‹ Les Méningites VermineusesChapitre 26 sur 33 · LORS · texte numérisé non relu

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mêmes conditions que celui utilisé par Messineo mais n'ayant eu aucun contact avec des helminthes, a obtenu des accidents identiques à ceux qu’on

attribuait aux vers.

Cossentino, avec des extraits correspondants à 20 gr. de vers en injection sous-cutanée, n’a eu aucun accident nerveux. Jammes (avec des produits pasteurisés, il est vrai) n’en obtint pas non plus. Enfin avec des extraits de tænias en injection souscutanée, n1 Le Dantec, ni Guerrini n’ont obtenu de phénomènes nerveux. Vaullegeard en a obtenu mais

en partant de bothriocéphales.

Parmi les auteurs récents, Brinda, avec des produits obtenus par fine trituratior d’ascaris et titrés, a obtenu constamment des accidents cardio-vasculaires et souvent une intoxication générale allant jusqu’à la mort, mais 1l n’a produit d'accidents convulsifs que dans la période agonique, chez des animaux injectés et intoxiqués depuis parfois plusieurs jours,et qui n’entraient en convulsions que quelques instants avant la mort. Cependant, il a pu assister à des convulsions plus précoces mais seulement chez des animaux très jeunes (lapin de 100 gr., le lapin

adulte pesant 2 kgr. 500 à 3 kgr.).

Cr

J. Guyot

IV. — Les phénomènes nerveux expérimentaux ne se produisent que si les substances vermineuses sont portées directement au contact des méninges.

Il nous reste donc comme certains les accidents nerveux provoqués chez les animaux d’expérience par Simonin et par Morenas.

Simonin, en partant de produits, obtenus « naturellement » (par macération ou séjour des vers), 1S0toniques, frais et stériles, a provoqué des accidents convulsifs chaque fois qu’il a opéré avec des ascaris, des accidents convulsifs ou des parésies avec des tænias.

Mais, et ceci nous paraît capital, Simonin opérait toujours par voie intraveineuseouintracardiaque

et la toxine parvenait directement aux méninges.

Les travaux de Morenas sont peut-être encore plus significatifs à ce point de vue, et pour cette raison nous nous y étendrons un peu plus longuement :

Dans une première série d’épreuves, Morenas opérant sur le cobaye avec un extrait de tænia, pratiqua

une injection sensibilisante sous-cutanée qui ne fut suivie de rien d’anormal ;

une injection déchaînante intracrantienne.

Le cobaye eut du hoquet, du prurit, des convul-

sions et mourut en 4 jours sans présenter d’ailleurs

HOT à l’autopsie autre chose qu’une congestion généralisée de tous les viscères.

Le cobaye témoin à qui l’on fit une injection déchaînante intracranienne non vermineuse fit quelques convulsions et survécut.

Un deuxième animal, puis d’autres, traités comme le premier, eurent le même sort avec le même tableau clinique et les mêmes lésions anatomiques.

Dans une deuxième série d'essais avec ascaris, injection préparante sous-cutanée, déchaînante intracranienne, tous les animaux eurent des convulsions et moururent (sauf l’un d’eux qui, ayant fait un abcès local autour de la sensibilisante, survécut).

Troisième série, sensibilisation par voie intrapéritonéale, déchaînante intracrartienne et là encore, secousses convulsives violentes.

Les mêmes phénomènes se manifestent (nous voulons dire qu’on obtient des accidents nerveux) chaque fois que l’injection terminale est intracranienne ou intracardiaque.

En revanche, aucun signe nerveux avec des injections déchaînantes ou pratiquées ailleurs. À chacune de ces dernières, on assistait à une réaction très vive du tissu même où étaient pratiquées ces inJections : une injection sous-cutanée produisit un véritable phénomène d’Arthus, une injection intra-tra-

chéale ne provoqua que de la toux.

En somme, ce qui paraît ressortir du rapproche-

ment de ces diverses expériences, c’est qu’à moins

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