UNE CAMÉRISTE
Excellence ?
SONVA Pas (1e nouvelles de mon fils? (Varvarn fait signa que non.) Oh !
le méchant enfant ! Six jours entiers à la chasse, sans
m'écrire ! (Les caméristes lui retirent le corsage.) YEGOR, rentrant brusquement
Sonya !
SONVA
Fi ! mon frère, entrer de la sorte ! Vous n'y songez pas. Vous me voyez toute nue, Varvara, un peignoir, (ou renveioPPe
de mousseline claire. — Elle parait plus déshabillée encore) Eh biem QUe VOllleZ-VOUS? J'éCOUte. ( S'asseyant devant la toilette.) Pendant Ce
temps on me recoiffera et je changerai mes mouches.
VÉGOR
Ma sœur, j'ai épousé le diable.
SONVA, pendant qu'on la coiffe.
Voilà de vos exagérations ; Nadine est fort jolie.
VÉGOR
Passable !
SONVA
Blonde.
VÉGOR
J'ai un penchant pour les brunes.
SONY
Jeune.
} ÉGOB
Est-on femme avant trente ans ?
SONVA
Un joli embonpoint.
YÉGOB
Une petite tonne.
SONVA
Point sotte.
YÉGOR
Parbleu ! le diable.
SONVA
Un peu parleuse, c'est vrai.
VÉGOR
Elle ne dort pas, de peur de se taire! au total, insupportable.
SONVA
Votre femme, VOilà tOLlt. (Elle est coiffée, ses cnméristes agenouillées lui retirent ot lui romettent des chaussures.)
YÉGOR
En outre, elle me trompe.
SONVA
Eh ! que peut vous faire cela? Vous avez commis la folie de vous marier; vous n'avez pas, j'imagine, la sottise d'être jaloux?
V1ÎGOR
Suis-je un rustre, ma sœur? Mais Nadine passe les bornes.
SONTA
Bon ! Est-ce qu'il y a des bornes?