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LES UNIVERS LOINTAINS, SOLEILS DOUBLES, MULTIPLES, COLORÉS

Par delà l'infini des deux, Je Tis encore une étendue Où des soleils mystérieux, Qui se cachent à notre vue, illuminent d'autres mortels.

Ifà notre terre est inconnue.

Là sont d'immenses archipels Dont les humains, sans se connaître, Adorent tous le même Maître, Chacun sur différents autels.

Les merveilles qui viennent de passer sous nos yeux pâlissent encore devant celles dont nous approchons. Ici, ce que nous appelons la nature est entièrement bouleversé. Nos observations, les idées issues de Texpérience, nos classifications, nos jugements en ce qui concerne les œuvres de la nature, n'ont plus la moindre application. Nous sommes réellement dans un autre monde, étrange, invraisemblable, non naturel pour nous. La vie, les forces

qui Tentretiennent.la lumière, la chaleur, l'électricité, les périodes des jours et des nuits, les saisons, les années, le monde visible et invisible, tout est transformé. Nous voici à la surface de globes qélestes illuminéspar plusieurs soleils, de toutes grandeurs, de toutes lumières, de toutes couleurs, par des lunes aux disques multicolores. Rien d'approchant ne s'est vu sur la terre : est-ce vraiment là notre création ? ne sont-ce pas d'autres univers?

Résumons doncen un même panorama les études que nous avonsfaitessur la nature de ces mondes*, et observons les types essentiels de l'étonnante diversité qui les sépare du nôtre.

La blanche lumière de notre soleil déverse ses rayons éclatants du haut de l'azur, et grâce à l'atmosphère transparente dont les mille réflexions forment un véritable réservoir de lumière, tous les objets qui ornent ou peuplent la surface du globe sont enveloppés de cette clarté. Cependant cette lumière blanche n'est pas simple. Elle renferme dans son rayon la puissance de toutes les couleurs possibles, et les corps, au lieu de nous paraître tous revêtus d'une blancheur uniforme, absorbent certaines couleurs de ce rayon complexe et réfléchissent les autres : c'est cette réflexion qui constitue à no? yeux la coloration de ces corps. Elle dépend donc de l'agencement moléculaire de la surface réfléchissante , de sa disposition à recevoir certains rayons du spectre et à renvoyer les autres. Mais la

1, V. Annuaire du Cosmos pour l'année 1865.

somme de toutes ces couleurs constitue le blanc originaire, source unique de ces apparences diverses.

Il est bon de se rappeler maintenant que cette théorie applicable au monde organique reçoit encore une importance plus considérable lorsqu'on envisage le mode de coloration de substances organiques; la beauté des plantes, la diversité des prairies, Vot des sillons, la blancheur du lis, l'écar- 4ate, Torangé, Tazur et les nuances ravissantes qui font la richesse des fleurs; l'éclat du plumage chez les petits oiseaux des tropiques , la neige des colombes, la fourrure fauve du lion du désert comme le rayonnement des blondes chevelures : c*est à la lumière blanche de notre soleil qu'il faut remonter pour Texplication de la beauté visible, c'est en elle que réside la source des nuances infinies qui décorent les formes de la nature.

Or supposons un instant qu'au lieu de la blanche source de toute lumière qui nous inonde, nous ayons un soleil bleu foncé. Quel changement à vue aussitôt s'opère dans la nature ! Les nuages perdent leur blancheur argentée et l'or de leurs flocons pour étendre sous le ciel une voûte plus sombre; la nature entière se couvre d'une pénombre colorée; les plus belles étoiles restent dans le ciel du j[our; les fleurs assombrissent l'éclat de leur brillante parure ; les campagnes se succèdent dans la brume jusqu'à rhorîzon invisible; un jour nouveau luit sous les cieux. L'incarnat des joues fraîches eflace son duvet naissant, les visages semblent vieillir, et

l'humanité se demande, étonnée, l'explication d'une formation si étrange. Nous connaissons si peu le fond des choses , nous tenons tant aux apparences, que l'univers entier nous semble renouvelé par cette légère modification de lumière solaire.

Que serait-ce si , au lieu d'un seul soleil indigo, suivant avec régularité son cours apparent, s'assurant les années et les jours par son unique domination , un second soleil venait soudain s'unir à lui , un soleil d'un rouge écarlate disputant sans cesse à son partenaire l'empire du monde des couleurs? Imaginez-vQus qu'à midi, au moment où notre soleil bleu étend sur la nature cette lumière prépombrable que nous décrivions tout à l'heure, rincendie d'un foyerresplendissant allume à l'orient ses flammes. Des silhouettes verdâtres se dressent soudain à travers la lumière diffuse, et à l'opposite de chaque objet une traînée sombre vient couper la clarté bleue étendue sur le monde. Plus tard le soleil rouge monte tandis que l'autre descend , et les objets sont colorés , à Torient des rayons du rouge, à l'occident des rayons du bleu. Plus tard encore , un nouveau midi luit sur la terre , tandis qu'au couchant s'évanouit le premier soleil, et dès lors la nature s'embrase d'un feu rouge écarlate. Si nous passons à la nuit, à peine l'occident voit-il p&lir comme de lointains feux de bengale les derniers rayonnements de la pourpre solaire, qu'une aurore nouvelle fait apparaître à l'opposite les lueurs azurées du cyclope à l'œil bleu. L'imagination des poètes, le caprice des peintres, créeront-ils sur la

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palette de la fantaisie un inonde de lumière plus hardi que celui-ci? La main folle de la chimère, jetant sur sa toile docile les éclats bizarres de sa volonté, édiliera-t-elle au hasard un édifice plus étonnant que celui-ci? -- Hugel a dit que « tout ce qui est réel est rationnel , » et que « tout ce qui est rationnel est réel. » Cette pensée hardie n'exprime pas encore toute la vérité. 11 y a bien des choses qui ne nous paraissent point rationnelles et qui néanmoins existent en réalité dans Tune des créations sans nombre de l'infini qui nous entoure.

Ce que nous venons de dire à*propos d'une terre éclairée par deux soleils de diverses couleurs, dont l'un serait bleu foncé et l'autre rouge écarlate, n'ai rien d'imaginaire. Par une belle nuit calme et pure, prenez votre lunette et regardez dans Persée, ce héros sensible marchant en pleine Voie lactée ettenant en main la tête de Méduse; regardez, dis-je, l'étoile y\ : voilà au grand jour notre monde de tout à l'heure. La grande étoile est d'un beau rouge, Tau-^ tre est d'un bleu sombre. A quelle distance ce monde étrange est-il situé? c'est ce que nul ne peut dire* On peut seulement affirmer qu'à raison de 77 000 lieues par seconde , la lumière met plus de cent ans à nous venir de là.

Mais ce monde n'est pas le seul de son genre. Celui de y d'Ophiuchus lui ressemble à un tel point qu'on pourrait facilement s'y tromper et les prendre i'un pour l'autre ( à cette distance -h , ce serait, il est vrai , pardonnable ). Seulement dans le système d'Ophiuchus le soleil bleu n*est pas aussi foncé

que dans l'autre. Une étoile du Dragon ressemble beaucoup aux précédentes ; mais chez elle le graiid

soleil est d*un rouge plus foncé ; une autre du Taureau a son grand soleil rouge, son petit bleuâtre ;

une autre encore, v) d'Argo, a son grand soleil bleu et son petit rouge sombre.

Âinsivoilà notre monde imaginaire réalisé en plusieurs endroits de l'espace. Et il y a, à n'en pas douter, de^ yeux humains qui là-bas contemplent chaque jour ces merveilles. Qui» sait? — et la chose est très-probable — ils n'y font peut-être guère atten-r tion, et dès leur berceau habitués comme nous à la même vue, ils n'apprécient pas la valeur pittoresque de leur séjour. Ainsi sont faits les hommes. Le nouveau; l'inattendu seul les touche; quant au naturel,, il semble que c'est là un état éternel, nécessaire, fortuit, de l'aveugle nature, et qui ne mérite pas la peine d'être observé. Si les humains de là-bas venaient chez nous, tout en reconnaissant la simplicité de notre petit univers, ils ne manqueraient pas de l'observer avec surprise, et de s'étonner de notre indifférence.

C'est sans doute après avoir rêvé à ces étranges et lointains univers, que Victor Hugo écrivit les strophes suivantes :

c S'il nous était donné de faire

Ce voyage démesuré,

Et de voler de sphère en sphère

A ce grand soleil ignoré ;

Si, par un archangequi Paime,

L'homme aveugle, frémissant, blême,

Dans les profondeurs du problème,

Vivant, pouvait être introduit ;

Si nous pouvions fuir notre centre.

Et, forçant l'ombre où Dieu seul entre,

Aller voir de près dans leur antre Ces énormités de la nuit;

f Ce qui t'apparaltrait te ferait trembler, ange ! Rien, pas de vision, pas de songe insensé, Qui ne fût dépassé par ce spectacle étrange ; Monde infernal, et d'un tel mystère tissé, Que son rayon fondrait nos chairs, cire vivante, Et qu'il ne resterait de nous dans l'épouvante Qu'un regard ébloui sous un front hérissé.

Tu verrais! — un soleil, autour de lui des mondes. Centres eux-môme ayant des lunes autour d'eux ; Là, des fourmillei^ents de sphères vagabondes ; Là des globes jumeaux qui tournent deux à deux, d

Les soleils qui constituent ces systèmes multiples diffèrent donc encore du nôtre par leur coloration. Dans leur variété, parmi l'ensemble des astres, une nouvelle variété se manifeste encore. Les systèmes binaires colorés ne se composent pas unanimement des soleils rouges et bleus auxquels nous faisions allusion, tout à l'heure; les moyens ne leur font pas défaut; il en est ici comme dans Tuniversalité des productions de la nature ; c'est à une source intarissable qu'elle a puisé pour la richesse et le luxe dont elle a décoré ses œuvres.

Voici par exemple le beau système de y d'Andromède. Le grand soleil central est orangé, le petit qui gravite à l'entour est vert émeraude. Que résulte-il du mariage de ces deux couleurs? L'orange et l'émeraude? N'est-ce pas là un assortinent plein de jeunesse, si cette métaphore est permise? Un grand et magnifique soleil orange au milieu du

ciel; puis une émeraude brillante et qui gracieusement vient mariera Tor ses reflets verts.

Voici encore dans Hercule,deux soleils rouge et vert; dans la chevelure de Bérénice : Tune rouge pâle, l'autre d'un vert limpide; dans Cassiopée, soleil rouge et soleil vert : nouvelle série de nuances tendres et ravissantes.

Changeons la vue ; il suffit pour cela de considérer d'autres systèmes, il y a plus de variété parmi eux que dans tous les changements à vue que l'opticien peut produire sur l'écran d'une lanterne magique. Tels univers planétaires éclairés par deux soleils ont toute la série des couleurs renfermées au-dessous du bleu et ne connaissent point les nuances éclatantes de l'or et de la pourpre qui jettent tant de vivacité sur le monde. C'est

- dans cette catégorie que se trouvent placés certains systèmes situés dans les constellations d'Andromède, du Serpent, d'Ophiuchus, de la chevelure de Bérénice, etc. Tels ne connaissent que des soleils rouges, comme une étoile double du Lion par

'exemple. Tels autres systèmes sont voués au bleu et au jaune, ou du moins sont éclairés par un soleil bleu et un soleil jaune qui ne leur donnent qu'une série limitée de nuances comprises dans les combinaisons de ces couleurs primitives; tels sont des systèmes de la Baleine, de l'Éridan dont Tune est couleur de paille et l'autre bleue, de la Girafe, d'Orion, de la Licorne, des Gémeaux, du Bouvier, la grande jaune, la petite bleu-verdâtre, du Cygne, dont la petite est d'un bleu intense. Nous avons

d'uni autre côté les assortiments du rouge et du vert; comme on en voit dans Gassiopée, la Chevelure et Hercule.

D'autres systèmes stellaires se rapprochent davantage du nôtre, en ce sens que Tun des soleils qui les illuminent a comme le nôtre une lumière blanche, source de toutes les couleurs, tandis que son voisin vient rejeter un reflet permanent sur toutes choses. Voici par exemple les mondes qui circulent autour du grand soleil d'à du Bélier; ce grand soleil est blanc, mais on voit constamment dans le ciel ua autre soleil plus petit, dont le reflet bleu couvre comme d'un voile les objets exposés à ses rayons. La 26* de la Baleine se trouve dans les mômes conditions, et il en est de même d'un trèsgrand nombre d'étoiles, parmi les plus brillantes. Telle est l'étoile /i du col du Cygne, qui est en outre l'une des variables les plus remarquables : dans une période de 404 jours, le grand soleil Blanc diminue de la cinquième à la onzième grandeur et revient à son état primitif. Pour les mondes qui gravitent autour du soleil principal dans ces systèmes binaires, la lumière blanche originaire paraît donner naissance aux variétés infinies que nous observons sur la terre, avec réserve d'un reflet bleu constamment issu de l'autre soleil : mais pour les planètes qui gravitent autour de celui-ci, c'est la coloration bleue qui domine tandis que l'action du soleil blanc plus éloigné n'est que secondaire.

De même qu'il y a des soleils blancs accompagnés de soleils bleus, de même il en est accompagnés de

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soleils rouges ou jaunes.... Mais je ne m'arrêterais pas dans cette énumération, si je voulais passer en revue toute l'armée du ciel.

Quelle variété de clarté, deux soleils, Tun rouge, et l'autre vert, l'un jaune et l'autre bleu, doivent répandre sur une planète qui circule autour de l'un ou de l'autre; à quels charmants constrastes, à quelles magnifiques alternatives doivent donner lieu un jour roiige et un jour vert, succédant tour à tour à un jour blanc et aux ténèbres 1 Quelle nature est-ce là ! Quelle inimaginable beauté revêt d'une splendeur inconnue ces terres lointaines disséminées au fond des espaces sans fin ?

Si comme notre lune qui gravite autour du globe, comme celle de Jupiter, de Saturne, qui réunissent leurs miroirs sur l'hémisphère obscur de ces mon- , des, les planètes invisibles qui se balancent là-bas sont entourées de satellites qui sans cesse les accompagnent; quel est l'aspect de ces lunes éclairées par plusieurs soleils? Cette lune qui se lève des montagnes lumineuses est divisée en quartiers diversement colorés, l'un rouge, l'autre bleu : — cette autre n'ojffre qu'un croissant jaune; celle-là est dans son plein, elle est verte et paraît suspendue dans les deux comme un immense fruit. Lune rubis, lune émeraude, lune opale: quels diamants célestes! nuit de la terre, qu'argenté modestement notre lune solitaire, vous êtes bien belle, quand l'esprit calme et pensif vous contemple I Mais qu'êtes-vous à côté des nuits illuminées par ces lunes merveilleuses?

Et que sont les éclipses de soleil sur ces mondes? Soleils multiples, lunes multiples^ àquelsjeuxinfinis vos lumières mutuellement éclipsées donnent-elles naissance! Le soleil bleu et le foleil jaune se rapprochent; leur clarté combinée produit le vert sur les surfaces éclairées par tous deux, le jaune ou le bleu sur celles qui ne reçoivent qu'une seule lumière. Bientôt le jaune s'approche sous le bleu ; déjà il entame son disque et le vert répandu sur le monde pâlit, pâlit, jusqu'au moment où il meurt, fondu dans Tor qui verse dans l'espace ses rayonnements cristallins. Une éclipse totale colore le monde en jaune. Une éclipse annulaire montre une bague bleue autour d'une pièce d'or. Peu à peu, insensiblement, le vert renaît, et reprend son empire.

Ajoutons à ce phénomène celui qui se produirait si quelque lune venait au beau milieu de cette éclipse dorée couvrir le soleil jaune lui-même et plonger le monde dans l'obscurité, puis suivant la relation existant entre son mouvement et celui du soleil, continuer de le cacher après sa, sortie du disque bleu et laisser alors la nature retomber sous le rideau d'une nouvelle couche azurée. Ajoutons encore.... mais non, c'estle trésor inépuisable de la nature: y plonger à pleines mains c'est n'y rien prendre.

J'aime terminer ces descriptions par un chant gracieux, œuvre du poète américain Bryant, par le Chant des étoiles. Ces strophes sont à leur place naturelle, après lés harmonies de lumière et de ra«

vissantes colorations que nous venons d'observer dans le monde de ces étoiles lointaines.

•c Lorsque le matin radieux de la création s'éleva, et que le monde s'éveilla dans le sourire de Dieu ; lorsque les royaumes déserts de l'obscurité et de la mort sentirent le souffle de sa puissance émouvoir leurs profondeurs, que les orbes splendides, que des sphères enflammées, de Tabîme du vide s'élevèrent par myriades dans la joie de la jeunesse; comme elles s'élançaient en avant pour jouer dans les profondeurs grandissantes de l'espace, leurs voix argentines s'unirent en chœur, — et* voici le chant que chantait l'une des plus brillantes :

« En avant! en avant! parmi les vastfts, les vastes cieux, parmi les Jjeaux champs d'azur qui s'étendent devant vous. Voguez, soleils accompagnés des mondes qui roulent autour de vous; et vous, planètes suspendues sur votre pôle tournant, avec vos îles de verdure, vos blancs nuages et vos ondes couchées, comme une lumière fluide.

« Car la source de la gloire dévoile sa face, et la lumière déborde l'espace sans bornes. Nous buvons en voguant les marées lumineuses dans notre air limpide et nos plaines fleuries. Ah! oui. Voguez au delà des vivantes splendeurs! Suivez en chantant notre chemin joyeux.

« Regardez ! regardez ! là-bas, à travers nos rangs étincelants, dans l'azur infini, étoile après étoile, comme ces astres brillent et fleurissent lorsqu'ils passent dans leur course rapide ! Gomme la verdure court sur leur masse roulante, comme les

vents légers marquent leur passage lorsque les petites vagues s'émeuvent et que se courbe la tète des jeunes bois.

« Voyez, le jour plus brillant verse ses rayons, comme Farc-en-ciel se suspend dans Tonde de Tatmosphère' éclairée 1 Et les crépuscules du matin et du soir avec leurs richesses de nuances, lorsqu'ils descendent sur les brillantes planètes y répandant leur rosée ! et entre eux, sur les régions fécondes, la nuit qui les couvre de son cône d'ombre.

«En avant! en avant! Dans nos bocages en fleurs, dans la douce brise enveloppant les sphères, dans les mers et les sources qui brillent avec Taurore, voyez, l'amour court, la vie naît, des myriades d'êtres respirent et se séparent de la nuit pour se réjouir comme nous dans le mouvement et dans la lumière.

« Glissez dans votre beauté, 6 sphères pleines de jeunesse! dominant la danse qui mesure les années. Glissez dans la gloire et dans la joie qui s'étend jusqu'aux plus lointaines frontières du firmament, source visible de Celui dont le front se cache sous un voile devant lequel pâlissent nos flaiTibeaux. »

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