‹ Les Méningites VermineusesChapitre 13 sur 33 · V. — Signes généraux · texte numérisé non relu

V. — Signes généraux

L'état général est inégalement atteint.

La température notamment est absolument variable. En général, l’évolution tout entière se fait avec une température variant autour de 3708 à 3895, ce qui oriente encore davantage le médecin vers l’idée d’une méningite tuberculeuse, mais certains sujets ont 390 tout le temps de la maladie ; certains commencent d'emblée à 400 avec un frisson et simulent une infection pneumococcique ou méningococcique. Enfin certains malades conservent une température normale, voire (observation n° I de Beutter),deviennent hypothermiques.

L'amaigrissement est généralement peu important. Il est rare que ces malades présentent la fonte musculaire qu’on observe fréquemment chez les bacillaires. Mais, une fois encore, il faut dire qu’on ne peut trouver là un critérium absolu : le malade de Hautefeuille avait maigri de neuf kilos en quelques jours et celui de Turcan était devenu squelettique.

À part les vomissements et la constipation, l’appareil digestif n'offre généralement rien de remarquable. Le foie et la rate sont normaux. Les signes

pulmonaires manquent bien entendu. On trouve

cependant dans un des premiers cas de Lebon signalé un bien curieux symptôme : En se tenant à peu de distance de son malade, Lebon percevait un bruit partant du thorax et qu’il compare à un gros râle humide. L’auscultation immédiate ne permettait d'entendre aucun bruit anormal dans la cage thoracique. Nous signalons à tout hasard ce symptôme que Lebon nommait (d’un nom comtois, paraît-1l) le « roncoillement » et auquel il attachait quand il le trouvait une valeur absolue : c'était une preuve de la nature vermineuse de l'affection. Aucun auteur, à notre connaissance, ne l’a retrouvé. Rappelons avant de quitter l’appareil respiratoire, la possibilité de respirations suspirieuses ou arythmiques pouvant imiter le rythme de Cheynes-Stokes.

Les urines sont généralement normales. L’urée, les chlorures s’y trouvent en quantité habituelle ; on n'y décèle n1 sucre, n1 albumine, n1 corps cétoniques.

Quand la fièvre est élevée, elles prennent bien entendu le caractère des urines fébriles.

Leur toxicité n’est pas accrue. Nous verrons, en étudiant les moyens de diagnostic, que l’on pratique sur elles, avec des succès variables, la réaction d’'Efimow.

Le cœur est normal.

La tension artérielle est généralement abaissée aux environs de 8.

Nous parlerons de l’examen du sang ultérieure-

ment. Mentionnons dès maintenant la fréquence et

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