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à M. P. E. Weil que sous ce nom on groupe des faits probablement disparates. H existe toutefois un type clinique bien individualisé, c’est | «hémopbhilie familiale », affecuüon héréditaire transmise per les femmes, qui, elles restent indemnes, aux descendants mâles. Il existe en outre des caÿ d’ « hémophilie sporadique ». Dans l’hémophilie familiale et dans lhémophilie sporadique les signes cliniques sont semblables : il s’agit de malades prédisposés aux hémorragies chez lesquels un traumatisme, même insignifiant, provoque une perte de sang qui n’a aucune tendance à l'arrêt spontané. Les lésions sanguines de l’hémophilie étudiées par Sahli, P. E. Weil, Nolf, Morawitz et Lossen sont les suivantes : le sang pris à la veine coagule très lentement et peut mettre jusqu’à 15 heures pour achever sa coagulation. Aussi y a:t-il séparation du cruor et du plasma, la coagulation plasmatique est constante et le caillot se rétracte en bissac à la limite du caillot blanc et du caillot rouge. Le temps de saignement est peu prolongé dans l’hémophilie (Duke), quelqu'étonnant que cela puisse paraître.
Ces caractères de lhémophilie sont très voisins de ceux de l’état hémorragique présenté par nos malades. Mais M. P. E. Weil pense qu’en réalité elles ne sont pas des hémophiles. « D'abord, dit-il, pour aucune d’entre elles on ne trouve lhérédité dans la lignée paternelle qu’on observe en général dans la diathèse
hémophilique. Leurs hémorragies se produisent beau-