers projets de loi et revision de lois seront soumis à votre approbation.
(Plus loin, on établit la preuve que les décisions prises par le Volksraad de l'an passé ont été mises à exécution, dans la mesure du possible, et on annonce qu'au cours de la session actuelle, des projets ou motions autres que ceux déjà nommés, ont été présentés.)
Et maintenant, Messieurs, c'est à nouveau, et en toute confiance, que je remets entre vos mains les intérêts de notre cher pays et de notre peuple. Dieu puisse-t-il vous accorder la force et la sagesse nécessaires pour accomplir la tâche que vous prenez en mains et vous permettre de résoudre toutes les questions, qui vous seront soumises pour le salut et la prospérité du pays et du peuple.
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"Discours du Président J^rüger
à la séance des premier et deuxième Volksraads
(2 octobre iScfCf).
Discours à l'ouverture de la séance.
Nobles et vénérés Messieurs !
Vousdirai-je le fond de mes pensées? Vous savez de quelle manière le Seigneur a transplanté notre peuple dans ce pays et par quels prodiges il l'a conduit jusqu'ici. Or donc, si aujourd'hui que des milliers d'ennemis nous assaillent, nous nous laissions aller à renoncer de plein gré à ce pays que nous tenons de lui, et non de nous, c'est comme si nous lui disions : « Seigneur, je n'ai plus foi en toi. » Ayons plutôt confiance en Dieu et adressons-Lui en commun nos prières. 11 s'attend à ce que nous le suppliions et alors 11 sera avec nous.
11 est le grand arbitre, et il ne jugera pas sur des mensonges, mais il se basera sur la vérité.
Vous êtes au courant de la marche des événements et vous savez comment le Volskraad et le peuple sont
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allés au devant de toutes les exigences. Il s'agissait, tout d'abord, du droit de vote. Par trois fois nous avons cédé dans cette question, et, je le répète, afin que cela figure au procès-verbal, c'est un mensonge que de prétendre que nous ne voulons pas traiter comme les nôtres ceux qui viennent de l'étranger.
Quand la Convention de 1881 fut signée, très peu d'Anglais se trouvaient ici ; or, que désiraient ces derniers? Ils voulaient bien être traités sur un pied d'égalité par rapport aux Burghers, mais ils se faisaient inscrire comme sujets britanniques ; ils préféraient rester des étrangers plutôt que de devenir des sujets de l'État.
Plus tard, vous vous souvenez que, se basant sur la Convention de 1884, ils refusèrent de partir en campagne avec les Burghers du Blauwberg-commando, quoique, par là, ils eussent pu immédiatement obtenir leurs droits électoraux. J'ai soumis, par trois fois, l'affaire à l'Assemblée en la priant de prendre une décision qui obligerait les immigrés à contribuer à la défense du pays; et le Volskraad m'a approuvé en rendant un décret qui conférait les droits politiques à tous ceux qui prendraient part à la guerre.
C'est alors que nous arriva Loch qui se plaignit de ce que les Anglais ne jouissaient pas du traitement de la nation la plus favorisée. J'ai donc de nouveau lancé une proclamation, parce que je pensais qu'il pourrait y
avoir, en réalité, des gens désireux d'être considérés comme les égaux des Burghers; je le fis, nonobstant que la Convention (celle de 1884) dise textuellement que l'égalité entre les Burghers et immigrés ne saurait être admise sur le terrain politique, mais sur le terrain commercial seulement.
Réfléchissez bien — nous sommes en présence du Seigneur, que chacun élève sa prière vers lui ! — dans quelles circonstances peuvent-ils prétendre avoir été moins favorisés que nos Burghers, sur le terrain commercial? Dans aucune. îls l'étaient même plus que nos concitoyens, sur ce terrain. Ils pouvaient venir chercher de l'or dans notre pays, et tout ce qu'ils voulaient; ils pouvaient même obtenir des droits politiques, mais ils ne s'en souciaient guère. Le haut commissaire réclama de nous des lois plus libérales en matière de droit électoral, et nous avions déjà outrepassé les limites du libéralisme, mais, tout de même, nous avons essayé alors de les traiter, eux étrangers, tout comme nos propres concitoyens, et ils ont purement et simplement décliné nos avances.
A ce point de vue, il ne saurait donc y avoir injustice de notre côté. C'est donc la conscience tranquille que nous pouvons nous présenter devant le Seigneur. C'est lui qui nous jugera et il ne rendra pas sa sentence d'après des mensonges, mais d'après le droit et la vérité.
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Adressons-Lui donc nos prières, afin qu'il nous conduise. Et quand même nous serions accablés par le nombre de nos ennemis, le Seigneur ne manquera pas de nous mener dans la voie du droit et de la justice, jusqu'au jour où, peut-être, nous serons délivrés de tous soucis. Je me remets entièrement entre ses mains. Je ne veux accuser personne (c'est-à-dire aucun de nos adversaires) d'être un faux prophète, mais lisez le psaume jo8 vers. 7, qui m'est venu à la pensée au cours d'une prière. Vous ne devez pas le lire, seulement parce que je le dis, mais parce que c'est la parole de Dieu. Ce n'est pas en songe que j'ai vu les choses qui se présentèrent alors à mon esprit, caries songes nous induisent en erreur, et je n'en ai cure; je n'ajoute foi qu'à la parole de Dieu.
Lisez donc ce psaume attentivement, et priez après cette lecture, et le Seigneur vous conduira, et s'il est avec nous, qui donc pourra être contre nous?
C'est pour cela que je vous dis : répandez-vous parmi vos Burghers, exhortez-les à prier sans cesse, durant cette guerre.
Nous oublions si souvent ce que Dieu a accompli. Je ne ferai même aucune allusion à la guerre de l'indépendance où le Seigneur nous a aidés si miraculeusement et d'une façon si évidente.
Mais cela s'est-il passé autrement, lors du « raid
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Jameson »? Des milliers de bombes et de boulets ont été lancés sur nous pendant que nos hommes ne tiraient qu'avec des fusils, et que dire du prodige qui dirigea la trajectoire de tous ces projectiles?
Trois des nôtres seulement tombèrent, tandis que l'ennemi comptait par centaines ses morts et ses blessés.
Et qui donc régla la trajectoire des projectiles, si ce n'est le Seigneur? 11 nous a épargnés, à ce moment, afin de nous montrer que c'est lui qui régit tout. Le Seigneur vous protégera encore cette foi s- ci, des milliers de boulets sifflassent-ils à vos oreilles. C'est ma conviction et aussi ma constante prière pour moi, pour mes concitoyens et pour tous ceux qui combattent avec nous. Je vous répète encore que le Seigneur nous conduira; il sera l'arbitre et il nous montrera que c'est Lui qui gouverne et Lui seul.
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A la suite des discours chaleureux et approbateurs prononcées par les présidents du premier et du deuxième Yolksraadsy le président J^riiger reprend la parole :
L'attitude de l'assemblée vis-à-vis de moi me donne une grande confiance. Je sais qu'elle croit comme moi à la parole de Dieu. En allant au fond des choses, vous verrez que Dieu a beau punir et corriger 3on peuple, il ne le livrera jamais aux mains de l'ennemi. Nous aussi, nous avons beau corriger nos enfants, nous ne permettons pas qu'un autre les batte. Quand le peuple d'Israël renia Dieu et s'adonna à l'idolâtrie, il fut puni et bien près d'être réduit en esclavage. Mais l'Ancien Testament vous montre que quand l'ennemi surgit en nombre pour anéantir le peuple de Dieu, ce peuple trouve toujours un sauveur.
Messieurs! vous savez à quel point on se moque de nous parce que nous en appelons au Seigneur! Mais ces moqueries sont blasphématoires et nous espérons bien que le Seigneurne les laissera pas impunies; sans doute, il nous corrige, mais il saura punir les impies.
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Encore un mot : Moïse fut un homme de Dieu, il a vu r Éternel en face, mais quand vinrent les jours de lutte et d'adversité, ses amis surent le soutenir comme le plus faible des enfants des hommes, Aaron dut l'exhorter à la foi ; de même souvenons-nous, dans nos prières, de tous ceux qui nous conduisent et, sans répit, prions l'Éternel pour qu'il maintienne dans la foi, et fortifie les hommes chargés du soin de diriger l'État.
Allocution prononcée par le président Steijn à l'ouverture de la session annuelle du Volksraad à T^roonstady le 2 avril ic^oo
Monsieur le président. Messieurs !
Bien que l'ennemi soit rentré dans Bloemfontein et que j'aie été forcé de transférer provisoirement le siège du gouvernement à Kroonstad, j'ouvre votre session annuelle ordinaire avec la plus entière confiance dans l'avenir et je vous présente mes meilleurs souhaits de bienvenue.
1 . En dépit de vos efforts et des efforts du gouvernement, la guerre a été imposée par l'Angleterre à la République Sud-Africaine. Quand cette guerre a
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éclaté. Je 1 3 octobre dernier, l'État libre d'Orange, fidèle à ses engagements et d'accord avec le vote émis par vous, a pris fait et cause pour la République sœur.
2. Les deux Républiques n'ont relevé le gant de défi jeté par l'Angleterre que dans le but unique de défendre, jusqu'à l'épuisement de leurs forces, l'indépendance qui coûta tant de sang à nos ascendants et qui nous est personnellement si chère. Grâce à l'ineffable Providence, nos armes ont été bénies de façon à non seulement étonner l'univers, mais à dépasser nos propres espérances. Bien que la reddition de Cronjé avec ses vaillants Burghers et l'occupation de Bloemfontein aient été pour nous de rudes coups, je suis heureux de pouvoir vous informer que nos Burghers sont toujours pleins d'entrain, résolus à continuer la lutte pour notre liberté si chèrement acquise et, au besoin, à mourir pour elle comme tant d'autres de nos intrépides et inoubliables héros. C'est avec un profond chagrin que je vous fais part de la mort du vice-président et généralissime de notre République sœur, P.-J. Joubert, un homme dont la disparition met en deuil non seulement l'état du Transvaal, mais l'Afrique du Sud tout entière qui voyait en lui un ami, un vrai patriote et un chrétien sincère ayant voué ses meilleures années au service de son peuple. Puisse sa vie nous servir d'exemple à tous, et sa mort nous exhorter à poursuivre, avec la grâce de
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Dieu, et à mener à bonne fin une lutte qu'il a si brillamment soutenue pour la défense de son pays.
3. Non content de sa supériorité numérique, l'ennemi a cherché à se créer d'autres avantages encore par l'abus systématique de la Croix-Rouge et du pavillon blanc, abus contre lequel je me suis vu contraint de protester auprès des puissances neutres. Oui, dans cette lutte inégale contre deux Républiques fidèles, le puissant royaume britannique n'a même pas dédaigné d'avoir recours à des proclamations astucieuses destinées à diviser notre petit peuple. Dans une contre-proclamation, j'ai signalé la perfidie et le danger de ces sortes de pièges et j'ai le plaisir de vous informer qu'à ma connaissance il en est relativement peu des nôtres qui ont été assez pusillanimes et lâches pour se soumettre volontairement.
4. Dans l'espoir d'éviter toute nouvelle effusion de sang, pour renouveler au monde civilisé l'assurance que nous n'avons pas la moindre intention de nous annexer les colonies voisines et que nous ne poursuivons aucun autre but en dehors de la défense de notre droit et de notre liberté. Son Excellence le président de la République Sud- Africaine et moi, nous avons adressé à Son Excellence le premier ministre du royaume britannique une missive tendant à la conclusion de la paix. Mais, au lieu de seconder nos efforts dans
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ce sens, il nous a fait parvenir une réponse, qui vous sera soumise, et d'où il résulte clairement que cette guerre n'a jamais eu d'autre mobile et d'autre but que l'anéantissement des deux Républiques.
5. De même que le Conseil exécutif et moi nous avons antérieurement tout tenté pour obtenir la paix, nous ne voulons, aujourd'hui encore, rien négliger qui soit de nature à mettre fin à la guerre. En conséquence, nous avons décidé, d'accord avec la République Sud- Africaine, d'envoyer en commun, à l'étranger, une commission composée de MM. A. Fischer, membre du Conseil exécutif, C. H. Wessels, président du Wolksraad et A. D. Wolmarans, membre du Conseil exécutif de la République Sud-Africaine. Cette commission visitera l'Europe, l'Amérique, et pressentira les puissances au sujet d'une intervention susceptible d'éviter toute effusion de sang dans l'avenir. La bénédiction dont leur tentative a besoin, nous devons la demander au Seigneur dans toutes nos prières.
6. En vertu des pouvoirs qui me sont conférés, j'ai négocié un emprunt avec la République Sud-Africaine.
7. 11 nous sera impossible de poursuivre nos débats ordinaires. En conséquence, je voudrais vous proposer de les ajourner et de ne délibérer que sur les questions et les lois qui vous seront directement soumises. Je ter-
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mine en priant avec ferveur afin que nous soit départie la force de continuer et de mener à bonne fin la lutte sacrée pour le droit et la liberté, au nom du Dieu trois fois saint. J 'ai dit.
Discours prononcé par le président J^riiger à l'ouverture de la session ordinaire annuelle des premier et deuxième Yolksraads de la République Sudafricaine, séance du y mai i^oo.
Messieurs î
11 m'est une fois déplus hautement agréable de vous souhaiter la bienvenue ici et d'exprimer ma reconnaissance envers ce Dieu qui régit le monde et qui vous a permis, de par sa protection, d'employer encore une fois toutes vos forces aux intérêts également chers de notre peuple et de notre pays.
1 . Quelques-uns des membres de votre assemblée m'ont informé qu'en raison de la guerre qui nécessite leur présence dans les commandos, ils ne pourront assistera vos séances.