‹ Les Méningites VermineusesChapitre 8 sur 33 · ARC · texte numérisé non relu

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duisent chez des porteurs de vers, quand on sait

que tant d'enfants en hébergent sans en souffrir.

III. — Fréquence relative des diverses espèces dans l’étiologie des méningites. Mais si tous ces vers peuvent infester l'organisme, en proportion sensiblement égale, ils semblent au contraire très inégalement capables de provoquer des méningites.

En pratique, presque toutes les observations publiées mentionnent la présence d’ascaris.

Les trente-cinq cas de Lebon (1863) sont tous dus à ce parasite et Lebon n’envisage même pas dans son article d'autre ver qu’on puisse mettre en cause.

La statistique de Raiïlhiet, qui résume tous les cas publiés entre le travail de Lebon et sa propre thèse

(1911), indique pour 29 cas :

RRCAPRE RC ANT re lon dr 23 PARUS FORCES NN EI I ET DH 3 TA RM TE a An Das An e AU 1 Méningites tuberculeuses mortelles, ” malgré le rejet d’ascaris ........ 2

Dans le mémoire de Girbal (1922), tous les cas où l’étiologie est précisée sont dus à des ascaris.

Depuis cette époque, nous trouvons : les cas de Turcan, Barret, Lafforgue, Cassoute et Marcou, Giraud et Bocca, Petrosini, Sergent, Volle, Lœpez Albo, Ferrari, Colotta et ceux très récents de Hautefeuille et de Mme C. Parhon, Stefanesco et Tomorog,

tous dus à des ascaris.

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En regard, nous trouvons les observations de Guillain et Gardin et de Gautier dues à des T'œnias ; celles de Beutter et de Schachter (de Bucarest) dues à des Oxyures :

On trouve bien encore un cas à oxyures dans la thèse de Volle, mais le malade a guéri avant de les avoir éliminés et il était ou avait été porteur d’ascaris.

Enfin Chasanow a décrit une méningite bénigne chez un porteur de trichine mais ce cas est resté isolé.

En résumé, les méningites à oxyures et à tænias sont incontestables ; 1l en existe quelques cas qui sont justement parmi les mieux observés. Mais l’immense majorité (88%) des syndromes méningés vermineux est due à la présence d’ascaris.

Quant au trichocéphale, il a passé longtemps pour peu pathogène. Les travaux de Laboulbène, de Neveu-Lemaire, de Verdun et surtout de Stcherback ont montré qu’il pouvait l'être, mais les observations convaincantes de méningites manquent. Celle de Pascal date de 1818 (méningite mortelle sans lésions méningées). Valleix en cite une autre (absolument identique au cas précédent), mais il en parle comme d’un cas ancien et cela en 1850 ! Celle de Gibson date encore de 1862 ; enfin celles de Berthet, Mossbrüger, Bessomoff, et toutes celles même de Stcherback sont des formes uniquement convulsives et étiquetées d’ailleurs hystéro-épilepsie. Volle,

dans sa thèse récente, apporte également un cas,

le

mais les trichocéphales y étaient associés à des ascaris et l'expulsion d’un ascaris (le malade continuant d’ailleurs à en héberger plusieurs) fut suivie de guérison.

Dans ces conditions, il nous & paru intéressant de rapporter les cas qu’on trouvera à la fin de ce travail et qu'une heureuse « série » a amené dans le Service de M. le Professeur Lereboullet, sous les yeux du

DT Gournay, à qui nous les devons.

IV. — À côté de la cause déterminante qui est l’infestation, les méningites semblent reconnaître une cause prédisposante, sur laquelle tous les auteurs insistent : c’est le terrain névropathique.

Sur cette prédisposition, tous les auteurs insistent (surtout Railliet et Volle). Îls la trouvent presque toujours, soit prouvée par les antécédents personnels de l’enfant, soit établie par l’interrogatoire ou l’examen de ses ascendants, soit enfin démontrée par les accidents survenus ultérieurement dans l’histoire des malades.

Nous devons dire que nous n’avons pas trouvé la lecture des observations très convainquante à ce point de vue. Les auteurs, dans l’ensemble ont peu cherché les antécédents et ceux qui, comme nous,. l’ont fait, ne paraissent pas en avoir trouvé de très nets, ou du moins ne les ont pas mentionnés de manière précise.

Mais une longue tradition admise par tous acquiert, dans une certaine mesure, la valeur d’une.

preuve.

Étude clinique.

Les méningites vermineuses sont extrêmement polymorphes.

Au premier abord, cela paraît logique si l’on considère qu'aux causes habituelles de polymorphisme (âge, terrain), s’ajoutent 1c1 des facteurs de variantes dépendant du parasite lui-même. Suivant qu'il s’agit de tænias, d’oxyures ou d’ascaris, suivant que ces parasites sont nombreux ou rares, suivant qu'ils sont seuls ou associés, suivant aussi sans doute qu’ils sont eux-mêmes bien portants, malades ou morts, en période de reproduction ou non, on pourrait, semble-t-1l, s’attendre à des formes cliniques absolument différentes.

En fait, les aspects cliniques sont, en effet, variés et nombreux, mais ils se superposent peu aux différents aspects étiologiques. Il semble, qu’à force justement de s’intriquer, les diverses influences que nous venons d’énumérer s’annulent ou, en tout cas, deviennent diflicilement identifiables.

Nous prendrons comme type de description la méningite vermineuse telle qu’elle se passe habituellement chez un enfant de cinq à dix ans, c’est-à-

dire la forme pseudo tuberculeuse.

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