‹ Les mères rivalesChapitre 31 sur 45 · III · texte numérisé non relu

III

des preuves positives 3 avouez du moins qu'il y a de quoi s'e'tonner, douter et s'attrister. Vous me reprochiez de m'abandouner à des idées fantastiques qui troublent et noircissent mon imagination. Ali! ma mère!... hélas! je suis forcé d'aimer avec moins d'abandon l'objet qui pouvoit seul occuper uniquement et remplir mon cœur. . . Toute idée étrangère à cet objet , quelque triste qu'elle paroisse, si elle peut me distraire de mon infortune réelle , ne sauroit être pour moi que salutaire. Les illusions du souterrain n'agissent que sur mon imagination qu'elles occupent fortement, elles )ie m'inspirent que de la mélancolie ; mes réflexions sur Pauline me déchirent le cœur^ et si je ni'y livrois sans réserve, elles me jeteroient dans le plus affreux <lésespoir ! . . . Laissez-moi donc m'égarer avec une ombre, méditer sur un tombeau, et dans des rêveries vagues, tristes, mais attachantes, perdre quelquefois le souvenir et le sentiment de mes peines véritables!

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