CHAPITRE XII
QtlALlTÉâ LiTTÉftAlftES DES .liÉMOlHÈS.
Les grands seigneurs écrivains. — La composition des Méinàires de Retz. — Dissertations et conférences po]itiqu3S. — Longueurs et aridité de cette partie de Tœuvre. — Retz décorde une placé tl'ôp grande aux négociations et aux intrigues de toute sorte. -- Sa viyacité, son esprit. — Chacun de ses dialogues est une petite comédie ~ Ses récits familiers. — Son penchant à la taillerie et à la carifcature. — Le manifeste de M. de Beaufbrt. — Les récits dramatiques.
— Les portraits. — Ce qu^il faut penser du cardinal de JHazarin. —
— Citation extraite de l'histoire de la Conjuration dii comte de Fiesque.
Quand les grands seigneurs se mêlent d'écrire au xvii^ siècle, ils soutiennent sans effort la comparaison avec les gens du métier. Je n'en veux pour preuves que Retz, la Rochefoucauld et Saint-Simon. Ces amateurs, comme on les appellerait aujourd'hui^ ont atteint du premier coup et même dépassé les spécialistes. Retz, avant d'aborder ses Afemoû*^^, avait écrit la Conjuration de Fiesque qui est une œuvre de jeunesse un peu ampoulée; des sermons dont il ne faut pas exagérer la valeur ; et surtout des Pamphlets, vigoureux de ton et serrés d'argumentation. Mince bagage après tout, mais que les Mémoires ont accru pour notre plus grand plaisir. Dieu merci, les Mémoires de Retz ne sont pas, à proprement parler, une œuvre littéraire. L'auteur ne s'y est pas soucié