LETTRE XLIV
De la même à la même*
Le a nuu.
Albert est parti hier pour Lyon avec MauMce et Stépben. II a dit qu'il reviendroit dans trois semaines ; mais je soupçonne qu'il fera un plus long voyage, et qu'il pourroit bien aller à Genève. Qael goût il a pris pour les. voyages!... Hélas?
quand on ne se trouve pas heureux ^ ^i aime à changer de place ! • • •
Mon beau-frère et sa femme ont passé deux jours ici , et viennent de partir. Ma beUe-sœur est véritablement insupporlahle avec Zéphirine, elle la brusqua, la gronde sans raison , et cherche toutes les occasions *ûe Thumilier et de lui dire des choses désagréables. Hier au soir, M^^"^ du Rocher envoya à Zéphirine un jaune d'œnE délayé dans de l'eau; Zéphinne, qui étoît enrhumée, crut que c'étoit un lait de pou/e^ et l'avale; point du tout, c'étoit un cosmétique pour débarbouiller. Ce malia Zié-
RIVALES. i6i
plûrîne entre dans la chambre de M}^^ da IVocher^ y trouvé des fraises eTles mange^ et ces fraises éloient préparées ^ suivant FanUque coutume de M^^**^ du Rocher^ pour \nï laver les mains. Enfin , Zéphirine mangeant toutes les recettes de beauté de M^^^ du Rocher, a pris encore quelques amandes douces et bu un verre d'eau de riz. Croiriez-vous . que M°^® d'Orgeval , pour ces graves délits , a fait a la pauvre Zéphirine les scènes publiques les plus .sérieuse^ et mèine leç plus violentes ! elle <}m figeai tant moquée pendant toute sa Jeunesse des cosmétiques de ,M^^^ du Ro« cberl. • • Q qu/uiae mauvaise mère est une chose monstrueujîe et révoltante !
Adieu y mon amie; mandez- no^oi^d nous 210D5 verix>]:fô samedi à Bourbon.; ; ,
Jl
t&i LES MERES