FERMENTATIONS
De nombreux auteurs, en particulier Hiss, Parks et Wiczrams, ont signalé ce fait que les caractères de fermentation du mucosus n’étaient pas constants et qu’on ne devait pas leur accorder un trop grand crédit. Nous ne ferons donc pas une étude complète des fermentations de ce microbe, mais nous en signalerons cependant une qui constitue un caractère important et qui a servi à le distinguer du streptocoque, c’est la fermentation de l’inuline. Elle fut étudiée pour la première fois par Hiss en 1905. Le mucosus coagule et rougit les milieux inulinés.
Hémoryse.
Le mucosus se développe très facilement sur les milieux additionnés de sang ; il y donne de riches colonies, légèrement surélevées, rapidement confluentes. Les capsules y sont très apparentes. En 24 heures, les colonies présentent un aspect muqueux et une couleur gris sale. Bientôt, cette teinte change et vire au vert en 48 heures. Au bout de ce laps de
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temps, on note également un éclaircissement du milieu.
Lévy-Bruuz a montré que 20 échantillons étudiés se sont montrés hémolytiques, mais dans l’ensemble assez faiblement. La substance active est thermolabile, tuée à 600 en 30 minutes.
AUTOLYSE.
Si l’on maintient à 370 une culture de mucosus sur bouillon T., on voit que l’acidité augmente rapidement ; le pH passe de 7,8 à 6,4 en 24 heures, et à 5,4 en 48 heures. La virulence des germes diminue rapidement. Examinés au microscope, ces éléments ont des contours plus ou moins nets et ont en partie ou en totalité perdu le Gram. Le culot de centrifugation est nettement liquéfié si on le maintient à 370 pendant un ou 2 jours.
Ce caractère d’autolyse est général à tous les pneumocoques, mais particuhèrement accentué avec le pneumocoque If.