‹ Les merveilles de l'architecture (volume 2)Chapitre 26 sur 191 · LIV. I. CHAP. IV. ELLORA · texte numérisé non relu

LIV. I. CHAP. IV. ELLORA

Des bœufs, des éléphants, sur l'étrave accroupis,

Ont fait des chapiteaux aux piliers décrépits;

L'aspic à l'œil de braise, agitant ses paupières,

Passe sa tête plate aux crevasses des pierres.

Tout chancelle et fléchit sous les toits entr'ouverts.

Le mur suinte, et l'on voit fourmiller, à travers

De grands feuillages roux sortant d'entre les marbres,

Des monstres qu'on prendrait pour des racines d'arbres.

Partout sur les parois du morne monument

Quelque chose d'affreux rampe confusément;

Et celui qui parcourt ce dédale difforme,

Comme s'il était pris par un polype énorme,

Sur son front effaré, sous son pied hasardeux,

Sent vivre et remuer l'édifice hideux!

Victor Hugo.

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