LORIE RACE
me. En particulier, il en est un qui le fait avec une fréquence toute spéciale : c’est le tréponème. On sait combien il est banal de rencontrer chez des sujets atteints de syphilis rénale, des lésions méningées spécifiques. De même, on connaît des observations de sujets atteints de néphrite tuberculeuse, morts avec des symptômes nerveux, souvent des convulsions, que Von aurait facilement mis sur le compte de l’urémie, si une ponction lombaire n’était pas venue démontrer que le malade terminait sa vie avec une méningite tuberculeuse. Mais chez des sujets syphilitiques ou tuberculeux, on pense facilement à la possibilité d’une lésion méningée, d'une part parce qu’elle donne des symptômes assez caractéristiques, d’autre part parce qu’on est habitué, chez ces malades, à la rechercher. Lorsque le pneumocoque est en cause, au contraire, on risque de méconnaître l’envahissement méningé, à la fois parce qu'il est latent et parce qu’il n’est pas classique de le mettre en évidence.
Une question semblait intéressante à résoudre :
Le méningocoque, qui est l’agent habituel des méningites, ést-il susceptible de donner lieu au syndrome de méningonéphrite. Blayac, dans sa thèse, constate que la forme foudroyante convulsive de la méningite cérébrospinale est souvent en rapport avet des lésions rénales étendues, récentes ou anciennes, et il attribue l’apparition des convulsions à l’irritation des centres moteurs par les poisons urinaires. Chez ses malades, le signe de Kernig, la raideur de la nuque, la position en chien de fusil sont d'habitude présents,
mais il précise qu’il ne faut pas s’attendre à les trou-
MN SD Re
ver toujours. Bien qu’il n’y ait pas d'observations à l'appui de cette hypothèse, nous sommes entièrement de son avis, et nous pensons que le méningocoque peut, comme le pneumocoque, donner des ménirgo-
néphrites.
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