LIV. V. CHAP. III. COUGY
ces grandes portes. Les voûtes des tours sont garnies d'arceaux croisés. Quelques cheminées existent dans les salles qui surmontent les portes ; le tuyau en est toujours octogone.
« Dans les petits côtés du carré long qui forme l'enceinte murale, sont des tours dont la partie basse est carrée, mais dont la partie supérieure, en encorbellement sur le carré, est de forme octogone ; l'appareil de ces parties coupées à pans n'est point en bossage, et elles peuvent être moins anciennes que les autres.
« Les portes par lesquelles on entre des courtines dans les tours, sont défendues par des espèces de mâchicoulis que M. Mérimée a proposé de nommer Moucharabis. On ne remarque pas de pareils ouvrages de défense au-dessus de toutes les portes qui s'acc"'dent du côté intérieur du mur vers la ville. Les courtines sont dépourvues de mâchicoulis. » (Abécédaire de Caumont.)
§ 4. Le château de Coucy.
Dès le dixième siècle, il y eut à Coucy une forteresse que disputèrent aux archevêques de Reims les comtes de Yermandois et de Champagne. Une chapelle romane est tout ce qui reste de cet ancien château. Les restes imposants qu'on admire aujourd'hui datent du treizième siècle.
et Bâti par Enguerrand III, de 1225 à 1230, le châ-
teau de Goucy domine des escarpements assez rapides qui s'élèvent de cinquante mètres environ audessus d'une riche vallée, terminée au nord-ouest par la ville de Noyon et au nord nord-est par celle de Chauny. Il couvre une surface de dix mille mè-
liitrrieur des ruines du château de tiuucy.
très environ. Ce n'est plus une enceinte flanquée, enveloppant des hAtimonts disposés au hasard, ainsi que les cliAteaux des onze et douzième siècles ; c'est un édifice vaste , conçu d'ensemble et élevé d'un seul jet, sous une volonté jiuissante et au moyen de ressources immenses. » (Viollet-le-duc.)