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LA CONTEMPLATION DES CIEUX

l.a nuit montait, pensive, au trône obscur des soirs, Et déployait ses voiles sombres ;

Le Soleil, descendu sous l'empire des ombres,

Était mort pour les coteaux noirs.

Du couchant assombri les lueurs empourprées Avaient éteint leurs derniers feux ;

La Lune, lampe immense, illuminait des eieux Les vastes plaines éthérées.

Aux constellations dont le ciel rayonnait J’élevai mes yeux en silence :

Et, tout tremblant, je vis, au fond du ciel immense. L’œil de Dieu qui me regardait !

C’est par la contemplation de la nature que nous pouvons entrer parfois en communication avec la Vérité absolue, et sentir exactement la beauté comme la grandeur de la création. Qu’elle est belle, qu’elle est digne de l’esprit humain, cette contemplation des splendeurs visibles de l’œuvre créée! Combien ces études sont supérieures aux préoccupations vulgaires qui captivent nos jours et emportent nos années ! Combien elles élèvent l’âme vers les véritables grandeurs ! Dans le monde artificiel que

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