‹ Les merveilles de l'architecture (volume 2)Chapitre 155 sur 191 · LIV. VI. CHAP. I. SAINT-PIERRE DE ROME · texte numérisé non relu

LIV. VI. CHAP. I. SAINT-PIERRE DE ROME

compartiments; la voûte, de stucs et mosaïques dorés; l'arc des cintres qui entrent sous le dôme est plus que demi-cercle ; il se recourbe un peu vers la naissance : etTet que les uns blâment et que les autres approuvent. Les quatre monstrueux piliers du centre, qui portent le dôme, sont revêtus, en même symétrie que les autres, de pilastres cannelés, redoul)]és dans les ressauts. Les quatre évangélistes sont peints en mosaïque dans les angles, au-dessus de la corniche corinthienne et au-dessous du dôme. Tout le pourtour commence à se former sans interruption , par une grande frise circulaire , sur laquelle les mots : Tu es Petrus, et super hanc petram, etc. , écrits en mosaïque sur un fond d'or, se lisent facilement du bas. Les lettres de cette inscription ont quatre pieds et demi de haut. Le dôme commence à s'élever au-dessus de la frise, par un grand ordre de pilastres composites, architraves, sur des piédestaux, et par-dessus une espèce d'attique, d'où part la haute calotte, bien plus belle et mieux proportionnée que celle du Panthéon ; elle est ornée de stucs et de peintures mosaïques. Le centre est ouvert en rond par lo bas, d'une petite lanterne, dont la partie supérieure porte la pointe, faisant la cime de l'édifice, terminée par la grosse boule de cuivre surmontée d'une croix Je fus merveilleusement surpris, étant au-dessus du dôme, de voir que cette petite lanterne était percée dans son contour, de

seize grandes croisées par nii l'on regarde le bas de l'église, comme le fond d'un abîme, y (Le président De Brosses.)

«La construction est d'une grande hardiesse, ])uisque ce dôme , qui a plus de quarante mètres de diamètre intérieur, s'élève en encorbellement à une nauteur considérable; et il ne vient à personne l'idée d'en être effrayé , de concevoir le moindre doute sur sa solidité, tant est saisissante l'harmonie qui unit les diverses parties du monument. Cette voûte sphérique , où tout est colossal et grandement conçu, saisit dès l'abord tous ceux à (|ni il est donné de la contempler, et se grave en trails ineffaçables dans leur souvenir.... j'ieinc df majesté, cette forme est la plus puissante dont l'arcliilecture moderne puisse se glorifie)-. » (Léonce Heynaud.)

« Le maître-autel est (>ntouré par derrière d'une balustrade de mai'bre ot de l'ion/c doré, chargée d'une quantité de lampes d'argent, qui n'y l'oiil pas un bel effet. Je dis par derrièie, car la face principale de l'autel regarde 1(> fond de l'église , selon l'ancien usage; de sorte que le pape, lorsqu'il y célèbre la messe, a le visage tourné du côté des assistants.... Le fameux baldaquin du maître -autel, à colonnes torses, bas reliefs, statues et pentes festonnées, le tout de bronze, n'a pas besoin que j'en fasse ici l'éloge : son mérite est assez connu ; c'est le plus beau jet de fonte (|u'i1 y ait au niond(\ Il ne faut

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