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tible de donner une semblable raideur méningitique, comme l’a signalé Thiers dans sa thèse ; aussi, malgré la constatation de ces signes méningés, on peut très bien faire entrer ces manifestations dans le cadre des méningonéphrites, à condition toutefois que la ponction lombaire permette de découvrir dans le liquide céphalo-rachidien un microbe qui se sera localisé sur les méninges. Il n’en est pas moins vrai que le diagnostic devient alors très difficile. Hutinel, en publiant l'observation que nous avons signalée, insiste sur cette difficulté à propos des méningites scarlatineuses et des néphrites à signes méningés frustes au cours de la scarlatine. Mouisset et Chalier, étudiant les complications rénales de la pneumonie, rappellent combien il est délicat de préciser, en présence d’un preumonique avec céphalées, vomissements, convulsions, où même demi coma, si ces symptômes sont en rapport avec des localisations nerveuses de l’inflammation ou bien s'ils doivent être rapportés à des manifestations d'ordre urémique. Blayac, enfin, en étudiant les formes foudroyantes de la méningite cérébrospinale, dont le début brusque serait provoqué par l'étendue des lésions rénales, croit que si les signes méningés sont la règle, il ne faut pas s’attendre à les trouver toujours. Et ceci ne fait que confirmer ce que nous disions précédemment sur l’importance de la ponction lombaire qui, seule, peut permettre
d'affirmer le diagnostic de méningonéphrite.