‹ Les Méningites VermineusesChapitre 23 sur 33 · D AA · texte numérisé non relu

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placés en état d’anaphylaxie virtuelle, léosinophilie est constante ; mais, au moment même de l’injection déchaînante (et des accidents cliniques que cette injection entraîne avec elle), l’éosinophilie tombe momentanément pour remonter, les accidents passés, à un chiffre supérieur à son chiffre primitif.

Or il semble bien qu’en cas de méningite vermineuse, ce soit Justement ce phénomène qui se produise. Une observation de Ferrari est, à ce point de vue, très significative. Pendant la durée de la méningite, l’éosinophilie était chez le malade de Ferrari de 2% seulement. Après le rejet de quinze ascaris et la convalescence consécutive à ce rejet, l’éosinophilie remonta immédiatement à 21 % et se maintint à ce chiffre par la suite. Il faut en conclure que la recherche des éosinophiles doit être pratiquée chez les sujets que l’on suppose atteints de méningite vermineuse, mais qu’en l'absence d’éosinophilie nette, on ne pourra pas conclure qu'il n’y a pas d’infestation mais qu’on devra, au contraire, recommencer la numération pendant la convalescence où elle pourra alors donner un résultat entièrement différent.

De la recherche de l’éosinophilie, il faut rapprocher, ici comme toujours, celle des cristaux de Charcot-Leyden. La présence de ces cristaux, qu’on retrouve dans l’expectoration des asthmatiques comme dans les fèces des porteurs de vers, paraît liée à l’existence de l’éosinophilie et varier d’ail-

leurs quantitativement avec cette dernière,

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