III. — Réactions de laboratoire
On mettra cependant encore en œuvre un certain nombre de réactions de laboratoire pour confirmer, avant leur expulsion, la présence de parasites.
Parmi ces réactions, il faut d’abord mentionner
l’urino-diagnostic d'Efimow ; cet examen est facile
FANS PE
à pratiquer d’après la technique suivante : on prélève cinq centimètrés cubes d’urines fraîches, on les porte à ébullition par chauffage, on ajoute ensuite V gouttes de citrate acide de mercure et l’on obtient : soit un aspect lactescent du liquide si le sujet est indemne de vers, soit une coloration grise tirant plus ou moins vers le noir en cas de méningite vermineuse. La valeur de cette réaction est d’ailleurs discutée : Girbal lui attribue une valeur certaine, Colotta estime qu’elle est positive dans 95 % des cas et l’a trouvée telle chaque fois qu’il l’a pratiquée, mais Carletti et Bozzi l’ont sévére-
ment critiquée.
La recherche de l’éosinophilie sanguine paraît plus intéressante.
On sait la fréquence de l’éosinophilie dans toutes les infestations quelles qu’elles soient. On sait aussi que, pour beaucoup d’auteurs, elle n’est d’ailleurs qu'une des manifestations de l’anaphylaxie. Ce serait comme facteurs d’anaphylaxie que les parasites provoqueraient l’éosinophilie. Nous discuterons cette question en étudiant la pathogénie. En attendant, bornons-nous à remarquer qu’on trouve, en effet, souvent une éosinophilie notable pendant l’évolution des méningites vermineuses. Cependant, la recherche des éosinophiles ne donne peut-être pas pendant la méningite tuberculeuse les renseignements que l’on pourrait en attendre. En effet,
chez les sujets qu’une injection sensibilisante a