‹ Les "Menteries" de ChateaubriandChapitre 5 sur 16 · Jonhert, Sa correspotidance, p · texte numérisé non relu

Jonhert, Sa correspotidance, p

2. Telle est aussi l'opinion de M. A. Cassagne, La vie politique de François de Chateaubriand, p. 2o5. « N'est-il pas visible dit-il, qu'il (Chateaubriand) ne cherche qu'une occasion de se soustraire, fût-ce avec éclat et risque, à une dépendance qui lui est devenue odieuse ? » Chateaubriand était, à ce moment, croyons-nous, plus attaché à M™® de Custine qu'il n'était détaché du gouvernement consulaire. L'amour fut, dans sa vie. la grande affaire; l'amour l'occupa et le passionna plus encore que la politique. Qu'il veuille rester à Paris ou qu'il se montre épris de voyages, il y a presque toujours vers son horizon quelque silhoueUe féminine qui l'aguiche et sur laquelle il se guide. On sait comment notre Mage, retour de

qui, dans une machine toute prête à fonctionner, fait jouer le déclic. La cause profonde était très vraisemblablement ailleurs : à savoir le désir de rester à Paris, à portée d'une amie à ce moment très chère, et, probablement à côté de ce désir, la joie, chez ce grand indiscipliné, de briser sa chaîne.

Sa démission donnée, « il recouvre, dès ce moment, toute sa gaieté», écrit-il, quelques semaines après, à l'abbé de Bonnevie^ Le sacrifice n'avait donc pas été bien grand, et la mort du duc d'Enghien ne Tavait pas affligé longtemps". Celle-ci lui avait fourni le geste de bra-

Jérusalera, se trompa d'étoile, en suivit une qui l'égara vers le ciel voluptueux de l'Andalousie.

M. A, Cassagne relève également comme un des mobiles déterminants de sa démission sa passion pour M™*^ de Cusline. Nous sommes heureux de nous être rencontré avec lui sur ce point ; mais il ne fait intervenir cette influence qu'en seconde ligne. Bien que le très important ouvrage de M. A. Cassagne ait paru un peu après la première édition de notre opuscule, les pages relatives à ce sujet ont été certainement écrites à une date antérieure.

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