‹ Les merveilles de l'architecture (volume 2)Chapitre 38 sur 191 · LIV. IL CHAP. I. MONUMENT CHORAGIQUE · texte numérisé non relu

LIV. IL CHAP. I. MONUMENT CHORAGIQUE

un ornement en forme de fleuron, très-inattendu, mais plein de caprice et d'art dans la combinaison des feuillages; c'est là qu'était scellé le trépied.

a L'architrave et la frise de la colonnade circulaire sont d'un seul bloc de marbre ; sur l'architrave est gravée une inscription dont voici la traduction : « Lysicrate de Cicyne, fils de Lysithidès, avait fait la dépense du chœur. La tribu Acamantide avait remporté le prix parle chœur des jeunes gens. Théon était le joueur de flûte. Lysiades, Athénien, était le poëte. Évanœtès, l'archonte. » D'après ce dernier nom, il paraît que le monument a été construit trois cent trente ans avant l'ère chrétienne, à l'époque où vivaient Démosthènes, Apelles, Lysippe et Alexandre le Grand. La belle exécution de l'ouvrage rend cette conjecture très-vraisemblable. « (Magasin pittoresque.)

Tel est le modèle du style corinthien chez les Grecs.

« Bien que l'édifice soit exécuté sur une très-petite échelle, puisque les colonnes n'ont pas plus de trois mètres cinquante-quatre centimètres de hauteur, il présente évidemment un système complet et harmonieux ; mais le développement du corinthien n'est pas atteint. Le chapiteau surtout laisse trop à désirer: on y remarque assurément beaucoup de grâce et d'élégance ; il peut être très-convenable pour un édifice qui ne réclame ni sévérité dans le style ni

grande dignité dans la forme, mais la légèreté des volutes présente un contraste qui ne paraît pas très-heureux avec la masse compacte des deux rangs de feuilles, et elle enlève à la partie supérieure du chapiteau cette apparence de solidité que réclame l'architecture monumentale, même dans ses ornements les plus délicats.') (Léonce Reynaud.)

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