‹ Les merveilles de l'architecture (volume 2)Chapitre 167 sur 191 · LIV. Vf. CIIAP. IT. LR LOUVRE. I^.PP · texte numérisé non relu

LIV. Vf. CIIAP. IT. LR LOUVRE. I^.PP

groupées deux par deux ; ces cariatides, oeuvre de Jacques Sarrasin, ont certainement un mérite sculp-

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Le pavillon Tnrgol, ;iu Louvre.

tural ; mais elles manquent de sévérité, et l'apparence de vie et de mouvement que l'artiste leur a donnée est un contre-sens dans la Ncomposition de

ligures simplemont décoratives et placées dans de telles conditions; les cariatides de Jean Goujon sont en tout infiniment supérieures à celles de Sarrasin. Les trois frontons inscrits les uns dans les autres qui servent de couronnement à cet ensemble doivent être considérés comme un ajustement de mauvais goût et sévèrement condamnés. » (Léonce Rey-

NAUD.)

La façade orientale, ou colonnade, consiste en trois avant-corps unis entre eux par deux péristyles d'ordre corinthien qui s'élèvent sur un soubassement percé de fenêtres fort simples. Deux pierres d'une grande dimension, qui pèsent ensemble plus de quatre-vingts milliers, forment la corniche des péristyles.

Plusieurs défauts sont reprochés à l'œuvre de Claude Perrault. Elle ne se relie pas aux autres parties du monument; elle ne répond pas aux divisions et aux proportions intérieures. Pas plus que le Bernin, Perrault ne tint compte de ce qui existait; il modifia l'ordonnance de l'attique dessiné par Pierre Lescot, et gAta le dernier étage du palais.

Cependant, il est juste de convenir que la colonnade du Louvre est véritablement ompi-einte d'un certain caractère de grandeur et de noblesse. Elle fut tout d'abord considérée comme une merveille, et « l'influence qu'elle exerça sur l'architecture, nonseulement en France mais en Europe, fut si grande et si réelle qu'elle dure encore aujourd'hui même.

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