HISTORIQUE
La première description du pneumococcus mucosus est généralement attribuée à ScaorrmuLzer (1896). Cependant, Nerrer, en 1887, dans sa remarquable étude «De la méningite due au pneumocoque (avec ou sans pneumonie» montra qu'il existe des méningites dues au pneumocoque en dehors de celles quine sont qu’une complication d’une affection pulmonaire, et, fait intéressant du point de vue bactériologique, il attira l’attention sur le caractère muqueux de certains pneumocoques disposés en chaînettes qu’il avait rencontrés dans plusieurs cas de méningites d’origine auriculaire. Du point de vue clinique, il décrivit une forme latente, rencontrée dans la moitié des cas, une forme méningitique, réalisant le type classique de la méningite aiguë de la convexité avec délire, agitation, une forme apoplectique, véritable ictus méningé. Il insista également sur l'importance de la « débilitation de l’organisme » dans la genèse des affections pneumococciques, faisant remarquer que le pneumocoque hôte habituel et inoffensif de l’organisme, attend une occasion favorable à son développement.
La disposition en chaînettes, si fréquente chez ce
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pneumocoque, fut à l’origine des erreurs qui le firent considérer d’abord comme un streptocoque (ScHOTT- MULLER), Jusqu'en 1905, date à laquelle Parks et Wizrrams le classèrent défimtivement parmi les pneumocoques. Cependant, même après ces travaux, différents auteurs continuèrent à le considérer comme un streptocoque muqueux. Actuellement, on ne discute plus sa place en bactériologie et si certains l’appellent encore streptococcus mucosus, ils le considèrent comme un pneumocoque IIE et emploient mdifféremment les deux termes.
En France, F. Lemairre, Lévy-Brunz et AuBin (1927) étudiant les oto-mastoïdites à pneumocoque [IT, réservent une place importante aux ménmgites à mucosus, complication fréquente, redoutable, et souvent imprévisible de ces oto-mastoïdites. À Iæ suite de ce travail, de nombreuses ohservatrons furent publiées : Prquer, Cozzer, Bonnanonx, CaLrver, ,Mouroneugret Piron,Sicarp,LESAUVAGE, ete. En 1934, Lemarrre publie à nouveau le résultat de ses observations. Il insiste encore sur le caractère scurnois des affections à mucosus et la fréquence des complications ménimgées.
À Pétranger où 1l semble que le mucosus soit plus répandu qu’en France, particulièrement aux États- Unis et en Europe Centrale, de nombreux travaux ont été consacrés, tant à l’étude du pneumocoque [LE lui-même qu’à l’étude des méningites qu'il est eapable de déterminer. Nous aurons l’occasion de les citer au cours de ce travail.