LETTRE XXXVI
De la même à la même.
Le icr novenaibre.
ELLEestpartiei...IlyauDebeare!main« tenant chaque minute l'étoigue de moi !....
A son âge tout disirait, on s'afflige facilement 9 on se console de même ! Ah ! tant mieux !... puissé»)e souffrir seule !... L'état où je suis n'est pas concevable et n^ est pas naturel ! .. . cette douleur profonde et décfai* rante ne peut être inspirée que par un fa*^ neste* pressentiment. Ah I mon amie y je ne la reversai ]amaisL.»non jamais ! j'en suis sûre : j'en mourrai. Oui, je l'aimois trop!
c'est une véritable idolâtrie , et par consé-* quent une folie coupable. Le ciel m'en punira; je ne la reverrai plus !..... Ah! c'est dans sa bonté que Dieu nous interdit les sentimens passionnés! quelle défense pa^ternelle! Que peut-On admirer sur la terre?
des vertus toujours imparfaites et souvent trompeuses, des créatures fragiles, incons* tanles, et dont la mort ou Tabsence peuvent séparer à jamais!... 6 cette seule idée
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ne suffit«eI1e pas pour empoisonner tous les charmes de I attachement le plus heureux!... Cependant il faut au cœur un objet qui puisse le remplir entièrement. Je veux admirer avec transport, je veux aimer sans inesare ! Ah ! je ne le puis légitimement qu'en remontant à la véritable source de la perfection! La seasibRité, celte précieuse fa» culte d'aimer sans bornes , n'est qu'un égarement et une folie quand elle n'a pas pour objet un être parfait , un être infini ! • • • • Le soin de dissimuler ma douleur me la tend encore plus amère. Personne ici ne me plaint! on ne me devine plus^ on ne me consola plus!.... Albert, dans cette occasion ^ n'est pas aimable pour moi; il a l'air de ne passe douter que ce départ puisse m'aflliger, je vois nnême qu'il est charmé de 1 absence
de cette pauvre petite; il neTaimepas!
Maurice est tout aussi gai que de coutume»
Zéphirine n'a pleuré qu'un instant; M'^*" du Hocher est insoutenable par les choses déplacées qu'elle dit là*dessus •• tout le
monde me paroit insensible et grossier !... . Que je suis aigrie et mécontente ! • • • •
A midi.
Je reçois un billet d'elle , et bien lou-
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chant.... Je leur avoîs donné dés chevaux pour les conduire Jusqu'à la première poste ; elle m'a écrit par le postillon qui rathène les chevaux. Ah! chère amie^ que je l'aime, et que mon pauvre cœur est souffrant et combattu !