‹ Les mères ennemiesChapitre 11 sur 18 · LS · texte numérisé non relu

LS

— Q«e pas «B Rasse, Thraunt. ne demeure en Pologme!

— Ds ATaîest U tefre, q«e b terre les ait !

— Le samg moskorite fécondera dos champs !

— Sa famée est Feacens qui plaît à Notre-Dame !

— Tn seconeras tes diûnes, ô patrie !

— Tn seras gioriense, ô mère dooloarense !

— Ta seras entre les nations comme le cèdre dans la foret !

— Et nons. tes libres oiseaux, nous chanterons dans tes branches !

Derrière M. le panetier, il t avait un hêtre; le gentilhomme prit sa hache, et, en quatre coups, renversa Varbre.

— Frères, les Russes sont moins durs à tailler que ce hêtre.

Une buse traversait Fair au-dessus de la clairière ; Féchanson épaula sa carabine, visa, tira ; Foiseau s'abattit dans les herbes.

— Amis, les Russes volent moins vite que les oiseaux de proie !

Puis, d'une voix unique, ils jurèrent ce serment, tournés vers la grande croix où leur dieu était cloué :

— Les fils mourront, la mère vivra !

Et la vieille Lithuanie forestière, noire et morose, tressaillit jusqu'en ses profondeurs où gronde Fours, où l'aigle crie, au bruit tumultueux de leur farouche amour !

Cependant ils s'apaisèrent, car il fallait élire un chef.

La délibération ne fut pas longue. Jadis M. le staroste avait signé l'acte de la Confédération de Bar; il

avait été le compagnon de Pulawski ; il était prudent quoique robuste encore ; il était brave quoique vieux.

— Nous demandons M. Kilinski, dit le castellan de Mikalina ; qu'il soit notre maréchal !

— D'accord! dit M. le syndic.

— D'accord ! dit M. l'échanson.

— D'accord ! d'accord ! dirent les autres.

— 11 y a accord, dit Jean Tryzna, notaire terrestre ; M. Kilinski commandera l'armée.

Mais l'homme qui avait lu le message du khan tartare leva la tète et dit :

— Non, il n'y a pas accord.

— Pourquoi?

Si! si!

— Tu n'as pas voix !

— Silence !

— Qui es-tu, d'abord?

Il dit:

— Qui je suis ?

— Oui.

— Un serf.

M. le panetier éclata de rire.

— Et qui-proposes-tu pour chef?

— Moi-même, répondit-il.

Ils voulurent le chasser; mais il tenait leurs secrets. D'ailleurs s'étant concertés, ils pensèrent que cet homme inconnu était peut-être quelque fameux seigneur, usant d'un déguisement pour se dérober en chemin aux curiosités des Russes; il se pouvait qu'il fussent devant un magnat de la grande Pologne, qui annonçait des secours et réclamait le maréchalat.

Sur l'avis de M. le syndic des moines, qui était

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