‹ Les mères rivalesChapitre 13 sur 45 · LETTRE CLIII · texte numérisé non relu

LETTRE CLIII

Réponse du chei>aUer.

D'Autun , le 25 août.

Comme vous l'observez fort bien, ineii nest plus clair. Quant à ma discrétion , je pourrois dire de l'héroïne que l'amant favorisé par elle

A si peu de temps pour le croire , Qu'il n'en a pas pour s'en vanter.

Mais ( sans me compter ) nous en trouverons bien une demi-douzaine. Vous avez oublie' dans votre calcul le président de*** qu'elle eut à Dijon^ et puis les deux buveurs d'eau de Bourbon , Landry et Duvalj ces trçis-là sont aussi constatés que les autres. Nous pouvons sans lémérité en supposer pour le moins autant d'inconnus, ainsi je crois que le total va bien jusqu'à quinze;.... et elle écrit toujours son journal et ses mémoires! J'imagine qu'à l'exemple de

la fameuse madame de Staal, elle ne s'y peint qu'en buste. Mais cela n'est-il pas suffisant? Le cœur se trouve dans le buste, et le cœur est tout :

Le veste ne vaut pas l'honneur d'être nommé (i).

Instruisez-moi du dénoûment, je vous prie. Si, comme tous les honnêtes gens le pensent, ce n'est pas une éternelle se'paration, votre .frère est le plus sot et le plus lâche de tous les hommes.

Adieu , mon cher ; mes respectueux hommages à madame d'Orgeval.

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