‹ Les Méningites VermineusesChapitre 16 sur 33 · I. — Renseignements fournis par la ponction lombaire · texte numérisé non relu

I. — Renseignements fournis par la ponction lombaire

Nous avons vu que jusqu’à la communication de Guillain et Gardin en 1922, la ponction lombaire, ou bien n’avait pas été pratiquée, ou bien avait ramené un liquide clair et sans tension sur la vue duquel on avait renoncé à procéder à un examen plus complet.

Ce n’est que depuis cette époque qu’on examine complètement les liquides céphalo-rachidiens, et qu'on y a constaté des modifications fréquentes et importantes.

A vrai dire, il arrive encore souvent qu'avec un syndrome méningé des plus complets le liquide céphalo-rachidien soit cependant entièrement normal. L'existence de ces cas sans réaction méningée est incontestable. Les trois observations de Sergent, celle de Giraud etBocca, la deuxième observation de Ferrari, la troisième de Volle, celle de Muracciole, celle encore de Cassoute et une de celles que nous rapportons ne s’accompagnaient d'aucune modification du liquide céphalo-rachidien.

Mais plus souvent encore, on constate des changements dans les qualités physiques, chimiques, cytologiques et biologiques de ce liquide. Ces changements sont, comme nous allons le voir, tantôt très profonds, tantôt à peine accusés et l’on peut dire que tous les intermédiaires existent (au seul point de vue de l’examen du liquide céphalo-rachidien), entre l’absence complète de réaction méningée, la

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réaction méningée fruste et la réaction méningée intense.

La tension du liquide est presque toujours normale. Celui-ci sort en gouttes plus ou moins pressées, très rarement en jet. Au manomètre de Claude, les quelques mesures qui ont été faites donnent 20 à 25 centimètres d’eau.

Son aspect est toujours clair, le liquide est limpide, eau de roche, ne laissant se former en général aucun réticulum par le repos. Une fois seulement (Abel) 1l a été trouvé opalescent.

La quantité d’albumine mesurée au rachi-albumimètre de Sicard est variable ; généralement elle n’est pas très considérablement supérieure au chiffre normal.

La plupart du temps, les auteurs se contentent

de mentionner | « hyperalbuminose » sans donner

de chiffres précis. On trouve cependant : d COROLLA RE DR De can 0,25 Cérandaet"BOCC IE RENE UE, 0,30 AR ON IN el ae ur à 0,50 OT RE Mr NE MP STE 1,60

Et, en moyenne (pour les autres cas) un chiffre

variant de 0,30 à 0,50 cgr.

Modifications cytologiques.

On a trouvé dans quelques cas une polynucléose, soit seulement initiale (Brenas) et suivie ensuite de lymphocytose, soit persistante. Il arrive souvent alors que la leucocytose rachidienne soit faite pour

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moitié de polynucléaires et pour moitié de lÿmphocytes.

La lymphocytose seule est au contraire très fréquente ; elle est généralement accentuée. On trouve parfois seulement une vingtaine de cellules (Beutter) mais, beaucoup plus souvent, de gros chiffres :

Lymphocytes (Auraud) ......... 165 Lymphocytes (Abel) ........... 250 Lymphocytes (Gautier) ......... 400

D'ailleurs M1le Coudat a montré que, chez l’enfant, seules comptaient pour le diagnostic de méningite les lymphocytoses supérieures à 50 cellules. Au-dessous de ce chiffre, la lymphocytose est un phénomène relativement banal dans le jeune âge et les expressions : «lymphocytose modérée, lymphocytose accentuée » doivent être abandonnées pour uñe numération précise.

Quoi qu’il en soit, l'étude comparée du chiffre de l’albumine et du nombre des lymphocytes a conduit Güder à une intéressante remarque : la plupart des méningites vermineuses s’accompagnent, en effet, d’une dissociation cyto-albumineuse plus ou moins nette.

Cette dissociation se retrouve déjà nettement dans le deuxième cas de Beutter :

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