III. — Syndrome cardiaque et respiratoire
Là encore, les classiques faisaient de l’absence de modifications du pouls et de la respiration un critérium permettant d’aflirmer la- nature vermineuse d’une méningite.
Lebon, Morenas, Hautefeuille insistent sur leur rareté.
Le fait est que ces modifications sont beaucoup plus rares qu’au cours de la méningite tuberculeuse. Cependant {et Muracciole le dit dans sa thèse) on rencontre dans quelques cas, soit de la brachycardie à laquelle fait suite une accélération du pouls, soit des arythmies, soit une respiration suspirieuse (voir
notamment la deuxième observation de Beutter).
IV. -— Syndrome convulsif. Chez les porteurs de vers, les convulsions sont fréquentes, en dehors méme de tout syndrome méningé.
Elles peuvent se présenter comme toutes les con-
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vulsions de l’enfance. Elles peuvent aussi ressembler à de véritables crises comitiales. Elles ont alors quelques caractères spéciaux sur lesquels Morenas a insisté : Les crises sont plus longues, généralement moins brutales, permettant au malade avant sa chute de se garder des voisinages dangereux. Elles sont plus espacées que dans l’épilepsie dite essentielle ; ne se reproduisant souvent qu’à intervalles très longs : deux ou trois ans parfois. Elles seraient plus fréquentes dans les formes à tænias. Enfin, Martha dit qu’elles surviennent chez des sujets sans prédispositions névropathiques, contrairement à ce qui se passe pour les autres manifestations nerveuses de l’helminthiase.
Dans les méningites vermineuses les convulsions tiennent une place importante.
De nombreuses observations les signalent (Berthet, Schachser, Mossbinger) et on les retrouve dans dix des cas rapportés dans la thèse de Railhiet). En général, elles se produisent pendant la période d’état de la maladie : En plein syndrome méningé, le malade est brusquement secoué de quelques convulsions d’abord toniques, puis cloniques.
Elles sont presque toujours généralisées et ne s’accompagnent pas cependant d'émission d’urine ni de morsure de la langue. Elles cessent complètement au bout de quelques minutes mais se reproduisent, en règle, les jours suivants jusqu’à guérison complète.
Dans un cas de Ferrari (dû à des ascaris) elles