‹ Les Méningites à Pneumocoque IIIChapitre 16 sur 23 · SOLUBILITÉ DANS LA BILE · texte numérisé non relu

SOLUBILITÉ DANS LA BILE

Pour mettre en évidence cette solubilité, connue sous le nom de phénomène de Neufeld, on peut employer la technique suivante : dans une culture d’une vingtaine d'heures, on ajoute 3 gouttes d’une solution de taurocholate de soude par centimètre cube de la culture. En 3 à 5 minutes, à la température du laboratoire, l’éclaireissement est complet ou presque.

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Les cultures âgées peuvent être moins solubles, mais ceci est dû à l’acidité du milieu ; d’ailleurs, si on alcalinise ce milieu, on peut faire réapparaître la solubilité.

‘Ce caractère, étudié par Neurezp en 1910, peut être considéré actuellement comme le meilleur eritérium pour affirmer la nature d’un diplocoque Gram positif, le streptocoque résistant à cette Iyse microbienne. En outre, la rapidité et l'intensité de la lyse microbienne peuvent fournir une indication approximative de la virulence du germe. Trucne et Mie RapnaEz d’une part, et Hornpez et NEurFELD d'autre part, ont souligné la rapidité du phénomène pour les souches très virulentes vis-à-vis du lapin et du cabaye.

ACTION DE L'OPTOCHIN.

Moore, en 1915, démontra que l’optochin ou éthylhydrocupréine arrêtait le développement du pneumocoque et le tuart en 18 heures. Continuant l’étude de l’action de ce produit sur le mucosus, il fit en partüculhier deux constatations qui méritent d’être souhgnées.

D'une part, l’optochin à très petite dose, inefficace par elle-même, peut renforcer jusqu’à 5 fois l’action protectrice du sérum antipneumoccecique dans l'infection expérimentale de la souris.

D'autre part, si l’on injecte de l’optochin à un lapin par voie sous-cutanée, le sérum prélevé une

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heure après possède un pouvoir bactéricide vis-à-vis de toutes les races de pneumocoques.

Ajoutons à cela que le streptocoque est résistant à l’optochin et nous voyons une fois de plus que le mucosus s'éloigne des streptocoques.

Virulence expérimentale

Le mucosus, quelle que soit sa localisation, donne toujours chez l’homme un caractère de gravité à l'affection dont 1l est l’agent causal. Par contre, cette virulence n’est pas constante sur les différents animaux de laboratoire.

Il est très pathogène pour la souris, celle-ci est tuée en 2 jours par une injection intra-péritonéale.

Le lapin, qui est assez sensible au pneumocoque est assez réfractaire au mucosus.

Le cobaye, au contraire, est très sensible ; 1l est tué rapidement, même avec des cultures diluées. Dans les 9 /1068 des cas, 1l meurt d’une péritonite.

Nous voyons donc que tandis que les pneumocoques qui sont modérément virulents pour le lapin le sont extrêmement peu ou pas du tout pour le cobaye, le mucosus est nettement plus virulent pour le cobaye que pour le lapin.

Ceci rapproche le pneumocoque III de certains germes encapsulés, en particulier du pneumobacille de Friedlander dont nous avons déjà eu l’occasion de signaler quelques ressemblances à propos de l’étude de la capsule.

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Toxines

Les répercussions très importantes sur l’état général des malades d’une affection à mucosus, même latente et en apparence bénigne, laissaient supposer que ce microbe secrétait une toxine. Mais les filtrats de cultures ne produisent pas, même à forte dose, de troubles appréciables chez les animaux sensibles à l’action pathogène des germes vivants.

Il résulte de toutes les expériences qui ont été faites à ce sujet que le mucosus, de même que les autres pneumocoques, ne secrète pas de toxines s0- Jubles, du moins in vitro.

Propriétés antigènes — Immunisation

L’injection au cheval de corps microbiens, traités par l’alcool-éther, suivant la technique de Nrcozze, détermine rapidement l’apparition dans le sérum de propriétés agglutinantes et précipitantes nettement spécifiques, du type IIT. Ces réactions d’agglutination et de précipitation sont tout à fait négatives avec les sérums pneumococciques des types I et II, de même qu'avec le sérum équin normal.

Mais s’il est facile d’obtenir des sérums agglutinants ou précipitants, la mise en évidence du pouvoir protecteur contre l'infection expérimentale a jusqu’à présent échoué.

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L'immunisation contre le pneumocoque LIT est en effet difficile à réaliser. SINGER et ADLER pensent que les processus d’immunité humorale (anticorps) feraient totalement défaut, mais que par contre on observerait une immunisation d’un caractère spécial, due à une réaction du tissu réticulo-endothélial.

Tuporanu s'élève avec rigueur contre cette hypothèse, et après avoir critiqué les expériences des auteurs précédemment cités, il conclut ainsi :

« Le mécanisme de l’immunité contre le pneumocoque type [IT est le même que pour tous les autres microbes. Il ne s’agit donc pas d’une immunité tissulaire sans anticorps.

« On peut conférer aux animaux une immunité passive, par voie sous-cutanée, par voie péritonéale, et par voie intra-veineuse, à condition d’injecter une dose suffisante d’immumsérum.

« Les anticorps neutralisant les aggressines permettent la production d’un exsudat très riche en leucocytes qui modifient les germes de façon à rendre la phagocytose possible.

« L’injection intra-veineuse des germes permet de suivre la disparition de ceux-ci dans la circulation chez les animaux qui ont reçu l’immumsérum et la pullulation chez les témoins. »

On doit faire remarquer que l’immunité passive obtenue par Tuporanu chez le lapin était très faible et nécessitait des doses d’immumsérum assez considérables (5 em”).

Il est possible de préparer, tout au moins chez le

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cheval, des sérums à pouvoir protecteur nettement marqué. Cette préparation exige l'emploi de pneumocoques extrêmement virulents ; d'autre part l’action de ces Sérums du point de vue préventif n’est n1 très élevée ni très constante et toujours passagère (Coronr et Mlle N. CHamBrin).

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