‹ Les merveilles de l'architecture (volume 2)Chapitre 128 sur 191 · LIV. V. GHAP. II. BOURGES · texte numérisé non relu

LIV. V. GHAP. II. BOURGES

réparable à prix d'argent.... » Les charpentes des bas côtés n'avaient que peu souffert; il fut résolu de reconstruire en fer les combles incendiés ; on couvrit les voûtes de béton sur lequel furent étendues des lames de plomb. Plusieurs lois accordèrent sur le budget les fonds nécessaires. Et le noble édiGce, debout dans toute son intégrité sur sa haute colline, brave encore le temps.

§ 3. La cathédrale fie Bourges (douzième et treizième siècles).

Saint-Étienne de Bourges, situé sur la partie la plus élevée de la ville, domine les vastes plaines qui l'environnent. Son immense frontispice, large de cinquante-cinq mètres, est couronné par deux tours, de beauté médiocre, œuvres postérieures au corps de l'édifice. La renommée de l'église est justifiée par ses cinq nefs que portent soixante piliers, par ses vitraux admirables, conservés en grand nombre, enfin par ses portails latéraux et sa crypte de forme irrégulièrement circulaire. Les dimensions de Saint- Étienne sont de cent seize mètres en longueur, trentesept mètres cinquante en hauteur et quarante et un en largeur.

M. Mérimée parle ainsi de la cathédrale de Bourges : « C'est une basilique arrondie à son extrémité orientale, et entourée en ce point de cinq chapelles, toutes remarquablement petites; le terrain s'abais-

sant vers l'est, ces chapelles reposent en encorbellement sur des espèces de consoles. Sous les bas côlés

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Calhéilrale de Bourges.

du chœur sélend en demi-cercle une crypte, ou plutôt une église souterraine, dont les voûtes retombent

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