LES DERNIERS JOURS
DE
FÉLIX MENDELSSOHN-BARTHOLDY
Le dernier souvenir de fêtes dont chaque journée a été marquée par un plaisir nouveau, est en lui-même triste à décrire; il l'est doublement, quand il rappelle la dernière rencontre avec un être dont la mort, arrivée en pleine moisson de ces bénédictions qui font aimer la vie, a privé les fêtes à venir de leur intérêt musical le plus cher et de leur plus ferme espoir. Beaucoup, j'en suis sûr, estimeront avec moi que l'Allemagne et sa musique ont été gravement et peutêtre irréparablement atteintes par la mort prématurée de Mendeissohn.
J'ai passé avec lui les trois derniers jours du mois d'août 1847, en Suisse, à Interlaken, peu de temps avant son départ pour Leipzig, où il expira le