‹ Les Méningo-néphritesChapitre 7 sur 21 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Les observations que nous rapportons ont été classées d’après ce qui a été dit précédemment en méningonéphrites isolées — méningonéphrites survenant au cours de l’ictère grave, qui sont des méningonéphrites primitives. Nous terminons par les méningonéphri- {es secondaires.

OBSERVATION I (Résumée)

‘CROUZON. in Clinique et Laboratoire de l'Hôtel Dieu. Professeur DiEULAFOY, 1906, pages 173-184.)

Une femme de 43 ans est prise brutalement, au moment où elle faisait son ménage, de crises convulsives et tombe dans le coma. On note alors de l’œdème malléolaire avec grosse albuminurie et on fait le diagnostic d’urémie convulsive ; on saigne la malade. Le lendemain, elle est dans le même état et présente plusieurs crises convulsives, localisées à l’hémiface et au bras droit avec signe de Babinski, pupilles sans myosis et réflectivité tendineuse et oculaire normale. Il n’y a pas de Kernig. On constate en plus une température de 39° que rien n’explique. Le surlendemain, la malade, conslipée, parfois délirante, a repris connaissance et se plaint de céphalée sans signes méningés. Pour apaiser cette

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dernière on pratique une ponction lombaire qui retire un liquide céphalo-rachidien limpide, eau de roche, ab-— solument normal; mais à la grande stupéfaction des auteurs, l'examen bactériologique y décèle des polynucléaires et du pneumocoque. L'état de la malade s’améliore rapidement sous l'influence de la ponction lombaire et des bains chauds. On ne constate que pendant un jour le signe de Kernig, (nous ferons remarquer que celui-ci se voit souvent après une ponction lombaire, même en dehors de toute méningite). Une deuxième ponction lombaire, faite 5 jours après la première, montre des mononucléaires et du pneumocoque. La malade guérit complètement et sans séquelles.

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