‹ Les "Menteries" de ChateaubriandChapitre 15 sur 16 · I. Voir J, Héricourt. Les frontières de la maladie · texte numérisé non relu

I. Voir J, Héricourt. Les frontières de la maladie

faillance, équilibre subordonné lui-même en partie à la constitution originaire et aux métamorphoses de nos tissus et de nos humeurs, n'existe guère qu'aux pa3^s des chimères. Ici et là, l'état normal, ou tenu comme tel, comporte des oscillations qui, lorsque leur amplitude s'exagère^ confinent à l'état morbide, ou le réalisent. Chacun des éléments psychiques qui, devenus morbides, constituent par leur groupement l'hystérie, offre des degrés. Il va sans dire qu'on peut être orgueilleux, égoïste, d'humeur inégale et agressive, menteur, fourbe, accessible à la suggestion, coureur de guilledou, etc., sans être hystérique pour cela. Aucun de ces traits de caractère n'est en lui-même spécifique. Avant d'attribuer à l'un d'eux une valeur et d'en faire un signe de la névrose, il y a lieu de considérer d'abord son intensité, puis la fréquence de ses manifestations ou sa continuité, puis son association à d'autres signes de la névrose, enfin pour certains, comme le mensonge, sa modalité^ On le voit, n'est pas hystérique qui veut.

C'est ainsi que Fénelon a pu avoir une sensibilité vive, une imagination abondante, « l'esprit chimérique », quelque amour de soi et même

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