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et qu'il faut connaître pour ne pas se laisser surprendre par elles.
La forme méningococcique décrite par Abel et Brenas, qui l’ont observée une fois, ne s’éloigne pas encore beaucoup du type normal ou habituel. Son début est plus brusque, plus aigu ; son évolution plus nettement fébrile ; ses contractures plus accentuées. Les réactions du liquide céphalo-rachidien sont aussi plus intenses, le liquide est opalescent et les polynucléaires y sont nombreux. L'évolution est la même que celle des méningites vermineuses normales.
La forme typhoidique observée par Lafforgue, comprend un syndrome méningé qui passe au second plan, masqué qu'il est par un syndrome toxiinfectieux extrêmement intense, avec fièvre en plateau, prostration profonde, grosse rate. L'appareil digestif est fortement atteint et on retrouve notamment une sensibilité de l’abdomen comme celle des typhiques.
Le cas de Giraud et Bocca était traduit par un syndrome méningé peu intense auquel s’ajoutaient, comme dans la forme précédente, des signes généraux de typhoïde avec manifestations purpuriques. Il était également due à la présence d’ascaris.
Complètement atypiques sont les formes :
Appendiculaire observée par Cassoute et Marcou, due également à des ascaris et où le syndrome méningé se compliquait de signes pouvant en imposer pour une appendicite ;
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Péritonitique de Deléon, très semblable à la précédente ;
Pseudo-mastoidienne observée dans l’armée de l'Afrique du Nord chez un soldat qu’on allait opérer de mastoïdite compliquée de méningite, quand l’expulsion d’ascaris vint éclairer le diagnostic ;
A spasme laryngé observée par Piérantoni ;
Apoplectique de Colotta qui débuta, en pleine santé apparente, par une chute brusque suivie d’aphasie, de convulsions subintrantes, de paralysie faciale unilatérale et d’abolition générale des réflexes tendineux, le tout au milieu d’un syndrome méningé avec signe de Kernig net et qui guérit par l’expul-
sion d’un ascaris.
III. — Il serait intéressant de décrire des formes étiologiques mais, outre que l’ascaris prédomine dans l’étiologie de telle façon qu’on ne connaît des autres formes que quelques cas isolés, ces cas euxmêmes ne présentent absolument rien de spécial, et leur isolement ne serait pas justifié. Tout au plus peut-on dire que les formes à trichocéphales donnent en général avec un syndrome méningé net, des réactions céphalo-rachidiennes nulles ou presque nulles.
IV. — Il faut signaler en terminant des formes récidivantes : cas de Pierre Marie, reprenant à chaque pullulation d’ascaris ; cas de Barret, où un même enfant présenta à deux ans et à cinq ans, des signes de méningite tuberculeuse qui guérirent après expulsion d’ascaris.
Diagnostic.
En présence d’une méningite que l’on soupçonne vermineuse, quels sont les signes que l’on recherchera pour en établir la nature ?
L'usage en pareil cas est d'indiquer d’abord les nuances cliniques sur lesquelles on peut orienter le diagnostic étiologique et de ne décrire qu’ensuite les examens de laboratoire qui viennent confirmer l'impression du bon clinicien. |
Dans l’espèce qui nous occupe et pour une affection aussi polymorphe, il nous paraît, à la fois plus sûr et plus conforme à la réalité pratique de commencer par l’étude des renseignements fournis par la ponction lombaire. Ce n’est qu’ensuite, quand on aura écarté au moins provisoirement l’hypothèse d’une méningite tuberculeuse, qu’on pourra, par la recherche de l’éosinophilie, par la pratique de l’urino-diagnostic d’'Efimow, et aussi par l'analyse minutieuse des symptômes et la recherche des « petits signes », préciser l’origine exacte et conclure à l’hel-
minthiase.