‹ Les méprises: comédies de la renaissanceChapitre 4 sur 14 · PRÉFACE. XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XI

A peine née, elle déploie une fécondité facile et riante. Elle se bifurque aussitôt, elle se divise en comédie soutenue ou régulière, comme^ dia sostenuta, et en comédie improvisée , corn-média deW arte; la première, dont le dialogue est entièrement écrit soit en prose , soit en vers , comme celui de nos pièces françaises et que les acteufs récitaient comme font les nôtres; la seconde, dont le scénario ou canevas était seul tracé et dont le dialogue était laissé à Tinspiration des acteurs. J^ai déjà, dans un autre ouvrage (i), expliqué les conditions et les procédés de cette double forme de Part comique. Je n'y reviendrai pas.

La commedia delV arte eut, comme la comédie soutenue, sa belle époque, son moment heureux, entre Ruzzante et Flaminio Scala. Dans cette première période, la passion, la mélancolie, la douleur même n'étaient nullement bannies du théâtre * â(//' improviso. Les soggetti ou canevas qui nous en restent ne sont pas toujours bouffons; il en est de très - dramatiques et de

(i) Molière et la Comédie italienne, ouvrage illustré de vingt vignettes représentant les principaux types du théâtre italien. Paris, à la librairie académique Didier et Cie, 1867.

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