‹ Les merveilles de l'architecture (volume 2)Chapitre 160 sur 191 · I IV. VI. CHAP. II. FONTAINEBLEAU · texte numérisé non relu

I IV. VI. CHAP. II. FONTAINEBLEAU

nue depuis la façade principale du château, celle au milieu de laquelle a été construit par Louis XIII le fameux escalier en fer à cheval, fut laissée inachevée par François I".

<r Nous remarquerons que les derniers bâtiments que nous venons de citer, élevés postérieurement à ceux de la cour Ovale, se ressentent évidemment de l'influence des artistes italiens qui habitaient alors Fontainebleau, qu'ils aient été bâtis soit sous la direction des Italiens mêmes, soit par des Français qui chercliaient à les imiter. Il est constant que la façade principale de la cour des Fontaines, attribuée 'k Serlio, remarquable par la grandeur et l'harmonie de ses proportions et l'emploi des ordres dont elle était décorée, avait un caractère monumental inconnu jusqu'alors; et il est probable que ce nouveau style, à la fois plus sévère et plus simple que celui des bâtiments de la cour Ovale, prévalut sur le style français tant décrié par les Italiens, et servit de type et de modèle aux constructions de la cour du Cheval-Blanc moins anciennement commencée. » {Magasin Pittoresque.)

Quelques mots sur l'aspect intérieur des galeries de François I" et des Fêtes donneront l'idée du goût merveilleux des décorations de la Renaissance.

La première, située au fond de la cour des Fontaines est longue de soixante-quatre mètres trente et

large de f)rès de six. Dans l'origine elle était percée de fenêtres des deux côtés ; plus tard les fenêtres du jardin se trouvèrent bouchées par des constructions de Louis XY. « Le plafond, divisé eu autant de grauds compartiments qu'il y a de travées, est composé de caissons de formes variées, exécutés en bois de noyer, et dont les moulures sont dorées. Un lambris du même bois, formé de panneaux sur lesquels se trouvent sculptées des armoiries, des trophées, des salamandres et des chiffres, règne tout au pourtour sur une hauteur de deux mètres. Les trumeaux entre les fenêtres sont décorés de sujets peints, diversement encadrés de stuc, et oij des figures, soit en bas-relief, soit en ronde-bosse, représentent toutes les fictions de la mytiiologie ancienne, telles que chimères, nymphes, faunes, groupés au milieu de guirlandes et d'emblèmes. Le parquet répondait à la richesse du plafond et des lambris.

« La salle des Fêtes a vingt-six mètres de longueur, et sa largeur entre les trumeaux est de neuf mètres; mais elle se trouve augmentée de toute la profondeur des embrasures de fenêtres, qui n'ont pas moins de deux mètres vingt, dette disposition est des plus favorables, car chacun de ces grands renfoncements où l'on peut se tenir à l'écart laisse toute \i\ partie du milieu entièrement libi-e pour les danses et les ballets. Dix grandes baies en arcades de trois mètres de large, cinq sur la cour Ovale et cinq sur

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