LÉSIONS PULMONAIRES
Menétrier et ses élèves ont insisté sur la fréquence des lésions pulmonaires, avec juste raison semble-t-il. En effet, les autopsies montrent l’extrème fréquence des lésions pulmonaires concomitan-
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tes. Il est du reste assez difficile de juger si ces lésions pulmonaires sont primitives ou secondaires.
Ces lésions consistent surtout en vastes zones hémorragiques ou œdémateuses. Elias, Lion et Minvielle ont parfois noté une hépatisation franchc. Papandréa a noté des réactions pleurales et pulmonaires.
Dans les cas de Babonneix, Brazzola, Debré on a noté des foyers broncho-pneumoniques.
Lésions rénales de néphrite parenchymateuse dans les cas de Beitzke et de Brazzola. Congestion rénale (Lequeux).
Papandrea a noté des lésions péricardiques
Scheib a noté des exsudats purulents sur les parois internes des cavités de l'oreille.
L'examen bactériologique montre toujours la présence du P.B.F. dans le pus méningé obtenu soit par P.L., soit par ponction ventriculaire ; parfois la ponction lombaire donne un liquide clair sans germe alors que la ponction ventriculaire donne un
liquide purulent contenant du pneumobacille (Ba-
bonneix, Debré, et 2° cas d’Elias).
SYMPTOMATOLOGIE
Début : Il est souvent insidieux, pouvant se traduire par des troubles digestifs assez vagues, par de l'abattement, par un état général mauvais, par des vomissements, avec, en outre, une température oscillante dépassant rarement 39° ; quelquefois, l’hyperthermie est plus marquée (cas de Dufourt et de Papandreàa).
Parfois la température élevée n'apparaît qu'à la période terminale, mais n’'atleint pas 41° ou 42° comme à la période terminale les autres méningites
aiguës.
Etat : La période d’état est marquée par l’apparition des signes méningés : contractures, raideur de la nuque, signe de Kernig, vomissements, hyperesthésie cutanée, troubles vaso-moteurs.
Les crises convulsives sont de règles dans l’immense majorité des cas (9 sur 10).
Puis l’enfant se cachectise, il s’alimente de plus
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en plus mal. Les vomissements sont de plus en plus abondants. Les crises convulsives sont de plus en plus fréquentes.
La mort survient dans la majorité des cas assez rapidement, soit du fait de la méningite elle-même, soit du fait d’une complication intercurrente, contractée ou ayant évolué au cours ou au décours de la maladie. ‘
En général, la température est inférieure à celle que l’on voit dans les méningites aigués.
Dans le cas de Babonneix, elle ne dépassa pas 37°, de même , dans le cas de Debré.
Lequeux à même noté de l’hypothermie (35°) ainsi que Von Dungern.
Scheib et Beitzke n'ont pas mentionné, non plus, d'hyperthermie.
Enfin, les 2 cas rapportés par Elias n'ont pas dépassé la température de 38°5.
On a noté d'autre part une certaine accélération du pouls (Debré 140, Papandrea 155).
Toutefois on n’a pas signalé chez le nourrisson d'irrégularités du pouls, ni de bradycardie.
Les vomissements sont fréquents et présentent souvent le caractère « en jet », des vomissements d'origine cérébrale.
La constipation à rarement été signalée. Au
contraire Elias a noté « selles jaillissantes vertes ».
Les selles étaient normales dans les cas de Debré, de Papandrea et de Babonneix.
Les urines sont généralement normales, quand on les recueille par sondage.
La respiration est parfois arythmique, parfois on note de la dyspnée liée à des complications pulmonaires (cas de Papandrea et d’Elias).
Parfois la respiration est ralentie (Debré )
Parfois on note du tirage (Lequeux).
Les troubles vaso-moteurs sont rarement cbservés : (Elias, Papandrea).
L'hyperesthésie cutanée existait dans le cas de Babonneix.
L’anesthésie cutanée a été mentionnée par Elias et Lequeux.
La somnolence et l'abattement sont fréquents, surtout à la période terminale.
Les phénomènes convulsifs, au contraire des auires méningites aiguës, sont de règle et on peut observer entre les accès, soit une contracture intense avec opisthotonos (Papandrea (2 cas), Elias), soit de l’hypertonie (Babonneix, Elias), soit de la flaccidité (Elias).
Les réflexes tendineux sont, en général, peu modifiés.
On a souvent noté des paralysies musculaires.
Lequeux et Elias mentionnent du strabisme interne.
Dufourt note : inertie pupillaire à la lumière.
Papandrea, dans ses deux observations, Babonneix, mentionnent soit une diminution, soit une abolition du réflexe pupillaire.
Elias a signalé un cas de parésie faciale.
La tension de la fontanelle antérieure a été souvent notée (Babonneix, Debré, Elias, Lequeux).
Elle témoigne dans ce cas de l'hypertension cranienne ou plus exactement d'un cloisonnement secondaire extrêmement fréquent, transformant souvent par bloquage la méningite, en ventriculite aiguë avec distension des ventricules et des sutures craniennes (Babonneix, Debré).