LIV. VI. CHAP. I. SAINT-PIERRE DE ROME
ils reçoivent les retombées ont treize mètres vingtsix centimètres d'ouverture. (La grande nef de Notre-Dame de Paris n'en a pas douze); le dôme a quarante-deux mètres soixante centimètres de diamètre intérieur; les piliers qui le supportent ont vingt mètres d'épaisseur.
Les cathédrales de Milan, du Mans, de Reims, les plus longues qui existent, sont de beaucoup dépassées. Quant à Notre-Dame de Paris, aux cathédrales de Bourges et de Chartres, elles tiendraient sans peine dans le transsept.
« Le vestibule a soixante-dix mètres quaire- vingts centimètres de longueur; la hauteur sous clef de la grande nef est de quarante-sept mètres trente centimètres (la colonne Vendôme n'en a pas tant; mais le chœur de Beauvais a quatre-vingts centimètres de plus). Celle de l'ouverture pratiquée au sommet de la coupole^ est de cent ifn mètres au-dessus du sol de l'église (les tours Notre-Dame de Paris ont soixante-six mètres de hauteur); et il y a trenteet un mèties vingt -trois centimètres de distance entre cette ouverture et le sommet de la croix qui couronne la grande boule de bronze. » La grande pyramide d'Egypte, la tlèche de Strasbourg et les clochers d'Amiens dépassent cette hauteur de treize, dix et deux mètres environ. » La surface couverte par les constructions est de vingt-trois mille mètres carrés environ, non compris les sacristies,
2iJ
et les galeries et portiques qui précèdent le monument.
« Cependant, on n'est point frappé de ces dimensions exceptionnelles quand on entre dans rédifice. On sait qu'il est très-vaste, et l'on éprouve une impression diamétralement opposée à celle qu'on prévoyait..-.. Puisque les dimensions réelles d'une construction sont un élément de beauté, il n'y a pas mérite, il y a évidemment défaut à ne pas tirer parti de ces choses, à ne pas les mettre en évidence, quand elles existent. L'erreur commise à Saint- Pierre provient de l'exagération d'une qualité : de ce que tout y a été grandement conçu et grandement traité. Sans doute, il faut concevoir avec ampleur, il faut que les parties se tiennent en harmonie avec l'ensemble, que dans un immense monument les divisions principales soient établies sur une vaste échelle; mais, dans ces divisions, on peut subdiviser et introduire des formes ([ui rentrent dans les dimensions auxquelles nous sonnnes hal)itués, et viennent donner le sentiment de la grandeur matérielle. C'est ce qu'on a fait cà Sainte-Soi)hie de Constantinople, aussi bien que dans la basilique de Constantin à Home, et ce qui a été négligé à Saint-Pierre. Là, tout est énorme, et les subdivisions manquent, surtout dans la nef ; et ce ne sont pas seulement les membres d'architecture qui ont reçu ces proportions colossales, mais encore les