‹ Les merveilles de l'architecture (volume 2)Chapitre 17 sur 191 · LIV. I. CHAP. IV. TEMPLE DE SALOMON · texte numérisé non relu

LIV. I. CHAP. IV. TEMPLE DE SALOMON

cèdre parfaitement bien taillées et fort dorées, sur lesquelles pendaient des voiles de lin, pleins de diverses fleurs de couleur de pourpre, d'hyacinthe et d'écarlate....

« Salomon se servit pour cet ouvrage d'un ouvrier admirable qu'il fit venir de Tyr. » (C'était, si l'on en croit la tradition, un artiste fameux, du nom d'Adoniram, auteur d'un vaste bassin, si prodigieux qu'on l'appela mer d'airain. Adoniram joue un grand rôle dans les légendes orientales et dans les origines de la franc-maçonnerie.)

« Ce même homme lui fit aussi deux colonnes de bronze qui avaient quatre doigts d'épaisseur, dixhuit coudées de haut et douze coudées de tour, audessus desquelles étaient des corniches de fonte en forme de lis, de cinq coudées de hauteur. Il y avait à l'entour de ces colonnes des feuillages d'or qui couvraient ces hs, et on y voyait pendre, en deux rangs, deux cents grenades aussi de fonte. Ces colonnes furent placées à l'entrée du porche du Temple.

a Salomon fit bâtir hors de cette enceinte une espèce d'autre temple d'une forme quadrangulaire, environné de grandes galeries ; avec quatre grands portiques qui regardaient le levant, le couchant, le septentrion et le midi, et auxquels étaient attachées de grandes portes toutes dorées. La construction de cet autre temple était un ouvrage si digne d'admiration, qu'à peine est-ce une chose croyable; car, pour

le pouvoir bûtir au niveau du haut de la montagne sur laquelle le temple était assis, il fallut reniplir, jusqu'à la hauteur de quatre cents coudées, un vallon dont la profondeur était telle qu'on ne pouvait la regarder sans frayeur. Il fit environner ce temple d'une double galerie, soutenue par un double rang de colonnes de pierre d'une seule pièce; et ces galeries, dont toutes les portes étaient d'argent, étaient lambrissées de bois de cèdre. »

Mais au milieu de toutes ces magnificences, le plan et le caractère du temple échappent peut-être au lecteur. C'était un triple édifice, à la fois lieu de réunion pour le peuple, d'habitation pour les lévites, d'adoration presque mystérieuse pour le grand prêtre. Au centre était le temple proprement dit, à l'entour le parvis des prêtres, à l'extérieur le parvis d'Israël, accompagné de galeries pour les étrangers et les prosélytes. Le peuple ne pénétrait pas dans la seconde enceinte ; les lévites étaient exclus de certaines parties de la troisième; et le grand-prêtre seul, une fois par an pouvait franchir le voile du Saint des saints et contempler face à face l'arche d'alliance.

§ 2. Babylone.

Babylone fut la capitale de Nemrod. Ses murs étaient hauts de cent vingt mètres, épais de trente, c'est-à-dire aussi larges que le boulevard Sébastopol;

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