‹ Les merveilles de l'architecture (volume 2)Chapitre 163 sur 191 · LIV. VI. GHAP. II. LE LOUVRE · texte numérisé non relu

LIV. VI. GHAP. II. LE LOUVRE

la célèbre colonnade fut élevée dans l'espace de cinq ans (1665-1670). Bientôt le palais se trouva fermé du côté du quai. Le ministre Colbert avait tant à cœur lachèvement de cette œuvre, qu'il fit défense « à tous ouvriers de s'employer à autres travaux d'architecture, sous peine de prison pour la première infraction et de galères pour la seconde. >•

ot ?ous le règne de Louis XV, on acheva, d'après le système de Perrault, toute la partie de la cour du Louvre qui forme l'angle depuis le vestibule ou pavillon de la colonnade jusqu'à celui de la rue du Coq. L'architecte Gabriel n'ayant point trouvé de détails d'ornements pour le troisième ordre, fut dans la nécessité de les composer lui-même : toute cette imrtie de la décoration.... est bien loin de répondre au beau caractère de la sculpture faite du temps de Pierre Lescot. Tel était l'état des choses, lorsqu'au commencement du dix-neuvième siècle on entreprit de terminer le Louvre; on laissa à Lescot la façade intérieure qui lui appartenait en entier, où l'on ne changea que la décoration du dôme de l'horloge, et on continua d'après Perrault la décoration des autres façades, parce que pour les terminer autrement, comme quelques-uns le désiraient, il eût fallu sacrifier la colonnade, luette disposition qui a été blâmée p;ir(iuelques-uns, est vue aujourd'hui d'un œil plus indulgent. Ainsi la cour du Louvre se trouve composée de trois façades semblables et d'une quatrième

qui diffère des autres par son attique et la ligne de son couronnement. » {Paris Pittoresque.)

Napoléon I"" pensa qu'il lui était réservé d'achever l'œuvre de sept rois; et MM. Percier et Fontaine, associant leurs talents, reprirent les travaux qui avaient fait la gloire de Pierre Lescot, Dupérac, Lemercier, Levau, Perrault, Gabriel. Bien diflérents en cela des architectes leurs prédécesseurs appelés à coopérer à l'achèvement du l.ouvre, ils eurent le bon esprit de suivre scrupuleusement les indications laissées par Lescot, Paul Ponce et Jean Goujon, ])Our lesquels ils étaient pleins de respect et d'amiration, et la salle des Cariatides fut terminée à peu i)rc's exactement telle qu'elle aurait dû l'être sous la direction de son premier auteur.

Parmi les prix décennaux distribués en 1810, « un jifix de première classe (10 000 fr.) fut donné à M. Lemot, pour le bas-relief placé dans le tympan de la colonnade du Louvre. On y voit le groupe des muses, jjarmi lesquelles <;iio, tenant le burin de l'histoire, grave sur le cippe qui porte le buste de Napoléon : Napoléon le Grand a terminé le Louvre. »

Dès le 24 mai 1848, le Gouvernement provisoire décréta l'achèvement du Louvre; au mois d'octobre, l'Assemblée nationale vota les premiei's fonds. Le dégagement de cet édifice jusqu'à l'Oraloire du Louvre, exécuté en 1849 et. 1850, donna lieu à une dépense de 10 500 000 IV. qui fui'ent payés, deux tiers

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