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coup plus de façon spontanée qu’après provocalion, leurs lésions sanguines se rapprochent beaucoup plus de celles des purpuras. Pour certaines cependant le diagnostic différentiel serait difficile; il y a toujours des cas de transition » (Communication à la Soc. Méd. des
Hôp.). |
2° Syndrome purpurique.
. Ce second syndrome hémorragique, étudié par. Hayem, Marfan, son élève Nanu, a été surtout mis au point par MM. Bensaude et Rivet dans leur article des Archives générales de Médecine. Il est caractérisé par l'apparition spontanée d’hémorragies cutanées, muqueuses, viscérales.
Il existe des formes aiquës et des formes chroniques. Les premières qui englobent les purpuras toxiques ou infectieux, primitifs ou secondaires, la maladie de Barlow, ne peuvent nous intéresser en raison de leur évolution. Les formes chroniques seules retiendront notre atiention puisque nos malades présentent un état chronique. |
« Dans le purpura chronique, dit M. P. E. Weil, les malades présentent pendant un temps plus ou moins long des poussées du purpura récidivant, des hémorragies diverses (épistaxis, hématémèses, mérorragies). Les intervalles entre les crises sont plus ou moins longs,
et selon les cas, on peut être en présence d’un type
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hémorragique intermittent ou continu ». D’après MM. Bensaude et Rivet, les lésions sanguines du purpura chronique hémorragique sont les suivantes : coagulation normale ou légèrement retardée, caillot irrétractile (Hayem}, diminution du nombre des hématoblastes. En outre, ainsi que l’a montré M. P. E. Weil, il y a dans le purpura une prolongation souvent énorme du temps de saignement. Ces lésions sanguines persistent dans les intervalles des crises. Enfin le « signe du lacet » décrit par Weil et Chalier (de Lyon), est constant dans le purpura : il consiste dans Papparition d’un piqueté purpurique au-dessous d’une constriction légère du bras. Ce signe n’existe pas dans l’hémophilie, de même que les lésions sanguines du purpura diffèrent de celles que nous avons indiquées dans l’hémophilie :
Or, conformément à l’opinion de M. P. E. Weil, nous pensons que le syndrome présenté par nos malades rentre dans le cadre du purpura chronique hémorragique : avant la puberté, elles ont eu des épistaxis, des ecchymoses, du saignement des gencives, phénomènes typiques du purpura. A la puberté, ces mêmes phénomènes persistent, coexistant avec les ménorragies, ou les remplaçant dans certains cas et constituant ainsi de véritables hémorragies complémentaires ou supplémentaires des règles. Aussi les ménorragies ne semblent être qu’une manifestation nouvelle d’un état hémorragique qui existait déjà auparavant d’une façon plus ou
moins nette. D'ailleurs, quand on lit certaines observa-