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ceux chez qui les convulsions sont fortes offrent inversement un trépied moins net et un Kernig moins accentué.
La céphalée est fréquente et d’ailleurs d'intensité très variable. Elle est accrue selon l’usage par la lumière et le bruit et contribue au malaise et à l’attitude hostile du malade. En fait, elle est rarement très intense et les enfants ne l’accusent spontanément ni par leurs cris ni par leurs gestes.
Les vomissements, par contre, sont d’une fréquence extrême, et dans de nombreuses observations, on trouve signalées des vomissements « incessants » survenant pendant des semaines et en dehors même de l’alimentation. À part cette fréquence, leurs caractères sont ceux de tous les vomissements cérébraux.
La constipation est rare ; elle n’a pas l’opiniâtreté de celle des méningites ordinaires. Par contre, les enfants accusent souvent des coliques et certains auteurs ont insisté sur le siège périombilical de ces coliques comme sur un caractère important pour le diagnostic. Nous n'avons retrouvé ce signe que dans un très petit nombre d'observations et nous pensons que, tout au moins chez l'enfant, qui montre toujours son ombilice quand on lui demande de quel point du ventre 1l souffre, il est à peu près sans valeur.
Les contractures sont fréquentes mais elles sont souvent frustes ou d'apparition tardive, comme
nous l’avons déjà indiqué.
A es
Le signe de Kernig est signalé dans toutes les observations, mais 1l est souvent peu net.
La raideur de la nuque est de règle.
La paroi abdominale est souvent rétractée en bateau.
Les contractures des membres sont rares (bien que Simonin dans sa thèse en rappelle quelques cas anciens).
Les paralysies des membres n’ont jamais été signalées.
La sensibilité est généralement normale à tous les modes.
Les réflexes tendineux sont rarement modifiés.
Par contre, Guillain et Gardin ont signalé (dans un cas à tænia) l’exagération des réflexes de défense et surtout des réflexes pilo-moteurs.
Les nerfs craniens peuvent également être atteints ; on a signalé notamment dans une observation récente (observation n° III de Volle) la paralysie faciale. Ces paralysies sont particulièrement intéressantes parce qu’elles s'imposent à l’attention du médecin et de la famille et qu’elles contribuent à donner aux méningites vermineuses un cachet d’organicité certain.
Nous insisterons plus spécialement sur les paralysies oculaires. Elles ont été niées par les anciens auteurs qui faisaient même de leur absence un bon élément de diagnostic, et notamment par Lebon. En fait, il semble bien que (comme pour la somno-
lence), on ait jugé là plutôt à priori que par expé-
LT
rience. Puisqu'on avait affaire à du méningisme ou à des pseudo-méningites, en tous cas à des méninaites qui guérissaient, 1l était normal qu'il n'y eut pas de troubles oculaires.
En fait cependant, la seule présence de vers intestinaux dans l'organisme se traduit déjà souvent par des troubles oculaires. On sait que c'est un lieu commun dans le peuple que les enfants qui ont «les veux brillants » ont des vers intestinaux. Ce vieil axiome formulait seulement ce fait généralement admis aujourd'hui que la mydriase est un signe fréquent de l'helnunthiase. Batard a d’ailleurs consacré sa thèse { Paris, 1901) aux troubles oculaires de l’helminthiase.
Au cours de la méningite, on peut rencontrer des troubles très variés.
Les uns portent sur la musculature extrinsèque. Le ptosis a été signalée par Turcan.
Le strabisme est très fréquent, il est signalé dans un nombre important d'observations. Il résulte souvent d'une paralysie du grand oblique mais peut revêtir tous les aspects.
C'est un des symptômes qui précisent le plus le diagnostic de méningite pour le médecin et qui frappent le plus l'esprit de l'entourage.
Mais le signe le plus souvent constaté porte sur la musculature intrinsèque et c'est naturellement la mydriase puisqu'elle existe chez les parasités même sans méningite. Au cours de la méningite, on la
trouve signalée par Güder, Turcan, Volle et dans
pe
plusieurs des observations citées dans la thèse de Railliet. Volle insiste sur la valeur de cette mydriase pour le diagnostic étiologique des méningites vermineuses. L’abolition des réflexes lumineux n’a semble-t-il été notée que par Turcan, mais leur lenteur a été constatée chez le malade de Guillain et Gardin.
L’atteinte des autres paires craniennes ne semble pas avoir été relevée.
L'existence de la raie vaso-motrice dite raie mé-
ningitique est de règle.